Les élèves présentent leur JT

J e n’avais aucune idée du métier et je ne m’y intéressais pas trop en réalité. Mais j’ai tout de même souhaité découvrir l’envers du décor, pour voir comment on réalisait l’info. Et j’ai découvert tout le travail que cela nécessite et, surtout, que les journalistes sont des êtres normaux. C’est juste que c’est très stressant de se retrouver face à un micro : comment on doit se tenir, parler avec son interlocuteur, se mettre à l’aise. Rien que pour cela, cela valait le coup d’en faire partie. »

Mariam Léonard, 19 ans, est étudiante en 5e Infographie à l’Institut d’enseignement secondaire (Ipes) de Wavre . Et avec Wendy Deschepper, élève de 6e, dans la même section, elle est entrée dans l’histoire du Brabant wallon en présentant le premier journal télévisé d’une école.

L’occasion de découvrir le rôle de l’Ipes à l’occasion de la Joyeuse Entrée à Wavre, lors du Salon Créations au domaine provincial de Hélécine et de la qualification des élèves au tournoi de mini-foot de la Province. Un dernier reportage que Mariam Léonard a d’ailleurs réalisé elle-même. Ce journal sera présenté ce vendredi midi à toute l’école, puis sera accessible sur le site de celle-ci, laquelle passe par YouTube pour la diffusion.

« C’est un projet des élèves eux-mêmes, nous explique le directeur André Grenier. Je ne pouvais que l’accepter puisque, lorsque j’étais professeur de droit, économie et comptabilité, j’avais déjà initié des formations audiovisuelles dans le cadre de ce que l’on appelait les “FMR” Productions, avec un jeu de mot pour éphémères. Ce plus, ce journal télévisé était l’occasion d’aller un cran plus loin que notre revue “Ipes Liaisons”. »

L’éducateur Kevin Miseur s’en souvient fort bien lorsqu’il était élève : « Je coordonne aujourd’hui le travail des élèves, avec l’intention de pouvoir transmettre à mon tour l’acquis de mon expérience. Je précise que tout se fait en dehors des heures de cours. Les élèves se sont même mobilisés pour organiser un repas afin de récolter des fonds pour acheter une caméra. »

Et André Grenier de poursuivre : « Cette “Ipes TV” répond parfaitement à la Charte européenne qui définit les objectifs de cette éducation aux médias. En effet, l’Union européenne la détermine comme la capacité à accéder aux médias, à comprendre et apprécier, avec un sens critique, les différents aspects des médias et de leur contenu et à communiquer dans divers contextes. »

La députée provinciale en charge de l’Enseignement, Isabelle Kibassa-Maliba (PS), a ainsi soutenu l’initiative de celui qu’elle a appelé « Philippot Zimmerman Grenier », en accolant au nom du directeur ceux de la RTBF et de TV Com : « Les élèves sont les citoyens de demain. Ils doivent être capables de décoder les enjeux de la société dans laquelle nous vivons, afin de devenir acteurs de leurs propres projets. »

Ce qu’entendent bien les cadreurs Adrien Geyns et Eliott Bockstael, de 5e Infographie : « Voilà une expérience intéressante, que l’on va réitérer encore deux fois cette année. Bien sûr, c’est du travail en plus pour nous, mais c’est motivant de voir le résultat ! »