Chèque-travail: N-VA et Kris Peeters taclent Monica De Coninck

Tant le ministre président-flamand, Kris Peeters, que la N-VA ont critiqué la proposition formulée par la ministre fédérale de l’Emploi, Monica De Coninck, de transformer le système Activa en introduisant des chèques-travail s’inspirant des titres-services pour mettre au travail des jeunes peu qualifiés.

« Le moins que l’on puisse attendre, c’est une concertation avec les entités fédérées », a affirmé Kris Peeters (CD&V) à l’agence BELGA, rappelant qu’en vertu de la 6ème réforme de l’Etat ce seront elles qui seront responsables de cette compétence qui sera transférée aux Régions le 1er juillet prochain. Le parti nationaliste flamand N-VA a eu une réaction similaire, en affirmant dans un communiqué que l’adoption d’une telle mesure n’était « plus une tâche » pour le gouvernement fédéral.

Les syndicats plus positifs

Au contraire, le syndicat libéral (CGSLB) trouve que la proposition de la ministre de l’Emploi est « une bonne chose ». « Le chômage chez les jeunes est un problème majeur et il va certainement augmenter si nous ne faisons rien, car malgré les annonces d’une reprise économique, il semble que la croissance attendue ne mènera pas directement à plus d’emplois », estime le président du syndicat libéral, Jan Vercamst.

Même son de cloche du côté du Syndicat Neutre des Indépendants (SNI). «  Nous ne pouvons qu’applaudir cette proposition, parce que, pour les petits employeurs qui ne travaillent pas toujours avec un secrétariat social, les mesures du plan Activa sont souvent trop compliquées et stressantes et souvent inconnues », a signalé la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. Le SNI trouve donc que l’introduction d’un nouveau système de réduction des charges salariales qui entraînerait moins de paperasserie est une bonne idée.

La FEB nuancée

Enfin, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a accueilli de manière nuancée la proposition de Monica De Coninck (SP.A). « L’aspect positif est que les problématiques des coûts du travail et du chômage des jeunes sont abordées », estime Bart Buysse, le directeur général de la FEB. « Cependant, le chômage dans cette catégorie ne touche pas seulement les personnes peu qualifiées. Les jeunes qui ne disposent pas des bonnes qualifications sont aussi touchés. »

« L’attention portée à la problématique du chômage chez les jeunes est une bonne chose, sans quoi on risque de perdre une génération. Le fait qu’on s’attaque aux coûts du travail est également positif », a précisé M. Buysse. « Nous ne sommes par contre – tout comme l’Unizo – pas favorables à un système au sein duquel les organisations syndicales assureraient les payements des salaires. Nous regrettons également que la mesure envisagée concerne seulement un groupe cible et pas l’ensemble des travailleurs », a-t-il ajouté.