Les Etats européens ont octroyé la nationalité à environ 780.000 personnes en 2011

Cette diminution, intervenue après trois années consécutives de hausse, est principalement due aux baisses observées dans quatre des cinq pays octroyant le plus la nationalité : le Royaume-Uni (177.600 personnes, -9 % par rapport à 2010), la France (114.600, -20 %), l’Espagne (114.600, -7 %) et l’Italie (56.200, -15 %).

Seule l’Allemagne (109.600, +5 %) a enregistré une augmentation. Ensemble, ces cinq pays représentaient encore près des trois-quarts de toutes les nationalités octroyées par les Etats de l’UE.

Par rapport à la population totale de chaque Etat membre, les taux les plus élevés d’octrois de nationalité ont été constatés au Luxembourg (6,6 octrois de nationalité pour 1.000 habitants), en Suède (3,9), au Royaume-Uni (2,8) et en Belgique (2,7).

Dix Etats membres de l’UE, dont l’Italie, ont accordé moins d’une nationalité pour 1.000 habitants tandis que la moyenne de l’UE s’est établie à 1,6 octroi.

En 2011, les nouveaux citoyens de l’UE étaient principalement originaires d’Afrique (26 % du total), d’Asie (23 %), de pays européens hors UE (19 %), d’Amérique du Nord et du Sud (17 %) ou d’autres États membres de l’UE (11 %). En Belgique, ils proviennent du Maroc (24 %), d’Italie (12 %), de Turquie (8 %) et de République démocratique du Congo (4 %).

Ensemble, les Marocains, les Turcs, les Équatoriens et les Indiens ont représenté près du quart du nombre total de personnes ayant acquis la nationalité d’un Etat membre de l’UE en 2011. Les Roumains (26.000 personnes) ont constitué le premier groupe de citoyens de l’UE ayant acquis la nationalité d’un autre Etat membre, suivis des Polonais (11.000), des Italiens (7.500) et des Portugais (6.900).