Anne Delvaux règle ses comptes avec le CDH: «La politique, je n’en ferai plus mon métier»

Anne Delvaux a refusé la proposition de Benoît Lutgen de se présenter au fédéral et a vivement critiqué le CDH lors de sa conférence de presse au Parlement européen.

L’annonce de l’eurodéputée intervient après la décision du CDH de nommer le syndicaliste Claude Rolin tête de liste à l’Europe.

« L’humaniste du CDH reste sur papier »

« Je refuse d’être l’attrape-voix », a expliqué l’eurodéputée qui a vivement critiqué le « lynchage » dont elle a fait l’objet de la part des « barons, caciques et huiles » humanistes.

«  La machine communicationnelle, stratégique, oserais-je dire machiavélique ne peut pas toujours gagner », a-t-elle affirmé, une semaine après que Benoît Lutgen l’a écartée de la liste européenne au profit du syndicaliste Claude Rolin. Elle n’a pas mâché ses mots pour critiquer les méthodes du président. «  On appelle ça l’humanisme », a-t-elle lâché, ironisant sur un parti qui mise sur « le développement humain ».

« La politique, je n’en ferai plus mon métier  », a annoncé Anne Delvaux qui s’est montrée très prolifique sur twitter.

« Le CDH que je viens de découvrir, je le quitte. Mais le vrai CDH humaniste, je ne le quitte pas » a notamment déclaré Anne Delvaux en conférence de presse qui a réglé ses comptes avec le président du CDH, Benoît Lutgen.

Et de marteler : «  Faire de la politique de manière alimentaire pourrit la politique. Je suis extrêmement déçue de découvrir que l’humanisme du CDH reste sur papier ».

Quel avenir ?

Anne Delvaux terminera son mandat européeen. Elle souhaite rester conseillère communale à Liège, sans pour autant continuer à faire carrière dans la politique. Elle exclut un poste d’échevin. Vous connaissez cette phrase, a-t-elle ironisé : « Si tous les dégoûtés s’en vont, il ne reste que les dégoûtants ».

Il n’est pas non plus question pour elle de changer de parti politique : « A ce stade, changer de parti n’est pas en discussion, ni en réflexion ».

Anne Delvaux, qui a suivi une formation qualifiante au cours des derniers mois, envisage une carrière dans le privé. Elle exclut en tout cas « totalement » de redevenir journaliste « parce que je ne pourrai plus jamais prétendre à la neutralité ».

Une certitude : Anne Delvaux dit ne rien regretter. « La politique m’a appris énormément de choses. Je ne regrette rien. J’ai rencontré des gens extraordinaires chez les militants du CDH ».

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