Milquet conteste les chiffres sur la sécurité à Bruxelles présentés par Destexhe

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a contesté vendredi les chiffres de criminalité présentés par Alain Destexhe. Plus tôt dans la journée, le député bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles a dénoncé une hausse à Bruxelles, où la violence serait comparable, selon lui, à celle du film «  Orange mécanique ». Pourtant, les statistiques officielles font état d’une baisse de plus de 5 % de la criminalité en 2012, affirme Mme Milquet.

«’Bruxelles, Orange mécanique ?’ se demande soudain, lancement de campagne électorale oblige, le député libéral Alain Destexhe. Il n’est pas certain que Stanley Kubrick – l’auteur du film Orange Mécanique – apprécierait cette allusion hors de propos. Ce qui est en revanche avéré, c’est que depuis 2012 et l’arrivée pour la première fois d’un ministre non libéral à l’Intérieur (après plus de douze ans de présence libérale à l’Intérieur), la pseudo ’mécanique’ est certes bien orange mais surtout à la baisse. ’Orange dynamique’, donc », affirme la ministre dans un communiqué. Mme Milquet «  constate sans surprise que, étrangement, les données statistiques utilisées par Monsieur Destexhe s’échelonnent de 2000 à 2011, sans tenir compte des données de l’année 2012 qui pourtant sont disponibles et ont été présentées à la presse en date du 8 juillet dernier ».

Si la criminalité a fortement progressé à Bruxelles entre 2000 et 2011, passant de 165.208 faits reportés à 196.432, «  la tendance s’inverse en 2012 », avec une baisse à 185.897. Cette baisse de 5,4 % est la plus importante de toutes les Régions du pays (-1,6 % en Flandre et -4,8 % en Wallonie). Elle est en outre plus marquée pour les atteintes à l’intégrité physique (-10 % entre 2011 et 2012). Mme Milquet y voit la preuve du succès des mesures qu’elle a prises, notamment «  une augmentation inédite de recrutement » de policiers. «  Monsieur Destexhe a juste présenté le bilan de la gestion libérale de l’Intérieur. Dommage pour ses collègues », conclut-elle.