Exclusif: le palmarès des meilleures start-up

Selon les toutes dernières données du SPF Économie, 80.500 nouvelles entreprises ont été créées en Belgique l’année passée, avec, à en tête du peloton, plus de 15.000 sociétés actives dans les secteurs spécialisés, scientifiques ou techniques. Parmi elles, plusieurs milliers de start-up, ces jeunes entreprises innovantes dans les nouveaux secteurs d’activité, essentiellement dans l’univers du numérique. « Le nombre record de nouvelles entreprises créées en 2016 est un signe de l’amélioration du climat économique et notamment de l’esprit d’entreprendre dans notre pays, mais il ne faut pas perdre de vue que parmi ces nouvelles entreprises, plusieurs milliers, hélas, ne passeront sans doute pas le cap fatidique des trois ans », nous explique-t-on chez Belfius, banque qui a financé en 2016 près de 12.000 nouveaux projets. L’avenir des start-up est loin d’être assuré, même si le renouveau de l’économie belge passera forcément par certaines de ces entreprises qui s’imposeront. Mais qui sont ces nouvelles sociétés, que font-elles ? « Soir mag » a demandé à 30 jeunes de choisir 80 start-up actives en Belgique, celles qui leur paraissent avoir le plus d’avenir ou répondre à leurs besoins. La sélection des start-up et leur présentation ont été réalisées par les étudiants en journalisme en dernière année de l’IHECS (Institut des hautes études des communications sociales) (*). Certaines sont à peine nées, d’autres déjà bien actives sur leur marché. Durant deux semaines, « Soir mag » publie leur sélection.

1. « POM », l’appli qui donne envie de payer

Régler ses factures n’est jamais agréable, d’autant plus que la procédure est souvent chronophage. C’est pourquoi POM débarque avec la ferme intention de vous simplifier la vie. Cette application gratuite est née de l’esprit de Johannes Vermeire et de Tom Totté. Ces deux Belges travaillant dans la facturation électronique avaient une idée simple : que la plateforme bénéficie davantage au client qu’aux banques et aux fournisseurs. En plus du côté électronique, cette application permet à l’utilisateur de centraliser ses factures papier ! Il suffit de scanner le virement grâce à votre téléphone et POM s’occupe du reste. Celles venant par mail peuvent aussi être redirigées dans l’appli et certains fournisseurs passent même directement par POM. L’utilisateur en est notifié et peut valider le paiement en un clic puisque tous les champs sont déjà préencodés. Avec ses 5.000 utilisateurs en Belgique, l’entreprise basée à Diegem compte bien se développer sur le plan international. Le problème des factures étant universel, elle en a le potentiel pour.

2. « MatchTalks », votre avis en direct

L’application mobile MatchTalks s’est d’abord cantonnée au foot : « Y a-t-il penalty sur Messi ? » Le partenariat avec la RTBF, début 2016, lui ouvre les portes de l’émission « La Tribune » et de la couverture de l’Euro 2016. Depuis, la start-up, qui propose des sondages lors d’événements en direct, permet au rendez-vous politique « À votre avis » d’interagir avec son audience. MatchTalks est présent aussi sur « The Voice ». La firme démarre il y a deux ans. Les deux fondateurs ne se connaissent pas. Sur un réseau social regroupant des gens désireux de se lancer dans un nouveau projet, Patrick De Caluwé propose son idée. François Verbeeren saute sur l’occasion. « C’est des heures de discussion », explique François. « Le projet évolue, on le sent surtout quand il y a un accord entre nous. » Et visiblement, ça colle malgré deux parcours très différents. Pour Patrick, le binôme se complète : « On prend toutes les décisions ensemble. On travaille tout le temps à deux. » Et si pour l’instant, « la boîte n’est pas rentable. Elle fait du chiffre d’affaires mais le but c’est, évidemment, la rentabilité », lance François. Mais de side project, MatchTalks est devenue une occupation à temps plein.

3. « AgainAgain ! », jouer, encore et encore !

« AgainAgain ! », c’est l’histoire de deux sœurs restées des enfants. Sarah baigne depuis douze ans dans l’univers du jouet. À force, elle développe sa propre envie d’entreprendre. « Je voulais développer un projet qui n’était pas juste lié à la vente. Il fallait que ça ait du sens. L’idée du leasing dans le jouet, ça valait la peine », explique-t-elle. La jeune femme commence les démarches et embarque sa sœur avec elle dans l’aventure. Et même si, pour l’instant, les deux sœurs continuent à travailler à côté, car « AgainAgain ! » ne leur permet pas encore de se payer, l’enthousiasme est de mise ! Le concept est simple : face à la surabondance de jouets, la start-up propose une approche différente : la location. Pendant trois mois, votre bambin peut s’amuser avec des jouets triés sur le volet. Au bout du trimestre, ils sont rendus à la start-up qui vous envoie un nouveau colis. « On va dans des salons. On veut de la qualité pour les enfants. Tout est réutilisable plusieurs fois. Ce sont des « slow toys ». Beaucoup de bois ! » Si le jouet n’est plus parfaitement utilisable pour être envoyé à un nouvel enfant, « AgainAgain ! » s’engage à l’envoyer à une asbl basée en Afrique du Sud où il pourra avoir une nouvelle vie.

4. « No Science », mais de l’alchimie

« Un produit de renom à la recette ancestrale brassé par des maîtres brasseurs ». La bière ne serait donc faite que par une certaine élite ? Non. « La bière, un siècle auparavant, c’était aussi des gens qui la faisaient chez eux, qui arrivaient à fabriquer de bons produits sans faire tout un pataquès autour de ça. » C’est à contre-courant de ce marketing de l’élitisme que Maxime Dumay a baptisé sa brasserie « No Science ». Située derrière Tour et Taxis, celle-ci a ouvert ses portes en octobre 2016 dans les locaux de Greenbizz, un incubateur bruxellois de start-up. « Noisy », « Heavy » ou « Psycho » : les bières portent toutes le nom d’un genre musical. Formé en tant que dégustateur de bière, Maxime Dumay prend le contre-pied des standards belges pour brasser des bières à l’amertume prononcée, aux bulles fines et à un faible taux d’alcool. Maxime ne renie toutefois pas son pays. Sa « Noisy » est une India Pale Ale à la belge : avec un goût malté, sans rajouter de houblon. La « Heavy » est une porter plus noire, plus « tartine grillée ». Quant à la « Pyscho », c’est une bière rafraîchissante avec seulement 3,5 % d’alcool, mais à l’amertume sèche. Avec ces goûts qui sortent définitivement de l’ordinaire, « No Science » vient compléter un marché des microbrasseries bruxelloises en pleine expansion.

5. « CarAmigo », l’AirBnb de la voiture

Louer sa maison à un particulier est un concept qui est entré dans les mœurs. Depuis 2015, il est désormais possible d’en faire autant avec sa voiture. C’est de ses vacances en France qu’Alexandre Gaschard est revenu avec cette idée et qu’est né « CarAmigo ». La plateforme permet au propriétaire de rentabiliser sa voiture qu’il n’utilise que trop peu. À côté de cela, le particulier qui ne possède pas de voiture, et qui souhaite se rendre chez Ikea ou en week-end, peut louer une voiture facilement et à proximité. Durant la location, le conducteur est couvert par une assurance et bénéficie d’une assistance dépannage. Une fois le prêt terminé, l’utilisateur et le propriétaire doivent s’évaluer mutuellement. Cela leur permettra de bénéficier d’un plus grand capital confiance lors d’une prochaine location. On dénombre 10.000 inscrits sur le site et près de 900 voitures en Belgique. Après le partage de logement (Airbnb) et de trajet (Blablacar), celui de la voiture vient donc renforcer une économie du partage de plus en plus tendance.

6. « Sharify », stimulateur de start-up dans l’économie collaborative

Sharify est une initiative de trois jeunes entrepreneurs qui a pour mission de stimuler l’entreprenariat dans les nouveaux modèles économiques. Plutôt que de créer un énième incubateur, l’organisation intervient ici en amont du processus. En effet, avec l’aide d’une plateforme en ligne, elle parvient à interconnecter les futurs entrepreneurs pour leur permettre de « pitcher » des idées et, ensuite, de se rassembler un week-end pour développer ces projets. Mieux encore, ils mettent en relation les équipes fraîchement créées avec un ensemble de supports (espace de coworking, boostcamps, aide juridique, plateforme de crowdfunding…) au travers de la plateforme, une fois de plus ! « Sharify » est donc parvenu à concevoir un écosystème permettant à tout un chacun de lancer son propre projet dans l’économie collaborative et circulaire. Cette asbl compte aujourd’hui une dizaine de projets innovants, dont plusieurs structures légales déjà fondées.

7. « Progenda » et « Geomed » facilitent les rendez-vous chez le docteur

Prendre un rendez-vous chez un médecin n’a jamais été aussi facile. Le site « Geomed » permet aux patients de trouver le docteur qui leur convient le mieux. « C’est simple comme acheter un billet d’avion ou un ticket de cinéma », commente Quentin Roquet, l’un des fondateurs. Parmi les critères de recherche, on trouve la situation, la spécialisation et la langue que parle l’expert (important pour les expatriés). On peut par exemple trouver un pédiatre neurologue parlant l’anglais. « Souvent, nous avons des clients qui cherchent des homéopathes, mais qui sont généralistes ou gynécologues aussi », explique Quentin Roquet. Son équipe a travaillé avec 20 médecins pour créer un outil simple. Le pendant de « Geomed » pour les médecins est « Progenda ». Ce service permet de gérer en ligne l’agenda et les consultations du médecin. En ce moment, les deux applications gèrent environ 50.000 rendez-vous par mois. Un patient peut aujourd’hui prendre rendez-vous directement par internet dans l’agenda médical du médecin. La confirmation et le rappel au patient sont prévus, envoyés automatiquement par mail et/ou SMS.

8. « Preesale » parie sur la vente de tickets sur Facebook

Preesale permet à des organisateurs d’événements de vendre des entrées directement depuis leur page Facebook et de faire leur promotion auprès d’un public ciblé grâce aux données de leur page. Le tout en deux clics. Conçu pour le téléphone mobile, le produit de la start-up anticipe le fait que la vente de tickets se fera à l’avenir davantage sur Facebook. Il intègre un système de paiement en ligne sécurisé. Pas besoin de « digipass » pour effectuer le paiement. Jusqu’ici, le pari de Preesale est réussi. La jeune équipe a dernièrement gagné sa place dans le programme international d’accélérateur de start-up, Techstars, et s’est envolée vers Atlanta, aux USA, pour se frotter aux nouvelles technologies de Facebook et Amazon, entre autres.

