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Eugène Riconneaus, le chausseur à suivre

Chef de file de la nouvelle vague de créateurs de chaussures de luxe, le jeune créateur réussit le grand écart entre l’univers du skate et du sur-mesure. Rencontre.

Par la rédaction

Temps de lecture: 4 min

Tombé amoureux de l’univers de la chaussure à l’âge 13 ans, les deux pieds vissés sur son skateboard, Eugène Riconneaus emboîte le pas aux artisans qui l’ont pris sous leurs ailes, perpétuant ainsi leur savoir-faire. Un travail d’exception au profit de collections audacieuses et ultra désirables.

Talent émergent

Son nom dans les magazines de mode les plus en vogue, des points de vente prestigieux de Paris à Tokyo, des collaborations pointues à foison, aucun doute : Eugène Riconneaus se positionne clairement en chef de file de la nouvelle vague de créateurs de chaussures de luxe.

Aujourd’hui à la conquête de la Belgique, ce « twenty-something » bien dans ses baskets n’a pas attendu d’avoir soufflé ses vingt bougies pour lancer sa marque éponyme. Sa première collection, il la présente âgé seulement de dix-neuf ans et quelques mois. C’était en 2009. Quatre modèles composent alors sa ligne : une paire d’escarpins noirs ornés de plumes d’autruche, des escarpins compensés répondant au doux nom d’Annabelle et deux paires de sneakers. Les trois derniers modèles étant devenus, saison après saison, l’ADN de la griffe.

En l’espace d’un éclair, il électrise presse et acheteurs. Quatre ans plus tard, le lauréat 2013 du prix « ELLE aime la mode » continue sur sa lancée avec autant de dextérité qu’il en a sur une rampe de skate.

Savoir-faire en héritage

Pour percer le secret de la passion d’Eugène Riconneaus pour les chaussures, il faut prendre la route de Sologne, région d’où est originaire le créateur.

Jeune adolescent féru de skate, ce dernier pousse la porte d’un artisan bottier avec en tête l’idée de faire réparer ses baskets déglinguées par une pratique assidue de glisse urbaine. « Quand je suis entré chez ce bottier au coin de ma rue, j’ai vraiment eu le coup de foudre », confie celui dont l’odeur des peaux et le savoir-faire de cet artisan formé chez John Lobb à Londres ont changé le destin. Très vite, il arrête l’école. Très vite, dans l’atelier du maître bottier, il confronte les deux cultures diamétralement opposées dans lesquelles il baigne : le skate et la chaussure sur-mesure.

« J’avais ce côté caméléon  », analyse-t-il d’un ton posé mais jovial. Aujourd’hui à la tête de sa propre maison, Eugène Riconneaus s’impose comme une unique pression celle d’être digne de l’héritage que lui ont légué ses pairs. « Quand t’as eu la chance de travailler avec de grands bottiers, qui t’ont transmis énormément de choses, un savoir-faire lui-même transmis de leurs parents, la principale pression que tu ressens est d’être le garant de cet enseignement  », nous explique ce puriste de la chaussure.

Colette, Anne Valérie Hash, BMW, Paraboot…

Avec son approche de l’excellence et du luxe contemporain, Eugène Riconneaus ne se contente pas de séduire les modeuses averties. Nombreuses sont les marques qui l’ont déjà sollicité pour des collaborations réussies. Les boutiques trendy Colette et Harvey Nichols, la styliste Anne Valérie Hash, les constructeurs automobiles BMW et Mercedes-Benz ou encore la marque de chaussures haut de gamme Paraboot, pour n’en citer que quelques-unes.

Quels que soient le secteur et le projet, le jeune entrepreneur apporte sa patte à l’univers du label qui le courtise. Le rêve absolu ? «  Collaborer avec Azzedine Alaïa », avoue en souriant le jeune prodige.

Coachella, Californie

Si les bureaux d’Eugène Riconneaus sont au cœur du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la station de métro Liège, c’est la Californie qui l’a inspiré pour sa collection printemps-été 2014.

Celui qui confesse venir travailler en skate, coiffé d’une de ses inséparables casquettes, s’est approprié l’esprit de Coachella, le festival de musique le plus cool au monde. Des modèles, réclamant chacun environ 180 étapes de fabrication, qui sentent bon le sable chaud du désert californien. De la Coachella Valley aux pavés de Bruxelles, Anvers, Namur ou Gand, il n’y a qu’un pas…

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