Ville de Bruxelles: un «vrai» plan pour les commerçants

La Ville de Bruxelles a enfin son schéma de développement commercial. Renforcer l’identité de chaque quartier tout en les reliant est la priorité.

Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 3 min

Faire de Bruxelles une destination shopping est un refrain que l’on fredonne depuis des années à la Ville de Bruxelles. Les actions comme l’ouverture dominicale étaient menées jusqu’ici sans réel appui scientifique. Chacun y allait de son couplet. A présent, le bureau d’études UPcity a terminé le schéma de développement commercial à partir d’enquêtes sur le terrain. Cet outil d’analyse a permis à l’échevine du Commerce de la Ville de Bruxelles d’élaborer sa note politique et de présenter un plan complet qui a déjà été approuvé par le collège. Et lundi prochain, le dossier sera déposé sur la table des conseillers communaux pour une approbation définitive.

« Nous n’avions pas de réelle politique en termes de commerce, reconnaît l’échevine, Marion Lemesre (MR). Nous avons donc commencé un premier schéma en 2014 mais nous n’avions étudié que les boulevards du centre. A présent, nous disposons d’un outil complet qui reprend tous les quartiers. »

Grâce à cette étude, l’échevine souhaite développer cinq axes majeurs. Tout d’abord, elle désire embellir les artères commerçantes. De nombreux travaux sont actuellement menés dans l’Ilot sacré, sur les places historiques et évidemment sur les boulevards du centre. En même temps, les services de la Ville collaborent pour rappeler aux commerçants tous les outils à leur disposition afin de rénover leurs façades. « Pour le piétonnier, nous allons pouvoir développer une réelle vision commerciale. Il faut mettre en avant l’expérience des familles et ne pas oublier que nous souhaitons le retour des habitants issus de la classe moyenne. Il n’est donc pas question d’installer des commerces uniquement dédiés aux touristes. Le mix est important et nous avons la chance d’être propriétaire de plusieurs espaces commerciaux. J’ai sensibilisé mon collègue en charge de la Régie foncière pour que des loyers avec un montant progressif soient pratiqués afin d’attirer des artisans et pas uniquement des grandes chaînes. Evidemment si M&M’s souhaite prendre une surface, je signe des deux mains. »

Le deuxième objectif de Marion Lemesre est le développement de la qualité et de l’offre commerciale. Si chaque quartier doit avoir sa spécificité, il doit aussi répondre à la demande des habitants. Ainsi, la Ville prend contact avec les propriétaires pour les sensibiliser sur cette question et attirer de nouvelles enseignes. Prochainement, un restaurant O’Tacos ouvrira boulevard Adolphe Max et un glacier italien (Bargello) vendra ses produits place de la Liberté.

Le schéma prévoit également la création de nouveaux marchés comme un le vendredi soir rue de Wand ou encore la mise en location des kiosques dans le bois de la Cambre et le parc Royal. Les friteries auront aussi droit à un programme d’embellissement.

Afin de promouvoir Bruxelles comme destination commerciale et surtout de créer un parcours shopping, la Ville souhaite revoir la signalétique piétonne afin de montrer que les quartiers sont proches les uns des autres. Sur les panneaux sera indiqué le temps de parcours plutôt que la distance. Un petit bus circulera à partir des soldes afin de relier le haut et le bas de la Ville. L’appel d’offres sera publié dans les jours à venir.

Enfin, les commerçants ou les futurs investisseurs accéderont à une plateforme en ligne reprenant les surfaces vides et les données économiques du quartier.

« La Ville reprend ainsi la main sur sa politique, conclut Marion Lemesre. J’invite toutes les communes à faire leur propre schéma de développement commercial pour que la Région puisse s’appuyer dessus dans le cadre de la confection de son plan global pour le commerce. »

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