Une analyse toxicologique innocente Charline Van Snick (vidéos)

Epaulée par le Pr Jan Tytgat, spécialiste en pharmacologie et toxicologie à la KUL, qui a pu étudier le rapport de son analyse effectuée par le laboratoire de Montréal, la judokate Charline Van Snick s’est expliquée ce mardi sur son contrôle positif à la cocaïne lors des Mondiaux de Rio.

Lors de la conférence de presse qui a débuté sur le coup de 11h à Liège, le Pr Jan Tytgat a affirmé que l’examen toxicologique de Charline Van Snick était négatif. Si l’analyse de cheveux de la judokate confirme bien la présence de cocaïne, le taux de 2,3 picogrammes retrouvé par milligramme analysé se révèle 200 fois inférieur à la norme, ce qui prouve, selon lui, que la médaillée aux JO de Londres ne consomme pas cette drogue. Tout au plus, cela prouve-t-il qu’elle a été exposée à la présence de cocaïne dans son environnement immédiat, à un moment donné.

Elle devrait quand même perdre sa médaille

Quoi qu’il en soit, vu les niveaux décelés, il est « improbable » que sa performance aux Mondiaux de Rio ait pu être influencée par la cocaïne.

Il est peu probable que la contre-expertise de l’échantillon positif, qui doit être effectuée à Montréal avant le 15 novembre, vienne contredire le premier test. Dans ce cas, Charline Van Snick, devrait bel et bien perdre sa médaille de bronze... La suspension de deux ans prévue en cas de prise de produits interdits pourrait, elle, être réduite à un simple avertissement, si la fédération internationale de judo prend en compte la démonstration du Pr. Tytgat quant aux quantités insignifiantes de cocaïne trouvées chez la judokate.