9. « Muuselabs et son Jooki », le juke-box des enfants

La start-up Muuselabs, composée de Théo, Wil et Pieter, a créé un objet wifi hyperconnecté : « Jooki », formé à partir des mots « Juke-box » et « kids ». Ce juke-box pour enfant est équipé de plusieurs figurines appelées « stars ». Chacune d’entre elles vient se placer au centre de Jooki et contient une playlist choisie par son propriétaire. Il offre un espace de stockage sur lequel les parents peuvent venir copier de la musique directement depuis leur ordinateur ou par le biais de l’application smartphone. Celui-ci permet également d’enregistrer des histoires à distance ou encore de faire office de réveil matin. Il est transportable partout et présente d’autres avantages. Il permet aux enfants d’écouter de la musique indépendamment des écrans et ce, sans recourir au téléphone de papa ou maman pour naviguer sur YouTube. Il propose également un contrôle parental. Jooki a été présenté avec succès au dernier Consumer Electronics Show de Las Vegas. Pour l’acheter en magasin, il faudra attendre Noël 2017.

10. « Neveo » : rester en contact avec les aînés

Neveo permet de favoriser la communication entre les personnes âgées et leurs proches en connectant les télévisions des seniors aux smartphones de leur famille. La start-up, créée par Simon Desbarax, Jérôme du Bois d’Enghien, Morgane Wathelet et Vincent Leroy, existe depuis que l’un de ses cofondateurs s’est rendu compte que son grand-père avait du mal à utiliser de simples applications sur sa tablette, mais qu’il n’avait aucune difficulté à faire fonctionner sa télévision. « Neveo a pour but d’améliorer la communication entre les générations en proposant une solution numérique dédiée aux personnes âgées souffrant d’isolement », nous explique Vincent Leroy. En Europe, 80 % des personnes âgées n’utilisent pas les nouvelles technologies de communication comme les smartphones ou les tablettes. Dans chaque famille, tout le monde s’envoie des photos ou des vidéos par téléphone. Sauf les aînés, qui sont les seuls à ne pas en profiter. Neveo sélectionne des images (photos et vidéos) et les transfère sur la télévision des aînés. Une version papier des photos est également possible, envoyée sous forme de journal chaque mois.

11. « ShareMyPark », pour se garer à Bruxelles

Pour Victor Boels et William Detry, « Sharemypark » c’est, en trois mots : flexible, solution et économie de partage. C’est en galérant pour trouver une place de parking près de Forest national que les deux anciens étudiants de Solvay ont eu l’idée : une plateforme qui faciliterait la recherche d’une place de parking. Une idée qui va donner naissance à leur mémoire de fin d’étude, pour finalement devenir depuis cette année une start-up active sur le marché. « ShareMypark », une sorte de Airbnb du parking, s’inscrit dans le principe de l’économie collaborative, en se présentant comme un réseau intermédiaire entre les propriétaires de parking et les automobilistes s’arrachant les cheveux à la recherche d’une place. Comment ça marche ? D’un côté, les particuliers possédant un parking mettent en location leur garage sur la plateforme, et de l’autre côté, les particuliers cherchant une place peuvent voir, grâce à l’application, les parkings disponibles à proximité. Après avoir suffisamment mesuré l’attractivité auprès de leurs utilisateurs, les deux entrepreneurs se lanceront à la recherche d’investisseurs pour perdurer sur la scène entrepreneuriale.

12. « Oscar Socks », des chaussettes pour dandys

« Au bureau, Grégory se faisait toujours chambrer pour ses chaussettes excentriques. C’est ce qui lui a donné l’idée de créer un produit fun mais fancy à la fois. » Depuis le début de l’année 2016, Fabrizio Catapano et Grégory d’Harveng proposent des chaussettes de luxe hautes en couleurs. Leur but : associer un côté « classe » à une apparence plutôt funky. En plus de ce mélange innovant (ils ne citent qu’un seul réel concurrent), les deux entrepreneurs misent sur une qualité supérieure pour sortir du lot. Leur produit est fabriqué en fibre de bambou et cousu main au sein d’une entreprise milanaise. Pour faire connaître leurs chaussettes, Fabrizio et Grégory se rendent directement sur le terrain. « On fait du porte-à-porte, les magasins ont pignon sur rue, donc il suffit d’aller proposer. Maintenant, on nous contacte de plus en plus sur les réseaux sociaux, notamment notre premier magasin en Flandre, à Bruges. ». Un marketing qui paie, vu qu’ils sont déjà présents dans plusieurs dizaines de points de vente dans le Brabant wallon et à Bruxelles et comptabilisent 15.000 followers sur Instagram.

13. « EZA-Padel », pour l’essor du « padel »

Lancé en septembre 2016, EZA-padel a comme objectif principal de promouvoir le « padel », mélange explosif entre le tennis et le squash, créé en Europe centrale. La start-up commercialise des marques espagnoles de matériel de padel au Benelux ainsi qu’en France via son site internet. « Cette idée a commencé à faire son chemin lors de mon Erasmus en Espagne. J’ai été surpris par le fait que ce sport était encore très mystérieux dans le paysage belge. À mon retour, j’ai constaté que le sport était en train de se développer en Belgique et j’ai su que c’était une chance à saisir très rapidement », explique Maxime Istace, le cofondateur du projet. Véritable phénomène de mode dans les pays hispanophones, le padel est pratiqué par environ deux millions de passionnés au quotidien rien qu’en Espagne. « Nos clients peuvent avoir une vue directe sur notre stock par le biais de notre site », souligne Maxime Istace. Le padel commence à se populariser dans le Benelux et EZA-Padel compte bien se faire un nom en diffusant des produits de qualité pour un sport de qualité.

14. « Tom Sawyer », place aux triporteurs !

Le temps du foodtruck est révolu, place au… triporteur ! Beaucoup plus mobile, moins onéreux et rentable plus rapidement, ce vélo cargo a l’avantage d’offrir une capacité de transport importante. Tom Sawyer sprl propose l’aménagement et la rénovation de triporteurs destinés à la vente ambulante (street food et marketing). « J’ai lancé un business en 2011, avec la vente de hot-dogs à l’américaine. Puis, j’ai décidé d’arrêter et mis en vente mon triporteur. En une semaine j’ai eu plus de 60 demandes d’achat ! Ce succès m’a ouvert les yeux », raconte Lionel, tête pensante de l’équipe. Point fort de « Tom Sawyer » : le sur-mesure. « Deux produits ne sont jamais identiques, sinon ça ne serait pas amusant », dit-on. La start-up est la seule en Belgique qui travaille sur le « food bike », concept beaucoup plus en vogue dans les pays voisins. Cependant, Lionel se pose la question de la durée de vie d’un tel projet : effet de mode ou concept d’avenir ?

15. Little Food, le roi grillon

Demandez l’avis des 18-25 ans : la viande, c’est has been. L’industrie de la viande pollue, épuise les ressources naturelles, détruit l’environnement. Alors, dites bonjour aux insectes ! Consommées par plus de 2 milliards de personnes dans le monde, ces véritables petites bombes de protéines (les grillons en contiennent trois fois plus que le bœuf) ne nécessitent que très peu de ressources à l’élevage, pour de grands apports nutritionnels (sels minéraux, fer, fibres, vitamines B12, oméga 3). Les grillons de Little Food ont pris leurs quartiers dans les sous-sols du Village Partenaire, un centre d’entreprises à Saint-Gilles. Ils grandissent entre des boîtes d’œufs sous une chaleur quasi tropicale et se nourrissent de résidus de graines de lin et de tournesol récupérés auprès de producteurs locaux, dans une logique d’économie circulaire. Grillons nature, fumés, à la tomate, au persil ou à la sauce thaïlandaise : il y en a pour tous les goûts. Sur le marché depuis août 2015, Little Food ne propose pas (encore) de produits transformés. Selon la start-up, le grillon doit d’abord se faire accepter tel qu’il est pour faire tomber les barrières culturelles. L’apprivoisement est en cours. Le prix n’est pas forcément abordable (4,90 euros pour un petit tube de grillons) mais Little Food compte bien sur son expansion pour réussir à le faire baisser. Et justement, la société prévoit de déménager prochainement dans les hangars de l’incubateur pour projets durables Greenbizz et de multiplier sa production par 30.

16. Permafungi, des pleurotes 100 % bruxellois

C’est dans les immenses caves de Tour & Taxis à Bruxelles que Permafungi a implanté sa champignonnière. Là, à l’abri des regards et de la lumière, pousse silencieusement le Pleurotus Ostreatus, champignon convoité pour ses saveurs parfumées. Créée en 2014, cette coopérative à finalité sociale produit des pleurotes bio à partir d’un déchet que nous rejetons quotidiennement : le marc de café, dont les pleurotes raffolent. Derrière cette idée toute simple se cache une innovation majeure : en réutilisant un déchet (les Bruxellois jettent environ 15.000 tonnes de marc de café par an), Permafungi contribue au développement durable tout en minimisant les énergies fossiles. Le marc de café est récupéré, à vélo, quotidiennement, dans différents établissements de Bruxelles, notamment chez Exki. Open source, le projet vise à proliférer grâce à quiconque voudra se l’approprier. Permafungi veut sensibiliser les citoyens à l’agriculture urbaine et organise des workshops et des formations pour venir découvrir l’univers du champignon. Le site propose également des kits pour cultiver ses propres pleurotes chez soi, et ainsi éviter de faire venir le champignon de loin. Prix de l’économie sociale et prix des générations futures en 2016, la prochaine étape pour Permafungi est déjà en cours d’expérimentation : réutiliser le « champost » (le marc de café ayant servi aux pleurotes) pour faire pousser… des chicons !

17. Wooclap : Powerpoint peut aller se rhabiller

Pour Sébastien Lebbe et Johnathan Alzetta, Wooclap, c’est, en trois mots, l’innovation, la variété et la proximité. La présentation PowerPoint peut aller se rhabiller depuis l’apparition de l’application Wooclap, un moyen de rendre un cours ou une conférence vivant, interactif et à l’image des évolutions technologiques d’aujourd’hui. Depuis son lancement en 2014, le profil des utilisateurs de cette application s’étoffe de plus en plus, des professeurs d’université aux CEO de grandes entreprises (la patronne de Proximus, par exemple), en passant par les hommes politiques. Jouant sur la proximité avec les utilisateurs, les deux cofondateurs ont mis l’accent sur la simplicité et le côté intuitif de l’application, compréhensible en seulement 15 secondes. Disponible sur iPhone, iPad, Android et PC, l’application permet d’obtenir instantanément un feedback, des réponses à un questionnaire ou les données d’un sondage en direct. Un outil idéal pour garder son audience éveillée, en l’intégrant pleinement dans sa présentation.

