Grand Baromètre: le PTB fait mal au PS

Les socialistes paient cash la progression du PTB. En Wallonie, le PP progresse également, avec un score de 5,6 %. Le PS est en recul dans les deux Régions, le MR en progression. En Flandre, la N-VA progresse encore.

Bruxelles : le MR reprend des points

A Bruxelles, la grande leçon se situe à l’extrême gauche de l’échiquier : le PTB passe de 2,6 % à 6,8 %. C’est tout à la fois l’évolution la plus marquante de notre sondage, mais aussi le score le plus élevé jamais réalisé dans la capitale.

Principale « victime » de cette progression appuyée : le PS de Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort. Les socialistes gardent certes le leadership, mais de toute justesse (1,2 point d’avance, seulement, sur les libéraux). Et, surtout, ils sont, de nouveau en recul : avec 21,2 %, ils encaissent une perte de 2,9 points.

Les libéraux progressent de 1,3 point, et affichent un score de 20 %. Mais ils ne récupèrent pas le leadership, dans la capitale, qu’ils détenaient encore au début de cette année. A noter que les libéraux ont démarré leur campagne précisément au moment où le sondage débutait – le 6 février, avec la présentation, dans nos colonnes, du livre de Didier Reynders, suivie du congrès programmatique. Le PS, lui, n’est entré en campagne que ce jeudi, avec l’interview de ses ténors au Soir  ; il tiendra son congrès ce dimanche.

La course à la troisième place s’annonce, elle, très serrée. Cette fois, c’est le CDH, en légère progression, qui décroche la timbale, le FDF et Ecolo sont ex aqueo.

Côté néerlandophone, le VLD affiche sa forme, la N-VA ne réussit pas à percer.

Wallonie : le PS perd 10 % par rapport à 2010

En grande méforme depuis quelques mois, le PS est désormais crédité de 28,4 %. Soit (quasi) 10 points sous son score électoral des législatives de 2010.

Aux dernières législatives, 15,4 points séparaient encore le PS du MR. Là, l’écart s’est réduit à 5,1 points.

Les autres partis traditionnels ne profitent pas du recul du PS. Le MR ne progresse que très légèrement par rapport au dernier sondage (1,6 point) et stagne globalement depuis les élections de 2010. De leur côté, CDH et Ecolo ne parvient pas quitter la zone des 11-13 %.

Les mouvement le plus vif du sondage s’observe au PTB (extrême gauche) et au Parti populaire. Ce dernier profite de façon claire du ralliement du populaire Luc Trullemans, l’ex-météorologue de RTL-TVI. En hausse tendancielle depuis quelques mois, le PTB enregistre un sursaut probablement dû à son entrée officielle dans la campagne (présentations des listes, etc.) et par la récente (et très suivie) comparution de Raoul Hedebouw à « Jeudi en prime », la nouvelle émission politique de la Une.

Flandre : la N-VA progresse encore

Celles et ceux qui s’attendaient à un début de commencement de reflux de la N-VA déchanteront voire déprimeront : la formation politique de Bart De Wever obtient 32,3 % des intentions de vote, soit 1,1 % de plus que dans notre enquête Ipsos de novembre 2013 et 3,9 % de plus qu’aux élections législatives de juin 2010. Autant dire qu’à un tel niveau, la N-VA est in-con-tour-nable. Et que le 25 mai débouchera sur un enfer politique. Façon 2010 en pire, si l’on peut.

Derrière la N-VA, les chrétiens-démocrates flamands (re) font leur nid : 18,5 % dans notre sondage, 17,4 % en novembre dernier, 17,6 % aux élections de juin 2010… Doucement mais sûrement, le CD&V s’impose comme le « parti-pivot » pour l’après 25 mai : quoi qu’il arrive, centre-droit ou centre-gauche, il sera très vraisemblablement dans la majorité fédérale… Confortable.

Pour le reste : le Vlaams Belang fait les frais de la vigueur nationaliste (la N-VA siphonne l’extrême droite), le SP.A et le VLD vivotent, Groen revit, enfin le PTB local (PVDA+) ne perce pas, contrairement aux camarades francophones.