Après Mons, 200 Afghans en route vers Gand

Quelque 200 Afghans, qui ont trouvé refuge dans l’église du Béguinage à Bruxelles, ont entamé samedi matin une marche vers Gand afin de réclamer un titre de séjour. En décembre dernier, ils avaient déjà rallié Mons dans l’espoir de s’y entretenir avec le Premier ministre Elio Di Rupo et la secrétaire d’État en charge de l’asile et de la migration, Maggie De Block. Si cette rencontre a finalement eu lieu, elle n’a pas donné les résultats espérés.

«  Nous voulons une nouvelle fois faire entendre nos demandes », explique Riet Dhondt, une sympathisante qui participe à la marche. «  Le gouvernement doit tenir compte, dans sa politique d’asile, des nouvelles recommandations des Nations unies concernant l’Afghanistan. Le pays n’est plus sûr et la Belgique doit au moins suspendre les expulsions. Quant aux Afghans, ils doivent obtenir un titre de séjour clair », a-t-elle ajouté.

Des pâtisseries orientales seront proposées aux habitants des villes traversées et aux hôtes qui accueillent les marcheurs. « Nous avons aussi des fleurs pour Maggie et son bourgmestre de frère- Eddie De Block est bourgmestre de Merchtem, NDLR », explique Isabelle Marchal, elle aussi sympathisante et marcheuse. « Nous sommes à Merchtem », continue-t-elle vers 12h45. La caravane de marcheurs avance en musique. « Entre Bruxelles et Merchtem,il y avait des gens qui nous faisaient des signes sympas et qui prenaient nos tracts. Et d’autres qui ne voulaient même pas nous regarder. Évidemment on n’est pas aussi bien accueilli qu’en Wallonie mais ce n’est pas une tendance générale ».

Au cours de leur rencontre avec les manifestants en décembre dernier, Elio Di Rupo et Maggie De Block avaient déclaré que chaque Afghan pouvait déposer une nouvelle demande d’asile individuelle. Or, ce que souhaitent les marcheurs, c’est une solution collective. Ce samedi, la marche fera étape à Affligem où les participants dormiront dans l’abbaye. À midi, une halte est prévue à Merchtem, où habite Maggie De Block.

Les premières marques de solidarité s’expriment déjà à Gand.

Monseigneur Leonard présent

L’Archevèque André Leonard craignait début de semaine ne pas pouvoir se joindre à la Marche des Afghans, pour des raisons de santé. Il sera pourtant bien à l’abbaye d’Affligem samedi soir pour accueillir les marcheurs et prendre la parole en solidarité avec eux.

Leur parcours