Batibouw remet la brique au centre

Lors de la présentation du Salon Batibouw à la presse, il y a un peu plus d’un mois, les organisateurs ont insisté sur un point : ils sont (un peu) lassés de lire des informations négatives à propos du secteur de la construction car ils craignent que cela influence négativement le comportement du citoyen qui pourrait retarder, voire annuler, ses intentions de construction ou de rénovation.

Sans verser dans le négativisme, il est toutefois difficile de parler d’un secteur en pleine euphorie à l’heure où le plus grand Salon organisé en Belgique ouvre ses portes, ce jeudi, au Heysel.

En 2013, la Confédération Construction, l’organe de référence en la matière, a enregistré quelque 2.000 faillites (d’octobre 2012 à septembre 2013) et les prévisions sont – ne tournons pas autour du pot – mauvaises. Cela représente une augmentation de 60 % depuis l’éclatement de la crise économique et financière de 2008, année pendant laquelle le nombre de faillites avait atteint le chiffre de 1.249.

Cela n’empêchera pas la Fisa, la société organisatrice de Batibouw, de proposer, une fois de plus (le Salon fête cette année sa 55e édition) un rassemblement qui attire quelque 300.000 personnes autour de la brique.

Le Belge garde celle-ci bien calée dans le ventre, c’est certain, mais il doit faire face aujourd’hui à un contexte tendu. L’accès au crédit est devenu plus difficile, ce qui rend nos envies de bâtir beaucoup plus problématiques.

L’immobilier neuf est à la peine et pourtant, il faudra toujours plus de logements. C’est tout profit pour la rénovation. Si on ne peut pas construire, pourquoi ne pas, en effet, se satisfaire du bien que l’on possède en le rénovant ?

Ce premier numéro exclusivement consacré à Batibouw (l’autre, c’est pour jeudi prochain) reprend quelques thématiques majeures et autres éclairages sur des sujets liés au secteur.

S’il n’est pas aussi épais qu’une brique, il est toutefois nettement plus volumineux que l’Immo que vous avez pris l’habitude de consulter semaine après semaine.

La preuve que la construction n’est peut-être pas aussi moribonde que les chiffres le laissent parfois entendre. Un peu de positivisme, de temps en temps, ça ne peut pas faire de tort. N’est-ce pas, Messieurs les organisateurs ?