18. « Simone A Soif », boissons bruxelloises 100 % naturelles

Allier bon goût, santé et respect de l’environnement dans une boisson est aujourd’hui possible. Sans sucre ajouté, conservateur, acidifiant ou colorant, « Simone a Soif » joue sur la simplicité avec des boissons confectionnées à partir de vapeur de plantes, d’eau et de fruits ou légumes fraîchement pressés. Ce projet a vu le jour avec la frustration de trois entrepreneurs de ne trouver aucune alternative naturelle aux sodas chimiques présents sur le marché. La start-up bruxelloise propose donc des boissons naturelles réalisées à partir de produits locaux et certifiés bio. Cela permet non seulement de réduire l’empreinte écologique de leurs marchandises, mais aussi d’avoir une meilleure traçabilité des ingrédients. Et qui dit local et bio dit produits de saison. À ce jour, « Simone a Soif » présente trois combinaisons aux saveurs atypiques : « Fraise et Mélisse » produit de mai à juin ; « Concombre et Menthe » commercialisé pendant le printemps et l’été ; et « Pomme et Géranium » disponible toute l’année. De quoi éveiller les papilles !

19. Smartpallet et son écopalette en carton

Avec son concept d’écopalette, la start-up malinoise Smartpallet fait beaucoup parler d’elle. Anciennement connue sous le nom Palletkraft, cette jeune entreprise produit et vend des palettes en carton respectueuses de l’environnement. Leur composition en carton ondulé, résultat de pliages et d’assemblages, offre des avantages de taille. Les palettes en carton sont 80 % plus légères que leurs homologues en bois, tout en conservant la même solidité. Cela diminue non seulement le coût de transport des utilisateurs, mais aussi la charge portée par les travailleurs ou les machines. Prix compétitifs, solidité, durabilité, multiplicité des formats s’ajoutent aux nombreux atouts que propose Smartpallet. Composée d’une équipe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, la compagnie a été élue meilleure start-up durant la dernière édition du Supply Chain Award à Anvers. Il y a quelques années, Wiet van de Velde, fondateur de la compagnie, avait lui aussi reçu le prix du jeune entrepreneur par le réseau flamand d’entreprises, Voka. Aujourd’hui, cette start-up peut déjà compter sur l’intérêt des grandes entreprises européennes des secteurs pharmaceutique, alimentaire et de l’aviation.

20. Social Karma vous connaît

Facebook connaît notre genre, notre date de naissance et même notre situation amoureuse. Le réseau social connaît aussi tout ce que nous aimons. Et ces informations, que vous partagez volontiers avec vos amis, valent de l’or pour les sociétés privées et leurs marketeurs, qui cherchent de plus en plus à cibler leurs publicités. Social Karma a développé des outils permettant aux entreprises de mieux connaître le profil des utilisateurs qui se cachent derrière le nombre de likes sur les pages de ces sociétés. Le programme permet aux marques d’identifier les habitudes de leurs clients, depuis le journal qu’ils lisent jusqu’à leurs activités préférées, et de comparer leurs performances par rapport à d’autres compagnies similaires. L’objectif est de se servir de ces informations pour optimiser les performances des entreprises sur les réseaux sociaux. Créée en 2013, la start-up compte déjà parmi ses clients des multinationales comme Ikea, Nestlé ou encore Starbucks.

21. Solarly : l’énergie du soleil en Afrique

En Afrique subsaharienne, deux individus sur trois, soit 635 millions de personnes, n’ont toujours pas accès à l’électricité. Solarly apporte une solution. Trois jeunes entrepreneurs bruxellois ont eu l’idée d’implanter des stations solaires au cœur même des villages ruraux à plus d’une journée de marche d’un point de recharge en électricité. « L’énergie, c’est le terreau du développement. Sans énergie, il n’y a pas de vie », explique David Oren, l’un des fondateurs. Qui paye ? Pendant trois ans, les habitants devront payer par SMS 10 dollars par mois à Solarly (somme qui correspond à leur dépense actuelle en éclairage), avant de devenir eux-mêmes les propriétaires de la station solaire de leur village, ce qui leur conférera une réelle indépendance énergétique.

22. Utopiix, pour trouver son photographe

Utopiix trouve le photographe qui est fait pour vous partout en Belgique ! Pari de deux amis, cette plateforme référence propose un large panel de photographes. Du pro de la photographie minimaliste à l’expert du portrait, des mariages ou encore de l’art culinaire : plus de 160 photographes sont répertoriés et présentés dans la base de données d’Utopiix. Tout a commencé sur les bancs de l’école de communication IHECS, où Sophie et Maxime ont imaginé leur projet actuel. Au fil du développement de leur start-up, ils ont dépassé l’idée initiale (créer une banque d’images de qualité) pour passer à la vitesse supérieure et permettre à toute personne ou entreprise de trouver son photographe idéal.

23. YouMeal révèle le dessous des recettes

Vous adorez ce « petit italien » au coin de la rue ? Son carbonara est délicieux. Oui, mais que savez-vous exactement de sa recette ? YouMeal propose de l’analyser. Enfin, indirectement, car YouMeal travaille avec le producteur. Les chaînes de restaurants, les petites brasseries, chacun peut y trouver son compte. « Un producteur alimentaire dispose d’une recette. Il va l’insérer dans le système YouMeal. Dès qu’il encode sa recette, automatiquement il obtient un résultat détaillé : allergènes, valeurs nutritionnelles, impacts sur l’environnement », explique Sophie Flagothier, créatrice du concept. Sophie couve ce projet depuis des années puisque l’idée lui vient de son mémoire de fin d’études : « Ça date de 2009 et l’entreprise a été créée en juillet 2016. Je me suis entourée de deux associés. » Les producteurs alimentaires qui travaillent avec YouMeal, sept pour l’heure, n’ont pas l’obligation de publier les analyses à destination de leur clientèle. Mais la start-up les y encourage dans un souci de transparence. Sophie, elle, croit dur comme fer en son projet : « Notre chiffre d’affaires nous conforte totalement dans le fait qu’on sera rentable dans trois ans. On est tous les trois à plein-temps. On est même à 6/5 ! »

24. « Oh-chef », un chef chez soi

Recevoir chez soi en proposant un bon repas, mais tout en ayant le temps d’accueillir et de s’occuper de ses convives au mieux ? L’idée de développer une plateforme offrant les services d’un chef à domicile a germé dans l’esprit de Xavier et de Thierry, passionnés de cuisine et de technologies. Depuis le 6 janvier 2014, les deux amis, rejoints plus tard par Frédéric, proposent une gamme de services diversifiée. Aujourd’hui, 50 chefs collaborent avec la start-up, proposant repas, cours de cuisine ou encore préparations de buffets. « Oh-chef » s’apprête à proposer d’ici peu des réceptions pour des mariages, des fêtes, des walking diners, ainsi que des livraisons traiteur et des plats à réchauffer. La plate-forme devrait également connaître bientôt des versions française, suisse et luxembourgeoise.

25. ListMinut, les petits travaux

Créé il y a quatre ans par Jonathan Schockaert et trois de ses amis, ListMinut est un projet réalisé dans le cadre de leur master en création d’entreprise à l’UCL. Ils se sont inspirés d’un projet américain : TaskRabbit. Listminut est un site web qui permet aux utilisateurs de trouver des personnes de confiance proches de chez elles pour réaliser des petits travaux de la vie de tous les jours, comme tondre la pelouse, garder des chiens ou encore monter un meuble Ikea. « On rencontre tous les prestataires de services au préalable et on les sélectionne ensuite sur la base de l’entretien. On prend une commission sur les transactions, qui sont uniquement réalisées en ligne », explique Jonathan. Pour lui et l’équipe, il est très important d’avoir un contact humain avec les prestataires. Majoritairement actif à Bruxelles mais aussi depuis peu à Paris, le système est destiné d’abord aux grandes villes. « On a réussi à lever 500.000 euros. Mais on est encore très loin d’être rentable. On est en train de faire une nouvelle recherche de financement pour notre internationalisation », termine Jonathan Schockaert.

26. CitizenLab, la participation citoyenne

Une nouvelle démocratie citoyenne arrive grâce à internet. Plus directe et continue. Voilà l’idée que quatre jeunes Belges développent avec CitizenLab. Il s’agit d’une plateforme collaborative, mise en place par la commune ou la ville intéressée et sur laquelle les citoyens peuvent poster des propositions et les soumettre au vote des autres. « Le but ? Exprimer ce qu’ils veulent dans leur ville, dans leur commune », explique Wietse Van Ransbeeck, le directeur exécutif de la firme. Son rêve est de « devenir leader de la participation citoyenne en Europe ». Pour le moment, quinze villes belges utilisent déjà CitizenLab. La plupart d’entre elles sont en Flandre, comme Ostende, Hasselt, Alost ou Saint-Nicolas. Côté wallon, Arlon s’est lancée dans l’aventure.

27. Koorachoo, des monstres chasseurs de peurs

L’imagination des enfants peut être une véritable source d’inspiration… Et ça, Gauthier Bribosia l’a bien compris en fondant Koorachoo ! Il s’agit d’une combinaison d’éléments destinés à accompagner les enfants dans leur développement émotionnel. Parmi ces éléments, il y a des peluches, de l’aromathérapie et des histoires pédagogiques. Les peluches pour enfants sont dessinées par des enfants, avec un objectif spécifique lié à l’expression de leurs émotions. « Les peluches ont été dessinées par mes fils », explique Gauthier. « Elles sont bizarroïdes, cabossées, ce sont des petits monstres. Lorsque je leur ai demandé pourquoi elles étaient cabossées, mes fils ont répondu qu’il s’agissait de personnages qui s’étaient battus contre leurs peurs, et les avaient vaincues. » De fil en aiguille, Koorachoo est né, avec un concept hors du commun et un design 100 % différent : « Ce ne sont pas des peluches standards façonnées par des adultes. Ce sont des enfants qui ont dessiné ces petits monstres pour faire face à leurs émotions et qui nous ont donné l’opportunité de pouvoir les matérialiser, les concrétiser afin d’apporter une réponse à d’autres enfants. »

28. Nextride facilite la vie des usagers des transports en commun

Cette application est devenue un indispensable pour beaucoup d’usagers des transports en commun. Nextride donne les horaires en temps réel des réseaux du TEC et de la STIB. Pics de fréquentation garantis lors des jours de grève sauvage ! C’est à force de passion que le jeune créateur, Thomas Hermine, est parvenu à mettre au point la start-up et son application. Son projet date de 2012, alors qu’il est toujours étudiant en communication d’entreprise à l’ULB. Thomas est rejoint par Mathieu, Mickael et Margaux. L’équipe reçoit l’aide de structures, Venturelab et Leansquare. Grâce à ces deux institutions, l’équipe a reçu, entre autres, du coaching, des formations ainsi que des rendez-vous avec des experts du monde entrepreneurial. Prochainement, Nextride étendra son application au réseau flamand De Lijn et à celui de la SNCB.

