Les propos de Luc Trullemans sont «condamnables sur un plan moral»

Luc Trullemans, le monsieur météo de RTL, s’est lâché, vendredi, sur Facebook dans un message où il demandai notamment aux musulmans « intégrez-vous ou dégagez  ! ». Ensuite, il s’est excusé sur Facebook en expliquant avoir agit sur le coup de l’émotion.

Dans une interview accordée aux journaux Sudpresse, Luc Trullemans, déclare qu’il visait «<UN>une minorité d’arabes. C’est tout. Ceux qui font le marché gare du Midi le dimanche ne me posent pas de problème, eux. Mais la racaille, j’en ai marre. Ces gens-là n’ont rien à faire chez nous. C’est pareil pour un Bulgare ou un Albanais<UN>».

Et d’ajouter par rapport à sa suspension <UN>: «<UN>J’ai du boulot ailleurs. Je travaillesur le projet Solar Impulse six mois par an<UN>? C’est RTL, qui voulait que je reste à l’antenne car ça marchait bien... De toute façon, je pars ce dimanche en Suisse puis direction les Etats-Unis. Mon absence en télévision était déjà programmée pour deux mois. Il n’y a pas d’impact à ce niveau là. En radio, par contre, on verra bien.<UN>».

Pour rappel, la direction de RTL Belgium a annoncé vendredi soir avoir suspendu Luc Trullemans de l’antenne jusqu’à nouvel ordre. Philippe Delusinne n’exlcut d’ailleurs pas un licenciement.

Les propos tenus par Trullemans objets d’un signalement auprès du CECLR

Le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) a été contacté par le groupe Muslims Rights Belgium qui lui a signalé les propos à caractère raciste tenus par Luc Trullemans, sur son compte Facebook privé, a indiqué le directeur-adjoint du CECLR, Edouard Delruelle.

M. Delruelle qualifie les propos tenus par Luc Trullemans de «condamnables sur le plan moral» mais ne peut encore se prononcer quant à l’aspect juridique des choses. «Cela demande du temps, il faut analyser le problème de façon plus approfondie pour pouvoir se prononcer», rappelle Edouard Delruelle. «Pour pouvoir juger du fait qu’il s’agit ou non d’incitation à la haine, il faut connaître tous les éléments du contexte. Ce qui n’est pas encore le cas au moment où nous parlons», poursuit-il.«Cela demande une analyse plus large. Nous devons notamment prendre contact avec l’intéressé, avec RTL, etc...», selon le directeur-adjoint du Centre.«Et il y a peut-être un aspect déontologique à envisager, si M. Trullemans est reconnu comme journaliste».