Un supercalculateur unique en Belgique

C’est sur l’aéropole de Charleroi qu’a été mis en exploitation ce lundi l’ordinateur de calcul le plus puissant de Belgique, le supercalculateur Tier I, en présence du ministre wallon de la Recherche scientifique Jean-Marc Nollet (Ecolo). Composé de 11.500 processeurs, ce qui équivaut à la capacité de travail de 5.000 PC et de plus de 600 superordinateurs, ce supercalculateur de classe européenne a pu être acquis grâce à un subside de 4,36 millions de la Région wallonne en complément d’investissements antérieurement réalisés dans le cadre d’un projet Feder. L’outil servira à la fois à la communauté scientifique, à la recherche appliquée et à la formation.

Comme l’observe le président du Consortium des Equipements de Calcul Intensifs (CECI) Benoît Champagne, « il s’agit d’un équipement crucial pour une recherche d’excellence dont la modélisation numérique est la troisième composante après l’expérience et la théorie. Dans des domaines allant des sciences exactes à celles de l’ingénieur en passant par les biosciences et les sciences humaines. »

Le supercalculateur sera opéré par le cEnaero, le centre de recherche appliquée du secteur de l’aéronautique qui vise une reconnaissance internationale. « Au-delà de la recherche fondamentale et appliquée à travers notre collaboration avec de grandes entreprises comme Sonaca ou Techspace aero, le supercalculateur se veut un vecteur d’innovation pour les PME », explique Philippe Geuzaine, directeur général de Cenaero. Exemple : spécialisée dans l’informatique 3D, la société Cover Group installée à Tournai y a recouru pour développer son logiciel de calcul de la prise au vent des vérandas destiné aux artisans menuisiers et installateurs.

Les champs d’application de l’outil sont nombreux : optimalisation de la mobilité urbaine, conception de nouveaux médicaments et de diagnostics médicaux, aide à la décision en matière d’études environnementales des villes, optimisation des performances énergétiques de constructions durables… cenaero ambitionne de devenir leader technologique dans la modélisation et la simulation numérique.

Le centre entend maintenir son infrastructure de calcul parmi les 500 les plus puissantes au monde.