29. Motiontribe, le Airbnb de la location de matériel audiovisuel

C’est en se lançant dans la création d’une boîte de production que Haroun Souirji et Aurélien Troonbeeckx se sont rendu compte que trouver du matériel audiovisuel était une vraie galère. Investir dans du matériel neuf coûte extrêmement cher, et le louer l’est encore plus sur le long terme. C’est pour remédier à ce problème qu’ils ont créé MotionTribe, une plateforme qui met en relation des professionnels de l’audiovisuel et des personnes qui veulent louer du matériel photo ou vidéo. Le concept existe déjà aux États-Unis avec ShareGrid, mais personne n’avait encore eu l’idée de l’importer en Europe où il n’existait jusqu’à présent que des magasins de location traditionnels, chers et peu flexibles. Avec MotionTribe, tout le monde y gagne : les propriétaires rentabilisent leur matériel et les loueurs empruntent du matériel disponible à n’importe quel moment de la journée à deux pas de chez eux. Tout cela est bien entendu très sécurisé : l’identité et l’activité de chaque personne sont vérifiées. Le loueur doit également souscrire à une assurance au moment de sa réservation en cas de dommage. Mais au-delà de l’aspect pratique, le but de MotionTribe est de permettre aux acteurs du secteur audiovisuel de se rencontrer et ainsi d’étendre leur réseau. Lancée en version bêta en juin 2016, la plateforme compte déjà 150 inscrits et a récemment été sélectionnée dans le Top 50 Startups to invest in du Trends. La Belgique n’est pour les concepteurs qu’un marché test : ils comptent s’étendre au reste de l’Europe dès cette année. Leur but ultime ? Un Belge qui pourrait louer tout le matériel nécessaire pour son film directement sur son lieu de tournage en Angleterre.

30. Puur Plezier, quatre pères à l’assaut du monde du jouet

Aujourd’hui, le bonheur est bien trop souvent associé à l’accumulation de biens. Et le secteur du jouet ne fait pas exception. Les enfants demandent constamment de nouveaux jeux, mais les délaissent tout aussi rapidement. Comment éviter ce gaspillage ? Cette réflexion a conduit quatre pères de famille flamands à créer des jeux pour enfants plus efficaces et durables. Avec l’aide d’experts et d’éducateurs, leur start-up Puur Plezier présente un concept innovant : une boîte comprenant un jeu de société, un casse-tête, un kit de construction et un jeu stimulant intellectuellement. Après un délai fixé, la boîte voyage d’un enfant à un autre et peut être livrée à domicile ou via un des points de collecte situé à Louvain, Anvers, Bruges, Zaventem ou Bornem. Il n’y a donc aucune chance que les jouets finissent au placard. Avec leur kit éducatif, créatif et éco-friendly basé sur le partage, il y a fort à parier que nous allons encore entendre parler de Puur Plezier.

31. The Start-Up Coffee Company, le secret du bon café

« Le café, c’est un peu comme le vin, un produit d’une diversité et d’une complexité insoupçonnées », explique Stephan Bral, le fondateur de The Start-Up Coffee Company, qui propose de vous faire redécouvrir ce produit du quotidien. La firme sélectionne et mélange des grains pour obtenir « le café parfait ». Elle ne torréfie pas son café, bénéficiant d’un « grand savoir-faire dans ce domaine en Belgique », précise Stephan Bral. Le projet cherche à séduire notamment les entreprises bruxelloises au travers de la marque Apex Coffee, un café haut de gamme. Le parcours de la start-up commence en septembre 2014. Stephan Bral a travaillé pendant six ans pour une des grandes entreprises de café belge, Douwe Egberts, avant de lancer sa propre société, bientôt rejoint par Bram Hermans. Un autre projet est en marche : l’ouverture récente d’un bar à café (rue des Palais 40, à Schaerbeek), financé grâce au crowdfunding.

32. Skilliz, entreprendre pour réussir

Ils sont cinq, sont étudiants ou jeunes travailleurs. Eux, ce sont les autoentrepreneurs à la base de Skilliz, une plateforme qui met en relation un étudiant et une entreprise pour une mission déterminée. Le concept est simple. L’étudiant crée un profil puis est amené à parcourir les offres proposées sur le site par son futur client. Sur base de ses compétences ou de son domaine d’études, il entre en contact avec un projet qui l’attire et propose ses services contre rémunération. Pour Charles et Fom Ly, deux des fondateurs de la plateforme, Skilliz permet avant tout à un étudiant d’évoluer sur son propre terrain professionnel et donc de gagner de l’expérience, fortement valorisée sur un CV. À la différence d’un job étudiant traditionnel, il est rémunéré pour son expertise, une sorte de « consultant non diplômé ». Avec un peu d’ironie, ils qualifient leurs parcours académiques respectifs de chaotique et ajoutent : « L’entrepreneuriat est notre seule chance de réussir dans la vie. » Preuve qu’« étudier n’est pas obligatoire » puisqu’ils n’ont pas attendu d’être diplômés pour lancer un projet prometteur. À noter que Skilliz s’est aligné sur le nouveau statut d’étudiant-entrepreneur entré en vigueur en janvier 2016.

33. Eatmosphere, opération anti-gaspi

Lutter contre le gaspillage alimentaire est la mission principale d’Eatmosphere. Le concept est né en 2015 lors d’un appel à la créativité lancé par la Ville de Bruxelles en parallèle à l’exposition universelle de Milan. Depuis, la start-up a grandi et ses projets se sont multipliés. En partant du constat qu’un tiers de la production de nourriture est jeté à la poubelle, elle récupère les invendus dans les supermarchés, les marchés et les fermes pour les redistribuer. Eatmosphere nourrit également une ambition de sensibilisation. Au travers d’ateliers cuisine, l’organisation à but non lucratif transmet des techniques pour (ré)apprendre à cuisiner et mieux conserver ses produits. Steven Desair, fondateur de la start-up, parle volontiers d’une « économie sociale-écologique ». Occupé sur tous les fronts, il travaille avec son équipe sur le lancement de Mary Pop-in, un restaurant pop up qui aura pour but principal… la sensibilisation. Un livre mêlant recettes, conseils et interviews d’acteurs du changement est également au programme.

34. Formy Fit, votre coach personnel de course à pied

Résultat d’une rencontre entre un entrepreneur, un coureur et un coach, l’application Formy Fit propose des plans d’entraînement personnalisés sur base d’un test d’endurance. Une première dans le monde sportif. Sa capacité d’adaptation au profil des utilisateurs la différencie des autres applications sportives. Toutes les quatre semaines, l’algorythme, créé par une équipe médicosportive, adapte le programme d’entraînement en fonction de l’évolution du sportif, de son objectif et de ses disponibilités. Bonus : l’application peut aussi prédire combien de temps il lui faudra pour atteindre un certain objectif. Envie de rechausser vos baskets ?

35. Oneby et son routeur Lylo pas comme les autres

Lylo est un routeur domotique développé par Oneby, une jeune start-up fondée par Pierre Lonzée, Kevin Blicq et Jérôme Lefebvre en 2015. Lylo n’est pas un routeur ordinaire puisqu’il a été créé pour être le cerveau de la maison. En effet, il permet d’un côté de gérer les lampes, le thermostat du chauffage, même à distance, et, d’un autre côté, de contrôler tout ce qui concerne le réseau internet. Il permet de gérer et de contrôler les accès, par exemple les horaires et temps de connexions de vos enfants, ou la présence d’un filtre de contrôle parental pouvant bloquer tous les contenus adultes ou trop violents pour les plus jeunes. Le routeur permet également de bloquer les publicités sans avoir à utiliser d’application comme Adblock. « Lylo a été créée pour permettre de réunir toutes ces modalités en un seul lieu et de rendre leurs utilisations plus faciles », nous explique Jérôme Lefebvre. L’appareil n’est encore qu’à l’état de projet. La start-up belge travaille aujourd’hui sur la création d’un premier prototype qui permettra de convaincre des investisseurs.

36. Kultivo : un apprentissage avec les meilleurs experts

Kultivo est une plateforme qui permet de mettre en relation des personnes avec un savoir et une expérience professionnelle avec les personnes qui désirent accéder à de nouvelles connaissances. Kutivo est une start-up créée en 2016 par Santiago Malter grâce à son expérience personnelle. Il a quitté l’école à l’âge de 14 ans, sans reprendre d’études par la suite. L’idée lui est venue de créer une plateforme où tout le monde pourrait se former, sans forcément suivre des cours à l’école. « L’idée de Kultivo vient du fait qu’il y a énormément de nouveaux métiers et de nouvelles compétences à acquérir, comme celles concernant les médias sociaux, que les écoles traditionnelles ont souvent du mal à intégrer dans leurs programmes », nous explique Santiago Malter. Les cours sont donnés physiquement, en groupe, et le prix est fixé par l’expert qui partage son savoir. Le projet compte déjà 2.000 participants.

37. OpiSense pour gérer la consommation énergétique des bâtiments

La start-up Opinum, née en 2014, a mis au point une application web, OpiSense, permettant aux entreprises de surveiller et de contrôler leur consommation d’énergie. L’application permet de gérer tout type de consommation : électricité, mazout, gaz, eau. On peut aussi y surveiller la qualité de l’air. Un des objectifs d’Opinum est d’aider les entreprises en facilitant la lecture des données de consommation énergétique. À l’origine de cette start-up, Loïc Bar, un jeune Liégeois de 27 ans qui a déjà un CV bien rempli, avec 3 start-up à son actif. L’idée de l’application web est née avec une demande de fabricants de panneaux photovoltaïques à la recherche d’une plateforme permettant de démontrer à leurs clients le bon fonctionnement des produits. OpiSense a déjà de gros clients à son palmarès, comme la ville de Louvain-la-Neuve, qui utilise cette plateforme pour gérer la consommation énergétique de 130 bâtiments.

38. Homi Food met en valeur la « paleo food »

Deux amis d’enfance, le même prénom, Jonathan, et le même âge, 28 ans, ont lancé leur start-up liégeoise, Homi Food, en septembre 2016. Leur idée fait suite à deux constatations. La première : de plus en plus de personnes sont victimes d’intolérances et d’allergies alimentaires. Elles doivent suivre des régimes particuliers devenant rapidement un vrai calvaire lorsqu’il s’agit de cuisiner soi-même. Les deux jeunes entrepreneurs constatent aussi que beaucoup de personnes n’ont pas le temps de faire des courses et de cuisiner une fois rentrées du travail. Objectif de Homi : apporter des solutions à ces deux problèmes. Les entrepreneurs prônent une « alimentation saine pour tous » en mettant en évidence le régime paléo, c’est-à-dire des produits sans gluten, sans lactose et sans sucre ajouté. Homi livre en région liégeoise, à domicile et dans des points relais.

