Dix traditions de Noël dans le monde

En Russie et dans d’autres pays orthodoxes, Noël n’est pas célébré le 25 décembre mais dans la nuit du 6 au 7 janvier. Une question de calendrier : l’Église orthodoxe russe a conservé le calendrier « julien » (introduit par Jules César), qui comporte actuellement 13 jours d’écart par rapport au calendrier occidental « grégorien » (institué par le pape Grégoire XIII au XVIe siècle), qui est devenu le calendrier civil.

En Irlande, les enfants préparent l’arrivée du Père Noël en laissant un « mince pie » (petit gâteau) et un verre de Guinness pour lui.

En Espagne, au Portugal et en Italie, parmi les santons de la crèche figure le « Caganer », un homme qui défèque accroupi le pantalon baissé, laissant une montagne d’étrons sous lui. Il représenterait symboliquement la fertilisation de la terre, synonyme de bonnes récoltes pour l’année à venir. Les caganers, à l’origine des hommes anonymes en costume traditionnel, sont désormais représentés sous la forme de célébrités (tous les grands de ce monde, d’Angela Merkel à Lionel Messi).

En République Tchèque, la veille de Noël, les femmes célibataires retirent une de leurs chaussures et la jettent par-dessus leur épaule. Si la chaussure atterrit avec le bout face à la porte, alors sa propriétaire devrait se marier dans l’année.

En Corée du Sud, comme au Japon, la fête se profile aussi comme celle des amoureux. Les Coréens et Coréennes célibataires se rassemblent pour un gigantesque speed-dating tandis qu’au Japon, la fête prend des allures de Saint-Valentin avant l’heure.

En Ukraine, en plus des décorations traditionnelles, les sapins sont ornés d’une fausse araignée en signe de chance et de prospérité. Un conte populaire raconte qu’une pauvre veuve, ne pouvant se permettre d’acheter des décorations de Noël, a eu la surprise à son réveil de constater qu’une araignée avait magnifié l’arbre en tissant sa toile sur ses branches. C’est pourquoi on trouve désormais une araignée artificielle sur les sapins ukrainiens, en signe de chance et de prospérité.

En Norvège, le cache-cache des balais est une vieille coutume propitiatoire pour se protéger des mauvais esprits et des sorcières. Le soir, on cache les balais avant d’aller se coucher, afin d’être certain qu’ils ne seront pas empruntés pendant la nuit par une sorcière.

En Suède, depuis une quarantaine d’années, la ville de Gävle, érige une chèvre géante faite de paille pour marquer le début de la saison des fêtes. Chaque année, des vandales font tout ce qu’ils peuvent pour brûler la chèvre avant Noël. Depuis 1966, la chèvre n’a survécu que 10 fois jusqu’à Noël.

A Caracas, la capitale vénézuélienne, on a pour coutume le matin de Noël de se rendre à la messe en… rollers. De nombreuses routes du centre-ville sont ainsi bloquées jusqu’à 8h du matin pour permettre cette fervante roller parade.

Au Japon, avec seulement 1 % de la population de confession chrétienne, c’est une fête avant tout commerciale en plein essor. La chaîne de restauration rapide Kentucky Fired Chicken s’est imposée depuis la fin des années 70 comme un incontournable pour le réveillon de Noël. La plupart des Japonais commandent leur dîner des mois à l’avance pour éviter de faire la queue dans l’une des enseignes KFC.