C’est quoi être Bruxellois? Les réponses des partis francophones

La N-VA veut faire cogérer Bruxelles par la Flandre et la Wallonie, imposer aux Bruxellois de choisir leur camp. Inacceptable, avons-nous écrit, ce mardi. Ce mercredi, les ténors politiques francophones ont également donné leur avis.

Se sont succédé Didier Gosuin (FDF), Vincent De Wolf (MR), Evelyne Huytebroeck (Ecolo), Rachid Madrane (PS) et Céline Frémault (CDH). Voici le résumé de leurs interventions.

Vincent De Wolf : la N-VA propose « un marché de dupe »

C’est quoi être Bruxellois ? « Etre Bruxellois en 2013, c’est pour moi, être conscient d’être citoyen d’une région qui a pris son devenir en main et qui est à l’aube de recevoir des compétences majeures. C’est aussi être vigilant contre la volonté de certains de voir disparaître Bruxelles qui a son histoire, son identité et son avenir ».

Que pensez-vous de l’idée de devoir choisir votre « système » social sur une base communautaire ?« Un tel choix est un marché de dupe à rejeter de la manière la plus ferme. La sécurité sociale est le ciment de notre pays et de la solidarité entre les citoyens des différentes régions ».

Le résumé du chat avec Vincent De Wolf

Didier Gosuin : « Etre Bruxellois, c’est avoir le droit d’influer sur l’avenir de la Région »

C’est quoi être Bruxellois ? « Pour moi être Bruxellois, c’est vivre à Bruxelles et avoir le droit, comme citoyen, d’influer sur l’avenir de la Région ».

Que pensez-vous de l’idée de devoir choisir votre « système » social sur une base communautaire ? « Choisir son système social selon son appartenance communautaire, c’est accepter des droits différents sur un même territoire ce qui est la définition même de l’apartheid ».

Le résumé du chat avec Didier Gosuin

Céline Frémault : « Il ne faut pas de sous-citoyenneté à Bruxelles »

C’est quoi être Bruxellois ?« C’est avant toute une belle opportunité : celle de vivre dans une Région capitale d’un Etat fédéral mature, de l’Europe, dynamique et multiculturelle offrant de belles perspectives mais c’est aussi un défi pour ceux qui connaissent une situation plus difficile sur le plan personnel, économique ou social. Notre rôle politique : booster nos atouts et accompagner ceux qui sont en difficulté ».

Que pensez-vous de l’idée de devoir choisir votre « système » social sur une base communautaire ?« Ce n’est pas envisageable et c’est d’ailleurs contraire aux positions défendues par le CDH lors des dernières négociations institutionnelles. Il ne faut pas de sous-citoyenneté à Bruxelles mais encore plus de liens humains entre nos différentes communautés ».

Le résumé du chat de Céline Frémault

Rachid Madrane : « Bruxelles, un trait d’union entre les deux autres Régions »

C’est quoi être Bruxellois ?« Pour moi, être Bruxellois, c’est être citoyen d’une Région à part entière, une Région ouverte sur le monde. Une Région profondément multiculturelle et multilingue où chacun peut vivre sa diversité dans le respect des convictions et de la langue de chacun. C’est être citoyen d’une région qui est le trait d’union entre les deux autres Régions du pays.

Que pensez-vous de l’idée de devoir choisir votre « système » social sur une base communautaire ?« Choisir son système social selon la langue ou son appartenance communautaire, c’est accepter les sous-nationalités. C’est accepter aussi une forme de ségrégation qui assigne une identité figée à des individus. En ce qui me concerne, il est hors de question d’obliger les Bruxellois à choisir leur système social sur base communautaire ! »

Le résumé du chat de Rachid Madrane

Evelyne Huytebroeck : « Ne pas ériger des frontières sociales entre Bruxellois »

C’est quoi être Bruxellois ? « C’est être une citoyenne urbaine, ouverte aux diversités, désireuse d’une ville durable où mes enfants pourront continuer à vivre en ayant une qualité de vie. Ceci dans une capitale tolérante, ouverte, verte et qui bouge ».

Que pensez-vous de l’idée de devoir choisir votre « système » social sur une base communautaire ? « C’est briser une nécessaire solidarité bruxelloise, c’est creuser des différences, c’est obliger des choix, c’est complexifier les choses et risquer de ralentir les procédures. C’est ériger des frontières sociales entre Bruxellois ».

Le résumé du chat d'Evelyne Huytebroeck

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