39. Pwiic : la plateforme d’échange de services

Nathalie Devriese souhaitait lancer sa propre plateforme web, entreprendre et bénéficier de liberté dans son travail. Elle a d’abord créé « MoiGltemps » et « Gpaltemps », deux plateformes internet de mise en relation. « Gpaltemps » met en contact l’internaute directement avec la bonne personne pour accomplir le service demandé par celui-ci (un cours de maths, du babysitting, etc.). À l’inverse, « MoiGltemps » permet à l’internaute de proposer ses services à une entreprise ou à des particuliers. Nathalie Devriese a ensuite décidé de fusionner les deux sites, pour donner naissance à Pwiic. Le principe est le même avec un site plus simple d’utilisation en raison du PwiicBot (un robot intelligent). L’internaute écrit sa demande et le bot effectue la recherche à sa place. Nathalie cherche des partenaires pour étendre sa start-up à l’échelle internationale.

40. Sizable : le vêtement qui convient à tous !

Kevin et Laurent, les créateurs de Sizable, proposent des sous-vêtements masculins adaptés au corps de leurs clients, avec trois types de morphologie différents, repris sous les noms de Jim, Joe et Jack. Cette classification vient d’un guide de tailles créé par l’US Navy et actualisé par l’université de Gand. La start-up propose trois produits : les maillots de corps, les caleçons et les chaussettes. Respect de l’environnement et droit des travailleurs sont aussi dans l’ADN de Sizable. Le design est réalisé à Bruxelles et la confection en Europe (Portugal et Lettonie). Sizable a été élue « start-up la plus prometteuse » de Belgique par Bolero, une société du groupe KBC.

41. Pictawall, du hashtag au direct

Pictawall est une application pour professionnels qui permet aux marques de créer une interaction en temps réel avec différents participants pour générer de la visibilité sur les réseaux sociaux. Concrètement ? « Notre software récupère toutes les photos et vidéos qui sont partagées durant un événement par le biais d’un hashtag bien particulier. Une fois ce contenu validé, il est diffusé sur un écran, en direct », précise Thomas Paris, responsable du développement. Un concept qui a déjà fait ses preuves lors de la cérémonie des Magrittes du Cinéma en février dernier, avec un appel à selfies lancé durant la soirée. Pictawall est basé en Belgique mais veut séduire des clients à l’étranger, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis par exemple : « On aimerait bien atteindre ces marchés, mais pour cela on va devoir lever des fonds. » La machine est en route puisque les créateurs sont en pourparlers avec Snapchat pour un futur partenariat.

42. MySkillCamp, la formation en ligne

MySkillCamp est une start-up belge qui a développé une plate-forme de digital learning et d’hébergement qui permet de créer, de diffuser et de vendre des formations en ligne. Les points mis en avant par cette start-up sont le communautaire, le collaboratif et la flexibilité tarifaire. MySkillCamp a créé un écosystème réunissant les différents acteurs de la formation, à savoir : éditeurs de contenu, entreprises, centres de formation et experts. Créée en décembre 2013, cette entreprise veut élaborer un logiciel intuitif et convivial dans le domaine du digital. Utilisée autant par les écoles que par des entreprises, la plateforme met également à disposition des utilisateurs un tableau de bord permettant d’apporter un retour d’expérience. Le digital learning est un moyen attractif et dynamique d’offrir une formation à plus grande échelle, explique MySkillCamp.

43. One House Stand, votre soirée dans un lieu d’exception

La plateforme web One House Stand permet à des particuliers et des entreprises d’organiser des événements chez des particuliers. Lancée en février, la start-up propose actuellement plus de 100 maisons à Bruxelles et est en train de s’élargir à Anvers. « Les entreprises veulent des lieux qui correspondent à leur marque et qui ont un côté atypique, elles en ont marre de toujours voir les mêmes salles. C’est pour cette raison qu’on essaie de présenter des lieux de tous types mais qui ont toujours un certain cachet », expliquent les deux fondateurs, Emanuele Butticé et Maurizio Chicco. L’entreprise propose, en plus de la location du lieu, l’organisation complète l’événement. « On a un coordinateur sur place, on ne laisse jamais les clients seuls dans un des lieux qu’on propose », nous explique-t-on. Convaincre les particuliers de louer leur bien n’a pas toujours été facile. Le bouche-à-oreille a finalement permis d’attirer des clients avec une certaine renommée, qui crédibilisent aujourd’hui l’entreprise.

44. M4ke It, lanceur de start-up !

L’équipe de M4ke It est partie d’un constat simple : l’économie a changé, aujourd’hui n’importe qui peut lancer son entreprise mais tout le monde n’a pas les bons outils pour en faire un succès. En réponse, quatre jeunes ingénieurs ont décidé de créer un « start-up studio » à mi-chemin entre un incubateur et un business angel (investisseur). « Quelqu’un arrive avec une idée, on l’aide et le soutient au niveau financier et technique. On fournit des designers et des développeurs. On accompagne la personne dans le lancement de son produit. Nous avons tous lancé nos petits projets, donc on peut apporter notre expérience. En contrepartie, nous recevons des actions de chacun des projets que nous soutenons », explique Nabil Kamel, l’un des fondateurs. Depuis sa création en 2014, l’entreprise a lancé trois firmes et une quatrième est en route : « Chacune d’entre elles commence à être rentable. L’équipe se compose aujourd’hui d’une vingtaine de personnes et on compte encore s’agrandir. »

45. Speaky, apprendre en échangeant

Speaky est une application qui permet aux usagers de pratiquer les langues en ligne. « C’est une sorte de réseau social des langues. Par exemple, si tu veux apprendre l’espagnol, on te met en contact avec un espagnol natif, qui, lui, veut apprendre le français », nous explique Ludovic Chevalier, l’un des trois fondateurs. Un algorithme sélectionne pour l’utilisateur la personne qui correspond le mieux à ses besoins. L’application met ensuite à disposition des deux personnes une série d’outils qui permettent de pratiquer la langue choisie. « On voulait créer quelque chose d’informel et de gratuit, qui se différencie des cours avec des professeurs », disent les fondateurs. L’idée de cette application, qui comptabilise aujourd’hui plus de 400.000 inscrits, leur est venue après leur séjour en Erasmus : « On avait tous eu l’occasion d’expérimenter ça en live ! Apprendre une langue de manière traditionnelle demande beaucoup de motivation. On voulait créer un site qui permette de s’entraîner plus facilement, par l’échange. »

46. June, l’énergie à prix malin

June est une jeune start-up créée par quatre Anversois. Leur volonté ultime est que l’énergie soit gratuite pour tous, avec une production renouvelable à proximité du lieu de consommation. Mais on en est loin encore. Aujourd’hui, June cherche en permanence le meilleur prix du marché et change automatiquement votre contrat d’énergie. Avec l’aide de l’entreprise Bagaar, June a imaginé un lecteur de compteur intelligent. Quand celui-ci est placé sur les différents compteurs d’une habitation, il collecte et transmet la consommation personnelle en électricité et en gaz. June s’occupe ensuite de comparer les dizaines de tarifs différents et de débusquer les offres et les plus adaptées à la consommation énergétique de chacun. Ils se chargent alors de tout au moment de changer de fournisseur. Comme il n’y a aucune contrainte à cela, l’opération peut être répétée à chaque nouvelle offre du marché. Cette méthode innovante permet d’économiser jusqu’à 250 euros par… mois.

47. T-IL, les mêmes goûts

T-IL. Comprenez “The places I’ll Love”. C’est le nom d’une application mobile créée par deux jeunes hommes, l’un mexicain et l’autre français. Nous avons rencontré le premier, Ricardo, au sein de l’incubateur de projets “Moleengeek”, situé à Molenbeek, afin qu’il nous explique de quoi il s’agit exactement. « À l’opposé de TripAdvisor, les lieux ne sont pas recommandés en fonction du nombre de gens qui les ont aimés, mais bien en fonction des goûts de l’utilisateur. Par exemple, moi j’aime bien le surf, la bière et la musique électro. Si je vais à Berlin, l’application me montrera des lieux aimés par des gens ayant les mêmes goûts que moi. » L’application fonctionne déjà depuis quelques mois, en version bêta. « Nous avons six cents lieux dans 23 pays et entre quatre cents et six cents utilisateurs. » L’idée est née en août 2015. Loïc et Ricardo ont commencé à développer l’application en 2016 : « On pensait d’abord créer un site internet mais finalement nous avons opté pour une application mobile. » Le jeune entrepreneur nous explique qu’il ne gagne pas encore d’argent mais que toutes les démarches administratives ont été faites afin de lancer une SPRL. Les deux cofondateurs ont plein d’idées pour leur application. Ricardo : « Le projet à l’heure actuelle est de développer l’app, avec mille trucs en plus, peut-être faire en sorte que les gens se rencontrent via T-IL ou que l’app vibre lorsque tu te trouves près d’un lieu qui correspond à tes goûts, mais pour cela on a besoin d’argent pour investir. »

48. Street Access sans obstacles

Autre projet développé à “Molengeek”, celui de Marwane. Avec cinq autres jeunes Bruxellois, il a décidé de lancer un projet « pour du vrai ». L’idée est de créer une carte interactive permettant de simplifier les trajets des personnes à mobilité réduite en leur proposant des chemins précis leur évitant tout obstacle infranchissable, comme un trottoir trop haut ou un ascenseur en panne dans une station de métro. « L’application montrerait également tous les lieux accessibles sur le chemin parcouru, comme les restaurants, les bars ou encore les centres de loisirs. » L’idée n’en est encore qu’au stade de prototype mais Marwane et ses collègues travaillent ardemment afin de sortir une version bêta dans les mois à venir. « Pour l’instant, on commence avec Bruxelles mais on vise toute la Belgique et pourquoi pas le monde entier. » L’équipe n’est pas dupe et réalise la quantité de travail à fournir afin de faire de leur idée une véritable application. « Cela prend un temps fou, on n’a pas encore tout découvert et nous savons que nous aurons beaucoup de (mauvaises ?) surprises en cours de route mais nous sommes surmotivés ! »

49. B2N, The Brussels Nightlife App

Application gratuite disponible sur iPhone, B2N permet d’organiser ses soirées dans la capitale belge, avec un agenda pour planifier les événements, une liste de 700 clubs et bars situés sur un plan de la ville et un récapitulatif des happy hours du soir. « On a commencé pour nous-mêmes et notre entourage, parce qu’on a remarqué qu’il n’y avait pas d’agenda qui donnait une vue complète et diversifiée de la vie nocturne bruxelloise. Il y en a déjà de très bons, mais chacun avec une audience à qui il impose son propre style. Mais ce n’est pas parce que je suis généralement hip-hop que je n’ai pas parfois envie d’aller à un concert rock ou à une soirée techno », explique Sam Gubel, cofondateur du projet. Sur B2N, l’utilisateur entre ses préférences puis se voit proposer des sorties adaptées à ses humeurs. La petite équipe bruxelloise, qui travaille actuellement sur un nouveau design, s’était au départ concentrée sur le contenu pour offrir un choix vaste et de qualité : « C’est ce qui a fait la différence par rapport à nos concurrents, qui eux n’ont pas duré. »

