Sans nouvelle de Schumacher, les journalistes ont quitté l’hôpital

Près de trois semaines après le grave accident de ski de Michael Schumacher dans la station de Méribel, les camions satellites ont disparu devant le CHU de Grenoble.

Depuis le 29 décembre, une centaine de journalistes s’étaient massés devant l’hôpital français en attente de nouvelles de l’état de santé du septuple champion du monde de F1.

Si le personnel du CHU de Grenoble a reçu des consignes strictes de la direction pour ne pas parler à la presse, une infirmière avoue néanmoins son « soulagement, partagé par tous les collègues. Entre les journalistes qui t’alpaguaient sans arrêt et ceux qui proposaient carrément de l’argent pour avoir des infos, c’était difficile de travailler correctement. On peut enfin respirer ! », témoigne-t-elle à 20minutes.fr

Présente sur place tous les jours depuis l’accident, l’AFP n’a ainsi « plus aucun dispositif devant l’hôpital », précise l’un des journalistes de l’agence à Grenoble. «  On a arrêté le jour de la conférence de presse d’Albertville. Depuis, on essaie de se maintenir informé chaque jour et on reste en contact avec la communication du CHU et l’attachée de presse de Schumacher. Hier soir (NDRL lundi), elle nous a répondu par texto. Elle ne l’avait pas fait depuis le dernier communiqué », déclare le journaliste de l’AFP.

« État critique mais stable »

Dans le message, Sabine Kehm indiquait qu’elle ne savait pas «  quand allaient être communiquées de nouvelles informations » sur l’état de santé de Michael Schumacher.

Aucune nouvelle n’a donc filtré depuis le lundi 6 janvier. Ce jour-là, Michael Schumacher se trouvait, selon son entourage et ses médecins, dans un état « critique mais stable ». Un silence qui signifie donc que la situation de la star allemande n’évolue pas. C’est en effet ce qu’avait expliqué le professeur Jean-François Payen, lors des deux conférences de presse tenues par les médecins, au lendemain des deux opérations au cerveau subies par Schumacher. « On viendra vers vous pour communiquer sur l’état de santé de Michael Schumacher seulement s’il y a du nouveau », avait ainsi expliqué le chef du service réanimation du CHU de Grenoble.

Michael Schumacher ne serait plus « en danger de mort immédiate », toutefois, le risque de saignements dans le cerveau existe toujours. C’est la raison pour laquelle les médecins de Grenoble poursuivent leurs examens, afin de savoir quelles zones du cerveau restent fonctionnelles ou endommagées, avance le journal allemand Bild.