"Le rallye d’Argentine? C’est l’un des plus durs de la saison"

Depuis le Rallye de Monte Carlo en janvier remporté par le quadruple champion du monde le Français Sébastien Ogier (M-Sport/Ford), le Finlandais Jari-Matti Latvala (Toyota Yaris), le Britannique Chris Meeke (Citroën) puis Thierry Neuville (Hyundai) se sont tous les trois imposés.

En tête du Championnat du monde (88 pts) devant Latvala (75) et Neuville (54), Ogier pourrait frapper du poing sur la table en Argentine. Mais cette course n’est pas sa préférée, avec des pistes jonchées de pièges, où il faut trouver un «compromis entre la vitesse et l’endurance».

Son patron à la tête de l’écurie M-Sport Malcolm Wilson espère surtout prolonger la belle série du début de saison, où elle est «la seule équipe à s’être assurée un podium à chaque course».

Chez Hyundai, la victoire de Thierry Neuville en Corse lors de la dernière étape le 9 avril nourrit les ambitions, d’autant que le Néo-Zélandais Hayden Paddon est le tenant du titre.

«Quand on retourne sur un rallye où on a de bons souvenirs, on est dans de bonnes dispositions. Je compte bien que l’Argentine marque un tournant dans ma saison», a déclaré Paddon, qui n’a pas fait mieux qu’une 5e place au Mexique cette saison.

Pour Neuville, après le Tour de Corse, «l’Argentine est un défi complètement différent, un des plus durs de la saison, un rallye où il faut prendre des précautions dans certaines sections».

Citroën, qui n’avait pas engagé de voitures en 2016, espère capitaliser en Argentine, un rallye que l’écurie française a remporté à 10 reprises, notamment avec Sébastien Loeb (8). Chris Meeke y a remporté sa première victoire, en 2015.

Au bord des pistes cassantes de la Sierra de Cordoba, les pilotes devront rester concentrés et ne pas se laisser distraire par les barbecues et les apéros au cocktail local, Fernet-Branca avec Coca-Cola.

Les pilotes se défieront de jeudi à dimanche sur dix-huit spéciales représentant 357,59 kilomètres chronométrés sur un itinéraire total de 1417,98 km.