50. Artlead, l’art accessible

Plateforme internet, Artlead est avant tout un marché collaboratif qui réunit des musées, des galeries et des artistes européens contemporains dans un seul but : « Rendre l’art accessible à tous, car c’est ça qui nous rassemble. » Les prix de vente des oeuvres vont de 55 à 55.000 €, précise Thomas Caron, ancien conservateur au SMAK de Gand et créateur du projet : « Voir des œuvres d’art ou en acheter ne devrait pas dépendre de qui on connaît, de quel budget on dispose ou de l’endroit où on travaille. L’art est quelque chose fait pour tout le monde. » Des articles sont également régulièrement publiés sur le site, pour « expliquer le contexte derrière des œuvres connues ou qui nous entourent, car cela fait partie de notre culture commune. Quel Bruxellois connaît par exemple l’histoire de l’œuvre de Daniel Buren, « Bleu sur jaune », ces immenses drapeaux situés place de la Justice ? Artlead vous aide à comprendre tout ça en vous racontant une histoire », explique Thomas Caron, passionné, qui n’a qu’une envie : « Montrer à tout le monde que l’art est fabuleux ! »

51. Fybox, les cadres rétroéclairés

Fybox, start-up belge, propose à ses clients des cadres rétroéclairés. Dans un marché très concurrentiel, la compagnie mise sur deux atouts : des lampes LED sur toute la surface de la toile pour attirer le regard, ainsi qu’une plateforme internet répertoriant l’ensemble des 900 cadres déjà réalisés. Proposant des produits haut de gamme, elle vise principalement les gros marchés tels que les aéroports. « En 2009, l’idée était de réaliser un projet entrepreneurial. On était deux associés, Pierre Rousseaux et moi-même. On a commencé par la Chine. Il y avait de la demande pour l’aménagement de grands magasins. C’est une bonne niche car c’est du sur-mesure et de grandes quantités », explique John Rollier, cofondateur de l’entreprise et responsable du bureau de Bruxelles. Cette start-up n’est pas née d’une envie particulière, si ce n’est celle de faire de l’entreprenariat. Elle a su saisir des opportunités pour répondre à la demande du marché et espère continuer de se développer à l’international, notamment à Paris et à Londres.

52. Bobup, entre particuliers et entrepreneurs

Une grande pièce blanche, un unique bureau, un ordinateur portable, une seule chaise et un téléphone qui ne sonne pas… C’est comme ça qu’a commencé l’aventure Bobup il y a un an pour Karim Hadni. Aujourd’hui, il a remporté le “NRJ Start-up awards 2016”, une totale surprise pour lui. Bobup est une plateforme web qui met en correspondance des particuliers désireux de faire des travaux de restauration ou de construction et des professionnels, principalement à Bruxelles et en Wallonie. Chaque professionnel est validé, administrativement et économiquement. Les pros sont ensuite évalués par les différents clients qui ont fait appel à leurs services. Qu’empoche Bobup ? Une commission versée par les professionnels sur les travaux réalisés. Sorti de Solvay en 2012, après avoir navigué entre plusieurs boîtes où il n’a jamais trouvé sa place, Karim a décidé de lancer son propre projet : « Tu laisses un salaire fixe et ta petite voiture de société pour te lancer dans l’inconnu. » Une grosse prise de risque. « J’ai d’abord lancé une première version de la plateforme web, mais après trois mois il a fallu changer de concept. C’est à ce moment-là que j’ai été voir « Ergonomic », lancé par Naga. » Naga Djihed, c’est son copain rencontré sur les bancs de l’université. Ensemble, ils ont revu le concept de Bobup et collaborent très étroitement depuis lors. « C’est la seule startup que je connaisse qui est rentable après seulement un an, c’est exceptionnel », affirme avec admiration Naga Djihed.

53. Ergonomic, l’agence digitale

Pour expliquer l’esprit de son agence digitale Ergonomic, Naga Djihed utilise une métaphore : « C’est comme quand tu vas acheter ton costume de mariage. Soit tu vas en acheter un déjà tout fait et tu risques d’avoir les manches trop courtes, soit tu préfères un sur-mesure, qui va coûter plus cher mais qui sera parfait. » La start-up propose donc à ses clients du sur-mesure : elle crée leur site internet, leur identité visuelle et les accompagne par la suite. Le projet été mis en place il y a cinq ans, durant la troisième année d’études de Naga. À ce moment-là, il doit jongler avec son statut d’étudiant, de sportif de haut niveau (il est haltérophile !) et d’entrepreneur. Beaucoup de responsabilités à assumer, qui lui donnent aussi de l’habilité et de l’exigence. L’équipe d’Ergonomic emploie auourd’hui 10 personnes et comptent plus de 200 références.

54. Elium Academy, les codes pour entreprendre

Lancée il y a un peu plus d’un an en Belgique, Elium Academy a pour vocation de vous apprendre les dessous du numérique, notamment à coder de manière professionnelle, pour vous lancer plus efficacement dans le monde de l’entreprenariat. Pourquoi le code ? Simplement, car selon David, un des cofondateurs, dans le monde d’aujourd’hui, il faut maîtriser les ficelles du code informatique pour réussir à faire décoller son entreprise. La formation se déroule sur trois mois durant lesquels les élèves sont amenés à travailler le code de manière intensive. Le prix ? 3.000 euros. Un chiffre justifié par l’utilisation de programmes à la pointe et de professionnels de haut niveau pour entourer les « élèves ». La plateforme est entièrement financée grâce aux inscriptions. Le nombre de personnes formées actuellement s’élève à une trentaine, dont l’âge moyen se situe entre 25 et 30 ans.

55. Start It, la start-up des start-up !

Il y a 3 ans, Lode Uytterschaut, un employé anversois de KBC, fonde ce qui est aujourd’hui le plus grand incubateur belge de start-up : Start It. Au départ, l’idée est chichement financée, lui donnant seulement les moyens d’avoir un espace de travail à Anvers. Mais aujourd’hui, Start-It, c’est six bureaux différents et plus d’un millier de start-up aidées par le programme. Le fondateur explique qu’actuellement, 200 nouvelles start-up entrent dans les rangs de Start It chaque année après une sélection parmi plus de 600 candidatures. Les conditions sont simples mais sévères : il faut des idées innovantes et un business plan réfléchi pour permette à la start-up de bien grandir. Une fois sélectionnées, ces start-up reçoivent une formation de plus de 35 workshops, un espace de travail et le soutien d’une trentaine de compagnies et de 120 mentors, véritables coaches pour ces jeunes entreprises.

56. Trys, pour essayer un sport qu’on ne connaît pas

Son lancement a eu lieu à la mi-décembre 2016 mais l’idée germait depuis plus d’un an dans la tête de son fondateur, Fayçal. Trys (prononcez “Traie-zz”) est la contraction de « Try a sport » (Essaye un sport) et a pour objectif de mettre en lumière les petits clubs sportifs de taï-chi, pilate, yoga, sous toutes leurs formes. Si la plateforme web se limite à ces sports, elle n’en a pas moins l’aspiration de pouvoir agrandir son domaine. Selon son fondateur, cette plateforme permettra aux gens de (re)découvrir le goût du sport, de retrouver une vie saine et équilibrée et de leur permettre, en conséquence, d’être plus efficaces dans ce qu’ils entreprennent. Utopiste mais ambitieux, le jeune entrepreneur de 22 ans ne lâche pas son rêve et lance avec confiance, ce qui – il l’espère – un jour détrônera les Basic-Fit et consorts.

57. Wave : le graphisme qui surfe sur les tendances

« On s’est rencontré durant un week-end à la mer chez un ami en commun. On avait les mêmes idées et on a décidé de se revoir. » Cette phrase pourrait être les prémices d’une histoire d’amour mais il n’en est rien. Antoine Prioux et Eliott Verhelpen sont les fondateurs de Wave, une start-up lancée depuis septembre 2016 et spécialisée dans le graphisme (du logo aux affiches en passant par le webdesign), mais pas que. « On fait aussi de la sous-traitance de demandes. Si un client a besoin de vidéo animée en plus, on lui trouve quelqu’un. » Un bon moyen de rencontrer d’autres personnes qui travaillent dans les mêmes domaines qu’eux et de rester à la pointe des tendances. Car Wave se veut être « plus que du simple design ». En plus de contrats avec NRJ ou Mama Roma, Eliott et Antoine aiment aussi collaborer au développement d’autres start-up. « On participe un peu à leur ascension. C’est agréable parce que ça nous permet d’être plus créatifs vu que tout est à faire. » D’où leur envie de créer, prochainement, des packs graphiques spécialement conçus pour les nouvelles entreprises.

58. CentralApp, la com numérique des commerçants

Un jour, Jean-Charles Vanderlinden tente d’organiser un repas d’affaires. À deux reprises, il se retrouve face à une porte close alors qu’internet lui certifiait l’ouverture de l’établissement à ce moment-là. De cette mésaventure naît CentralApp il y a environ deux ans. « CentralApp c’est une solution qui permet à tout gérant d’établissement de pouvoir gérer toute sa communication sur internet depuis un point central », explique Pablo Castiel Gazier, l’un des cofondateurs. Le principe est simple et efficace : il suffit de s’inscrire en ligne et de remplir un formulaire qui reprend toutes les informations du restaurant, du cabinet médical, du salon de bien être ou autre commerce. En quelques clics, CentralApp crée un site internet et un compte sur différents réseaux sociaux au choix (Twitter, Facebook, Foursquare…). En plus de regrouper les informations et d’apprendre aux commerçants à se débrouiller de manière autonome sur le Net, les huit employés veillent à faire des mises à jour en permanence. Ainsi, les établissements suivent les tendances et restent à la pointe. Envolée, la frustration du client qui ne trouve pas l’info exacte !

59. Stumber, l’appli qui crée du lien

Que ce soit en Espagne, en Finlande ou en Suède, Quentin Felice s’est souvent retrouvé face au même problème : rencontrer des personnes quand on est nouveau dans une communauté. Avec ce constat et de retour à Bruxelles, il décide de créer Stumber durant l’été 2015. L’application vise à faciliter les rencontres entre personnes d’une même communauté (université, entreprise, etc.) en leur offrant la possibilité de se regrouper autour de centres d’intérêt communs. D’un point de vue plus pratique, il suffit de se créer un profil général sur Stumber et puis d’autres profils spécifiques en fonction du sous-groupe que l’on veut rejoindre. Ainsi les conversations peuvent être ciblées et les liens rapidement tissés. Mais Stumber ne se contente pas de passivement proposer une plateforme : « C’est bien de fournir un outil mais il faut constamment le dynamiser pour que les gens viennent dessus ! », argumente Kenneth Verhelpen, cofondateur. En plus d’ajouter régulièrement des modules pour être au plus près des besoins de la cible, Stumber notifie l’existence de personnes qui ont les mêmes centres d’intérêt afin de les mettre en relation. Plus besoin de chercher des amis, Stumber le fait pour vous !

