La Chine prêtera bien deux pandas géants au parc Pairi Daiza

La Chine prêtera bien un couple de pandas géants au parc animalier de Pairi Daiza, à Brugelette, a confirmé le Premier ministre chinois Li Keqiang à son homologue belge Elio Di Rupo, qu’il a rencontré mercredi matin. Le contrat devrait être signé incessamment, a précisé Elio Di Rupo à l’Agence Belga, sans pouvoir dire s’il s’agit « d’une question d’heures ou de jours ». « La venue de ces deux pandas constitue un honneur pour la Belgique et illustre la confiance qui existe entre nos deux pays », a-t-il encore souligné. Les pandas pourraient arriver assez rapidement en Belgique, sans doute déjà dès le début de l’année 2014.

Une annonce importante pour deux raisons.

1. L’animal emblématique attire les foules. C’est l’ursidé que les zoos du monde entier s’arrachent. Pour la Chine, le panda ne se donne pas, il se prête. Et c’est une espèce en danger. Il ne reste en effet que 1.600 individus à l’état sauvage, principalement, en Chine et 300 en captivité à travers le monde, dans seize parcs animaliers. En Belgique, cela fait un moment que les deux principaux parcs – Pairi Daiza à Brugelette et le zoo d’Anvers – rêvent d’en accueillir. Le parc animalier hennuyer avait introduit une demande en 2012 en vue d’en accueillir. Pairi Daiza sera le seul zoo belge à disposer de pandas géants. Ces deux ursidés herbivores, qui appartiennent au gouvernement chinois, sont prêtés à chaque fois pour dix ans.

2. Favoritisme politique ? L’aboutissement du dossier a suscité l’émoi du Zoo d’Anvers, qui a déploré, dès mardi dans la presse, de ne pas recevoir lui-même les pandas. Le Zoo s’est dit « mieux équipé » pour accueillir ces pandas géants et certains, la N-VA notamment, ont soupçonné le Premier ministre de favoritisme pour le parc animalier de sa Région. Elio Di Rupo est en effet en visite en Chine, où il a fait le forcing pour obtenir leur hébergement à Brugelette. Egalement présent en Chine, le ministre président flamand Kris Peeters (CD&V), dont la Région subsidie le zoo d’Anvers, a indiqué qu’il demanderait « des explications » au Premier ministre fédéral.

Du côté du Premier ministre, on se défend de favoriser une entreprise francophone, hennuyère. « Pairi Daiza a déposé un dossier très complet auprès des autorités chinoises en 2012 », précise le porte-parole d’Elio Di Rupo. « Le zoo d’Anvers ne l’a pas fait. Notre soutien diplomatique n’intervient qu’à condition qu’un dossier ait été présenté. A ce stade, il n’y en a qu’un. Un Premier ministre flamand aurait poussé le dossier de Pairi Daiza de la même manière. Et s’il y avait eu un autre dossier, nous l’aurions bien entendu soutenu. »

Affaire bouclée ? A voir… Les détails de l’affaire des pandas par ici.