Un Belge d’origine iranienne soupçonné par Israël d'être un «espion»

À quelques heures de la rencontre entre Benjamin Netanyahou et de Barack Obama au sujet du nucléaire iranien, le Shabak (la Sûreté générale de l’Etat hébreu) annonce l’arrestation, le 11 septembre dernier, d’un Belge d’origine iranienne soupçonné de travailler pour les services de renseignements de Téhéran.

L’homme a été interpellé à l’aéroport de Tel-Aviv alors qu’il exhibait un passeport belge au nom d’Alex Mans. En réalité, il s’appelle Ali Mansouri et s’était déjà rendu en Israël à deux reprises – en juillet 2012 et en janvier 2013 – prétendument «  pour affaires  ».

Durant ses interrogatoires, il a reconnu avoir été recruté par le Département des opérations spéciales des Gardiens de la révolution afin de créer une ou plusieurs entreprises qui auraient servi de couverture à ses activités d’espionnage dans l’Etat hébreu. Parmi les missions qui lui auraient été assignées : la reconnaissance de divers objectifs stratégiques dont l’ambassade des Etats-Unis située au cœur de Tel-Aviv, qu’il a amplement photographiée.

A en croire les chroniqueurs militaires israéliens Mansouri devait également créer une infrastructure susceptible de perpétrer des attentats. Quoi qu’il en soit, Israël entend donner beaucoup d’écho à cette affaire car ses dirigeants n’apprécient guère le rapprochement diplomatique en cours entre Washington et Téhéran. À leurs yeux, le régime des ayatollah «  n’a pas changé  » malgré la modération affichée par le nouveau président iranien Hassan Rohani. Il reste donc « dangereux pour l’Occident  ».