60. QwerTeach, l’Airbnb des cours particuliers

QwerTeach, c’est le brillant pari de deux amis, Stéphane et Aurélie, qui ont eu l’idée de créer une plateforme de cours particuliers en ligne. Elle permet à l’élève de suivre un cours particulier avec un professeur choisi parmi une centaine de professeurs, le tout, sur le web. Un cours particulier, tout ce qu’il a de plus normal mais avec un avantage de taille : « Cela résout le problème de déplacement », explique Stéphane Panier, qui n’en pouvait plus de faire la route pour donner des cours à domicile. « Les gens ne se rendent pas compte à quel point le trajet plombe », ajoute-t-il. Autre plus, le cours est enregistré. L’élève peut donc réviser son cours autant de fois qu’il le souhaite. Située dans une maison de maître à Uccle, Qwerteach en a séduit plus d’un, puisqu’en 2014, la start-up a remporté le Grand Prix du 5e Boostcamp du Microsoft Innovation Center de Bruxelles. « Notre modèle pour l’instant, c’est Airbnb. Le but pour nous, c’est que ce soit simple, sexy, que les gens y arrivent en un clic », commente Stéphane.

61. Ivres, ils créent la start-up Smooth…

Pour leur dernière année d’études en Business Management à Leuven, Dimi Moreels et Kristof Van Thielen doivent créer une start up fictionnelle. Ils optent pour des mini-portefeuilles en bois personnalisables et écofriendly. Une idée qui séduit, et qui leur vaudra le prix de projet de start-up la plus prometteuse des universités belges en 2014. Et pourtant, le projet a germé d’une manière assez originale puisqu’ils l’ont eue alors qu’ils étaient passablement alcoolisés. « Depuis, on discute de chaque idée deux fois : une fois sobres et une deuxième fois après quelques verres. En combinant les deux résultats, on obtient toujours la bonne solution ! » S’ils ne manquent pas d’humour, cela n’empêche pas les deux Louvanistes d’être des travailleurs acharnés. « Les deux premières années, on bossait sept jour sur sept pour l’entreprise. Aujourd’hui, on peut enfin payer les factures grâce à nos revenus. » Après les portefeuilles, Dimi et Kristof se mettent aux coques de smartphones puis aux lunettes et se concentrent désormais sur une ligne de vêtements. Avec succès : le stock s’est écoulé en 48 heures lors de la dernière vente.

62. Blocus Assistance rassure les étudiants

Depuis quelques années, l’anxiété des jeunes universitaires se fait croissante. Décret Marcourt, examens d’entrée, marché de l’emploi précaire, etc. : les raisons de cette angoisse sont multiples, mais la peur des examens est sans doute la plus importante. Pierre Collinet et Pierre Boonen ont décidé d’aider les étudiants à passer le cap des examens, en créant voici trois ans Blocus Assistance, sorte d’école des devoirs pour étudiants du supérieur. La start-up propose des blocus assistés, encadrés par des professeurs, dans un site calme, par journée de 10 heures. Elle propose aussi un programme spécifique de plusieurs mois s’adressant aux étudiants de première année et appelé « Passe la première ». Ce programme vise surtout à donner une méthode de travail aux étudiants qui débutent.

63. Amanote, le logiciel qui simplifie la prise de notes

Adrien Fery, étudiant en sciences informatiques à l’ULg, a fondé cette jeune start-up dans l’espoir de révolutionner la prise de notes. Et le pari semble réussi. « Lorsque que je suis entré à l’université, je me suis rendu compte qu’il était difficile de prendre des notes et qu’il n’y avait encore aucune solution vraiment adaptée aux méthodes d’enseignement actuelles. En prenant note à la main directement sur les slides, on se retrouve avec des piles énormes de papier et ce n’est pas pratique pour rechercher ou retravailler ses notes par la suite. Et puis surtout, c’est coûteux et ce n’est pas très bon pour l’écologie », dit-il. Avec Amanote, il est désormais possible de lier des notes propres et structurées avec un support numérique, comme des slides ou un syllabus. Lancé gratuitement depuis fin septembre 2016, le logiciel a déjà rassemblé plus de 10.000 utilisateurs. Il propose également d’acquérir un abonnement premium annuel, qui offre plus de fonctionnalités, comme l’enregistrement audio synchronisé avec les slides, ou encore un système d’analyse et de statistiques, qui retient le temps passé sur chaque slide et indique à l’utilisateur les plus importants. Prochaine étape pour cette start-up belge ? Exporter le logiciel à l’étranger et l’améliorer, afin d’intéresser les entreprise, centres de formations et de conférences.

64. Hytchers, le Blablacar du colis

Le « Blablacar du colis » débarque en Belgique. Il s’appelle Hytchers. À l’origine, deux jeunes ingénieurs, Antoine Dessart et Jonas Douin. Leur projet : un système de « livraison collaborative et durable, pour des particuliers, par des particuliers ». En plein boom, le marché de l’e-commerce attendait une telle application avec impatience. Un accord signé avec Total permet à la start-up d’utiliser les stations-service de cette marque comme points de dépôt et de relais pour la livraison de colis. Concrètement, comment ça marche ? « L’e-commerçant dépose ses paquets dans la station Total la plus proche de chez lui. Comme il le ferait avec un point Kiala ou un point Poste. Et le client final ira chercher son paquet dans la station Total la plus proche de chez lui. Entre les deux, la collaboration des automobilistes joue. Sur l’application mobile, ils encodent leur trajet, position et destination. L’appli cherche alors les colis qui se trouvent sur leur route. Elle propose un itinéraire pour passer prendre les colis et les déposer dans une station plus loin. Les automobilistes qui participent accumulent des crédits sur l’application, qui servent à acheter du carburant remboursant les trajets », explique Antoine. Résultat : des livraisons jusqu’à quatre fois moins coûteuses qu’avec un système de livraison classique. Disponible en version test à Bruxelles, Anvers et Liège depuis janvier, Hytchers promet de faire le buzz.

65. Soline, l’assistant pour personnes handicapées

Que la lumière soit ! Et la lumière fut. C’est un peu le défi qu’ont relevé François Vander Linden et Sébastien Annys, les deux cofondateurs de la start-up Home Based, en développant le produit Soline, un assistant vocal ultra personnalisé pour les personnes atteintes d’un handicap. Cette interface de commande vocale personnalisée redonne une part d’autonomie aux personnes qui en ont le plus besoin. « Soline, ouvre la porte. Soline, allume le four. Soline, lance la musique »… Fonctionnant un peu comme Siri, elle exécute presque toutes les tâches qu’on lui demande. Simple et adaptée à chacun, elle améliore la qualité de vie de ceux qui n’espéraient plus pouvoir se débrouiller seul. Ce système domotique ne s’active pas uniquement à la voix, il peut aussi se déclencher en appuyant sur un bouton ou en utilisant une tablette, par exemple. Ainsi, tant les personnes à mobilité réduite que les malvoyants ou malentendants peuvent s’en servir. Soline a déjà révolutionné la vie de plus d’un Belge. Ils sont désormais une trentaine à attendre de pouvoir bénéficier de cette installation dans leur maison. Le coût s’élève à environ 10.000 euros, remboursé par les autorités publiques (Aviq) à hauteur de 90 %. En constante évolution, l’assistant vocal devrait à terme s’introduire aussi dans les hôpitaux afin d’y apporter sa précieuse aide, dès les premiers jours qui suivent une opération.

66. Zendo, la boisson apaisante

Lancée en 2015 et produite officiellement depuis juillet 2016, Zendo est la première boisson apaisante d’Europe. L’idée vient de deux amis, Mathieu Hosselet et Laurent Karim. Ils travaillaient tout les deux dans des milieux stressants et se sont rendu compte qu’il n’y avait pas vraiment de solution rapide, efficace et saine pour soulager un stress quotidien. Rapidement, ils ont quitté leur job et se sont lancés dans l’aventure en créant une boisson 100 % naturelle à base de thé vert et de gingembre. Pour se faire connaître, ils ont utilisé les réseaux sociaux, la presse, les points de vente, les dégustations. Zendo se fraye son chemin vers le succès. Et le départ est assez satisfaisant, les retours sont bons, mais les deux associés ne se reposent pas sur leurs lauriers et restent à l’écoute du marché, comme le précise Laurent : « Pour le moment, on fait nos erreurs à Bruxelles, on est encore fort à l’écoute du marché. Une fois qu’on aura trouvé la bonne formule, on la dupliquera dans d’autres villes belges et européennes. »

67. eXiin conçoit des jeux vidéo

Exiin, société qui développe des jeux vidéo, s’est lancée sur le marché en 2015 avec « AfterLoop », un jeu de stratégie disponible sur sept supports différents. Son principal fondateur, Sébastien Le Touze, espère élever eXiin au même niveau que les plus gros studios belges de jeux vidéo déjà présents sur le marché. Actuellement, il réalise son deuxième jeu, « Ary and the secret of seasons », et espère qu’il aura plus de succès qu’« AfterLoop », qui n’a pas assez fonctionné à son goût. En effet, eXiin ne rapporte pas encore assez pour pouvoir en vivre. Mais Sébastien espère de nouveauyx développements. eXiin est hébergé par l’incubateur Start It et recherche d’autres investisseurs afin de pouvoir faire grandir la société.

68. Student.be, l’outil indispensable

Student.be, c’est l’indispensable de l’étudiant à la recherche d’un job, d’un kot ou encore d’un stage en Belgique. Matthieu Verstraete fait partie de l’équipe qui travaille sur le site lancé en 2014 : « On a repris un site existant qui ne tournait plus. On a récupéré le nom de domaine et le référencement déjà existant et on l’a transformé pour le rendre rentable à moyen terme. » La plateforme qui s’adresse aux étudiants fonctionne selon un système de « classified adds », c’est-à-dire que les propriétaires de kots ou les embaucheurs peuvent poster une annonce et n’importe qui peut réagir à celle-ci. Student.be a d’ailleurs la plus grosse base de données d’étudiants avec 100.000 inscrits et près de 200.000 visites par mois.

69. Graduaid, la porte vers le premier emploi

Graduaid est une plateforme qui propose aux jeunes diplômés de trouver un premier emploi. L’idée du site vient directement de Student.be, qui avait déjà une belle base de données, mais se concentre plutôt sur les étudiants de dernière année ou tout juste diplômés lancés sur le marché du travail sans aucun guide. Florence Loumaye, qui fait partie de l’équipe de Graduaid, insiste sur le fait que le but est vraiment d’aider les jeunes et leur donner une vision plus réelle de ce que leur offre le marché de l’emploi, « On était déjà pas mal en contact avec des étudiants et on a senti qu’il y avait une demande et une envie à ce niveau-là. » La plateforme fonctionne sur le principe du matching : un étudiant qui cherche un emploi dans la finance, par exemple, sera toujours guidé vers les annonces et conseils qui le concernent.

