Ministre-bourgmestre: le cumul encadré plus sévèrement

Le gouvernement wallon a décidé de clarifier la situation des élus cumulant un poste de ministre et un mandat de bourgmestre ou d’échevin, dont Paul Magnette à Charleroi et Maxime Prévot à Namur sont les exemples les plus emblématiques.

Les appellations et les formules fantaisistes réservées au remplaçant du bourgmestre devenu ministre seront interdites : il s’agira toujours d’un bourgmestre (ou d’un échevin) faisant fonction. Le bourgmestre empêché d’exercer sa fonction ne pourra plus assister au collège communal à quelque titre que ce soit, ni présider le conseil communal (c’est la modification la plus spectaculaire). Il lui sera interdit de signer tout document officiel, de rédiger l’édito de la revue communale, de porter l’écharpe (sauf mariage) et de se servir des logos ou du blason de la commune.

À noter que ces dispositions vaudront pour tous les bourgmestres de Wallonie, même ceux qui sont ministres fédéraux comme Daniel Bacquelaine ou François Bellot.