Le Hasard réhabilité: enfin la fin d’un chancre

D’ici quelques années, le visage de Cheratte-bas sera complètement transformé. Car enfin, le site de l’ancien charbonnage du Hasard et son 1,6 hectare sont sur le chemin de la réhabilitation. Pour bien comprendre ce dossier, il faut remonter à 1978, date de la fin des activités du charbonnage. Deux ans plus tard, Armand Lowie, ferrailleur flamand, rachète l’ensemble du site et son château pour 5 millions de francs belges, 125.000 d’euros actuels.

Les choses stagnent

Son idée ? Rentabiliser son investissement après avoir vendu toutes les ferrailles qui se trouvaient sur le site. Pour parvenir à ses fins, il commence par démolir des bâtiments dont une tour qui avait une certaine valeur architecturale. Voyant ça, la Région décide en 1982 de classer une partie des bâtiments, freinant Lowie dans son élan. Une décision qui marque le début de tensions entre la Région et le propriétaire.

La Région et la Ville souhaitent alors le remettre dans le giron public, ce que refuse Armand Lowie. Les choses stagnent pendant des années jusqu’à mars 2012, lorsque la Région classe l’ancien charbonnage dans les sites prioritaires à réhabiliter. 2,07 millions d’euros sont mêmes débloqués pour racheter le site et entreprendre des démolitions. Depuis, il n’y avait plus eu aucune avancée significative jusqu’à ce 21 novembre, date à laquelle la SPI, qui gère ce dossier pour la Région, est devenue propriétaire du site. « Cela a pris du temps parce que les héritiers refusaient de nous le vendre, explique Thomas Chevau de la SPI. Il faut dire qu’ils en voulaient bien plus que ce que le comité d’acquisition avait estimé. On a donc dû procéder à une expropriation judiciaire. Depuis le 21 novembre, nous en sommes propriétaires.  »

Quant à savoir ce qui va y être fait, on parle de logements, PME et équipements publics… Il faudra attendre encore quelques semaines. « Vu l’état du site, que nous découvrons depuis fin novembre, nous devons y faire une étude complète pour voir ce qui peut y être fait »,

Les bâtiments classés, de style néogothique, seront maintenus. Pour le reste, il faudra donc encore un peu patienter, ce qui n’empêche pas les autorités visétoises de se réjouir de cette immense avancée.

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