70. Benjago : le permis à moitié prix

En Belgique, les apprentis conducteurs sont face à un dilemme : filière libre ou autoécole. Depuis mars 2016, une nouvelle possibilité s’offre à eux : Benjago. Lancée par trois jeunes, cette start-up est un produit hybride où l’on retrouve la flexibilité de la filière libre et le professionnalisme de l’autoécole, le tout à moindre coût. Ce projet est né grâce au constat d’Ayoub Assaban, l’un des trois fondateurs de Benjago : « Ma sœur a engagé plus de 2.000 euros pour apprendre à conduire avec l’auto-école, alors que j’en ai dépensé 100 pour passer mon permis avec mon oncle. Une telle différence n’est pas normale. » Les trois jeunes Bruxellois se lancent alors un pari : une formation de 20 heures de conduite pour 500 euros ! En quelques clics, la plateforme de Benjago permet aux élèves de rencontrer des moniteurs brevetés et indépendants dans leur région, et d’organiser leur apprentissage en fonction de leur agenda respectif. Une sorte de filière libre professionnelle !

71. Nood : le repas en kit

Manque d’inspiration, pas le temps de faire des courses, talents culinaires médiocres,. Tout le monde s’est déjà retrouvé un jour dans cette situation et les solutions sont alors limitées et rarement équilibrées : acheter un plat préparé ou commander une pizza. Depuis septembre, la start-up bruxelloise Nood vient à la rescousse ! Cette épicerie fine belge orientée diététique confectionne chaque jours huit box renfermant huit kits recettes différents. Dans un carton, on retrouve tous les ingrédients, lavés et découpés, nécessaires à la réalisation d’une recette pour deux personnes. « Tout y est sauf le sel et le poivre », rappelle Steven Beckers, cocréateur du concept. Au-delà de repas faciles à réaliser, les fondateurs de Nood veulent que les consommateurs renouent avec le plaisir de manger sainement et de cuisiner des aliments frais. « Nous avons travaillé avec des diététiciens pour s’assurer du bon équilibre nutritionnel au niveau des recettes. Tous les ingrédients sont en bonne quantité et il n’y a donc pas de gaspillage. » Une alternative healthy et tout aussi rapide que la pizzeria du coin.

72. Washy : le carwash mobile écolo

Pluie, poussières, pollution,. En Belgique, toutes les conditions sont réunies pour que votre voiture se salisse rapidement, mais tout le monde n’a pas le temps de laver son auto. Né de ce constat, Washy propose à ses clients un carwash mobile et 100 % écologique en à peine quelques clics. Le site permet à n’importe quelle personne de réserver un carwash où il veut et quand il veut. Un employé arrive alors à vélo avec les produits d’entretien soucieux de l’environnement et nettoie votre voiture sans eau. Washy souhaite offrir à ses clients une totale liberté. « Notre mot d’ordre est la flexibilité. C’est un peu comme un ‘take eat easy’ pour les automobiles. Vous ne bougez pas de votre domicile ou de votre bureau et on s’occupe de votre voiture », déclare Nathalie, responsable stratégie de la start-up. Même s’il ne l’a pas remporté, le projet a été souligné par le concours NRJ start-up pour son originalité.

73. Nestore : « You click. We collect. We store »

Vous avez trop d’affaires et manquez d’espace de stockage ? Nestore est là pour vous aider. Lancée officiellement en septembre 2016, cette start-up, fondée par Christophe Petit (photo), est située au cœur de Bruxelles et s’inscrit dans le projet Start-up Factory, un start-up studio qui aide les entrepreneurs à se développer. Nestore offre un service de stockage, mais se différencie en proposant à ses clients d’aller chercher leurs biens et de les leur ramener, en tout ou en partie, quand ils le souhaitent. Ainsi, le client ne doit pas se déplacer et peut récupérer ses biens dans un délai de 24 heures. Une idée que son fondateur juge novatrice « dans le sens où c’est une façon de faire qui est vraiment récente et qui vient des États-Unis, où le marché du stockage est beaucoup plus mature que chez nous. » En plus du transport, Nestore tente de se démarquer grâce à un prix standard au mètre cube de 8,5€ par mois TTC et via un système de packages prédéfinis, une quinzaine au total, qui répondent à des besoins spécifiques. Le coût du stockage comprend le transport et l’assurance. Nestore n’en est qu’à ses débuts, mais compte bien imposer sa patte sur le marché du stockage.

74. Mode4 activé !

Mode4 est un studio de développement de jeux vidéo fondé en 2015 par Andrea Di Stefano et son collègue Ferry Keesom (photo). Désireux de créer leurs propres jeux et d’avoir une totale liberté créative, ils ont quitté la société pour laquelle ils travaillaient et occupent maintenant des locaux au cœur de Bruxelles. Les deux développeurs, qui s’entourent d’indépendants pour faire avancer leurs projets, travaillent actuellement sur leur premier jeu, « Bombslinger », un jeu d’action inspiré du célèbre Bomberman, mais réinventé à la sauce western spaghetti. Le jeu, qui a nécessité deux ans de développement et 250.000 euros de budget, est déjà disponible en accès anticipé sur la plateforme en ligne Steam. Il devrait sortir dans sa version finale pour PC au mois de février et un peu plus tard sur consoles. En plus de la création, la start-up Mode4 est aussi active sur la scène du jeu vidéo. Ils sont notamment à l’origine des Belgian Game Awards, premier événement pour les jeux vidéo créés en Belgique, et organisent des événements mensuels ou les développeurs peuvent se réunir et partager leurs connaissances.

75. Rais3D : entrez dans le monde de l’impression moderne

Rais3D est une startup belge active dans l’impression en trois dimensions. Lancée en 2014 par deux frères, Vincent (photo) et Nicolas Mirgaux, cette entreprise installée à Charleroi propose un service à une grande variété d’organisations et d’individus, incluant notamment les architectes, concepteurs industriels, artistes ou particuliers. Sur base d’un fichier trois dimensions ou même de plans en deux dimensions, l’entreprise va pouvoir concevoir un modèle imprimable du projet et le livrer au domicile du client. Grâce à l’utilisation des dernières technologies, Rais3D peut imprimer en couleur et en des temps records, tout cela avec un coût nettement plus faible que par les méthodes traditionnelles, comme le moulage par exemple. L’année dernière, l’entreprise a travaillé sur un projet pour Médecins sans frontières, l’opération consistant à modéliser tout un hôpital de campagne situé aux Philippines et à en imprimer la maquette, dans le but d’optimiser l’organisation des bâtiments.

76. Brussels Beer Project : la bière, ensemble

Pour Olivier de Brauwere et Sébastien Morvan, Brussels Beer Project, en trois mots, c’est cocréation, Bruxelles et cosmopolite. En juin 2013, les deux cofondateurs de la start-up se sont donné un défi : rajeunir la sphère brassicole belge, connue pour être très traditionnelle et familiale. En installant leur brasserie ouverte au public une partie de la semaine au cœur de Bruxelles, les deux entrepreneurs n’ont qu’une idée en tête : pousser les barrières de la création de la bière, changer ce mythe de la bière d’abbaye et la manière opaque dont elle est créée. Avec pour mot d’ordre la cocréation, Olivier et Sébastien ne cessent de trouver de nouvelles manières d’impliquer leurs utilisateurs dans leur start-up. Un concours clôturé il y a quelques jours proposait par exemple à tous les utilisateurs d’imaginer la couleur, le nom et l’histoire d’une bière. Celle qui a obtenu le plus de votes sert donc d’inspiration et est transformée en nouvelle bière éphémère. Fiers de faire partie d’une nouvelle génération de brasseurs, qui ne vient pas d’une longue lignée familiale, les deux cofondateurs renouvellent le monde de la bière chaque année en imaginant une trentaine de nouvelles recettes qui feront l’objet de bières éphémères pendant quelques mois.

77. Blugle, plateforme de « content marketing »

La tendance aujourd’hui, elle est à la foule, au crowd en anglais. Crowdfunding, crowdsourcing ou encore crowdlending sont des termes qui s’invitent de plus en plus dans nos conversations. Il s’agit tout simplement de passer par des personnes lambda pour les faire participer d’une manière ou d’une autre à un projet. Ces aides peuvent être financières ou matérielles. La jeune plateforme Blugle exploite, elle, le crowdvertising. Lancé il y a à peine quatre mois par le studio Barefoot, le projet en est encore dans sa phase de développement, mais il commence déjà à se faire un nom dans le monde de la publicité. Il y a donc d’un côté des marques qui veulent promouvoir leur produit et de l’autre des créateurs de contenu et des influenceurs. Les créateurs seront payés pour produire des vidéos publicitaires et les influenceurs seront rémunérés selon la visibilité qu’ils auront su donner aux différentes marques sur leurs propres réseaux sociaux. Blugle propose une nouvelle forme de publicité qui se veut moins intrusive.

78. Binnovart, vitrine des artistes

Qu’il est difficile pour un artiste de vivre de ses œuvres ! Cela vaut pour les plus reconnus, qui ne le deviennent souvent qu’après leur mort, comme pour les moins connus, mais qui ne manquent pourtant pas de talent. Jonas de Boeck, Raphaël Joie et Fernando Zabala, trois jeunes entrepreneurs passionnés d’art, ont lancé Binnovart pour tenter de trouver une solution et offrir une plus grande visibilité aux artistes. Les photographes, peintres, dessinateurs et autres sculpteurs sont invités à envoyer leur candidature. Binnovart sélectionne les plus prometteurs et leur offre une vitrine. Grâce à internet, l’audience que les artistes peuvent avoir est nettement plus élevée que s’ils exposaient dans une galerie. Et la contrainte géographique s’efface. Pour le moment, le catalogue d’artistes de Binnovart compte 235 personnes, qui ne demandent qu’à diffuser et faire connaître leur passion au plus grand nombre.

(*) La sélection des start-up et leur présentation ont été réalisées par les étudiants de 2e master de l’IHECS (section Presse et Information, spécialisation magazine), sous la direction de Benoît Franchimont, rédacteur en chef adjoint de « Soir mag ». Merci à Gwendoline Blampain, Simon Breem, Capucine Chandon, Sara Correia Lima, Justine Dauchot, Alexandre de Geradon, Mathilde de Kerchove d’Ousselghem, Adrien Denis, Audrez Depuydt, Carole Fabbri-Corsarini, Juliette Favre, Muhiddin Gundogdu, Céline Gunther, Louise Hermant, Juliette Heymans, Noémie Jadoulle, Rodrigue Jamin, Constance Le Masson, Laure Mahy, Fanny Minguet, Carolina Nunez Andrade, Eloïse Pirard, Matias Ranwez Van Elst, Elodie Simons, Juliette Stephenne, Johanna-Aline Tong, Audrey Vanbrabant, Mathilde Vanderhauwaert et Guillaume Van Oortegem.