Eric Michaux, le pâtissier revenu de Téhéran

Eric Michaux est un pâtissier bien connu à Liège : c’est lui qui, en son temps, avait créé « Question de goût » rue Saint-Adalbert. À la fin de cette aventure, il s’était exilé à Téhéran pour y ouvrir une pâtisserie belge. Depuis un an, il est de retour chez nous, avec une nouvelle enseigne au nom évocateur, « Une gaufrette saperlipopette ». Rencontre.

Temps de lecture: 3 min

Rue des Mineurs, à côté de la place du Marché, en plein cœur historique de Liège, une petite pâtisserie originale a ouvert ses portes en juin dernier. Avec une drôle d’enseigne en forme de clin d’œil : « Une gaufrette saperlipopette ».

Son histoire non plus n’est pas banale. Son patron, Eric Michaux, raconte : « En fait, avec mon épouse, Bénédicte Goffin, cela fait vingt-cinq ans que nous sommes dans la boulangerie. À Liège, j’avais ainsi créé “Question de goût”, qui était installé rue Saint-Adalbert, dans le Carré. Mais, à un moment, nous avons vu trop grand et la faillite était devenue inévitable. »

Pas question, pourtant, de se laisser aller après cet échec. Eric Michaux a ainsi rebondi une première fois… à Téhéran, en Iran. « J’avais été contacté par un groupe de médecins iraniens pour créer une pâtisserie belge à Téhéran. Ce que j’ai fait. J’y suis resté trois ans, jusqu’au début 2013. Là-bas, il n’était pas toujours évident, avec les produits dont on disposait, de faire la qualité voulue. Un jour, mon épouse est venue me rejoindre à Téhéran. Je lui ai proposé de fabriquer la vraie gaufre de Liège en Iran. Elle m’a répondu : “Non, pas en Iran. On va refaire la gaufre de Liège… à Liège !”  »

Retour, donc, dans la Cité ardente au printemps dernier. Et recherche d’un local pour installer la pâtisserie.

«  Ici, ça s’est fait tout à fait par hasard. Un jour que nous passions rue des Mineurs, nous avons vu un monsieur sortir de cette maison et nous lui avons demandé si le rez-de-chaussée commercial était à louer. Il nous a répondu : “Oui, depuis dix minutes !” Comme il avait déjà entendu parler de moi à l’époque de “Question de goût”, l’affaire s’est rapidement conclue. »

Depuis juin, « Une gaufrette saperlipopette » est donc installé en plein cœur historique de la ville.

Pourquoi ce nom ? « Parce que nous voulions un nom bien liégeois, avec un mot comme saperlipopette, sans prétention, comme peuvent l’être les Liégeois. »

L’accueil du client est soigné : chaque personne qui passe la porte se voit offrir une délicieuse chouquette.

En riant, un client présent lance : « Moi, j’ai trouvé le truc, je viens cinq ou six fois par jour ! »

Ici, le fer de lance est donc la gaufre de Liège. « La vraie, précise Eric Michaux, avec du bon beurre, de la vraie vanille, de bons œufs, du sucre, de la cannelle, rien que de bonnes choses. »

Très vite, le succès a été au rendez-vous, non seulement auprès des Liégeois, mais aussi auprès des touristes. Eric Michaux : « Nous avons déjà eu des clients japonais, chinois, brésiliens, coréens, qui nous ont découverts via notre page Facebook. Nous avons même eu droit à un article dans la presse japonaise ! »

Aujourd’hui, le succès ne se dément pas. Aux gaufres de Liège sont venues s’ajouter les gaufres aux fruits, le massepain, les spéculoos, les crêpes, les cannelés de Bordeaux, les madeleines…

« Une gaufrette saperlipopette » est ouvert du mercredi au dimanche, dès 7h30 du matin et jusqu’à 18 heures.

« Chaque jour, nous commençons notre journée à 4 heures du matin, et même à 2h30 le week-end », précise encore Eric Michaux.

Entre-temps, il a déjà engagé deux personnes pour l’aider dans sa pâtisserie, où tout est fabriqué sous les yeux des clients.

 

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