Une cité des Métiers au Val Benoît

Ce n’est encore qu’un bâtiment désaffecté, une aile décrépite du « Génie Civil », cet édifice de style fonctionnaliste ou « Bauhaus » construit dans les années 30 au Val Benoît. En 2016, rénové par la SPI, le « Génie civil » accueillera un espace pour entreprises ainsi que la cité des Métiers. « Nous allons consacrer près de 20 millions d’euros à la rénovation de l’ensemble du bâtiment », explique Françoise Lejeune, directrice de la SPI. Le début des travaux est imminent.

La cité des Métiers viendra s’intégrer dans le Génie civil rénové. « Le projet a été initié tant par le monde de la formation que celui de l’entreprise et s’est nourri petit à petit de partenariats avec les syndicats et le monde de l’Enseignement », explique le ministre de l’Économie Jean-Claude Marcourt qui, via le plan Marshall 2.Vert a libéré 9 millions d’euros en frais d’établissement ainsi que 500.000 euros par an durant une bonne trentaine d’années pour le fonctionnement.

Une cité des Métiers, pour quoi faire ? Le concept est français et labellisé par ses concepteurs, la cité des Métiers de la Villette à Paris. Il vise à présenter au grand public les métiers innovants et à donner le goût aux jeunes de plonger dans les filières de formation ad hoc. « À Liège, nous visons deux objectifs principaux : présenter et valoriser les métiers en pénurie et anticiper les métiers de demain », poursuit Jean-Claude Marcourt.

Concrètement, la cité des Métiers aura trois espaces complémentaires. « InnovA » qui constituera une vitrine active des innovations des entreprises liégeoises. « Les compétences sont ici et il faut les faire connaître », déclare Jacques Pèlerin, responsable de la section liégeoise de l’Union Wallonne des entreprises. Nouveaux matériaux composites, impression en 3D, éléments d’un nouveau moteur d’avion : le rêve accompagne la découverte dans ce genre de vitrine technologique.

« ExplorA » sera tout entier dédié au rapprochement école-entreprise avec la mise en scène d’un jeu de rôles géant où le jeune sera immergé dans une entreprise virtuelle pour en saisir le fonctionnement et les différents métiers qui la composent. Enfin, « OrientA » jouera le rôle de pôle conseil, c’est la partie labellisée par le réseau des cités des Métiers.

« L’idée est de créer un circuit court entre les habitants et les opportunités professionnelles. Répondre à leurs préoccupations à court terme et les confronter également au long terme, c’est-à-dire aux métiers de demain », explique Olivier Lasvergnas, secrétaire général du réseau international des cités des Métiers. Le plus difficile étant, selon la flopée de partenaires présents ce mercredi sur le site, de rassembler et faire travailler ensemble les forces liégeoises, du Forem à l’ULg, de la Province aux syndicats, du monde de l’entreprise aux outils publics d’aide à la création d’entreprise.

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