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La «Belgium Touch» de Cécile de France va-t-elle dérider la Cérémonie des Césars?

Beau challenge ce soir, dès 21 heures, en direct du Théâtre du Châtelet et sur BeTv (en clair), pour l’actrice belge. Elle est la maîtresse de cérémonie de la 39e édition des Césars.

Temps de lecture: 3 min

On pourrait presque dire que la 39e cérémonie des Césars est un festival belge tant nos talents sont partout. De Cécile de France, maîtressse de Cérémonie, à Olivier Gourmet (Grand Central) et François Damiens (Suzanne) en lice pour le César du meilleur second rôle. Avec, l’idée que François Damiens pourrait revenir avec la statuette tant son interprétation de père déboussolé est subtile et bluffante.

Pauline Étienne (La religieuse) est rivale d’Adèle Exarchopoulos (La vie d’Adèle) et de Marine Vatch (Jeune et jolie) dans la catégorie meilleur espoir tandis que Patrick Ridremont avec Dead man talking et Félix van Groeningen avec Alabama Monroe rivalisent dans la cour des grands avec Woody Allen, Quentin Tarantino, Alfonso Cuaron et Paolo Sorrentino dans la catégorie meilleur film étranger.

Bon, la concurrence est rude et Tarantino, qui montera ce soir sur scène pour remettre un César d’honneur à Scarlett Johansson, est un challenger très probable. Mais voici cinq nominations qui ont de la gueule. Une fierté qui se partage du nord au sud du pays. Les talents belges s’exportent très bien et prennent leur place naturellement au sein du cinéma français. Car ils ont la cote dans l’Hexagone. Dans la catégorie meilleur film étranger, on est le quatrième pays le plus nommé avec onze films retenus dont un primé (Toto le héros, de Jaco Van Dormael, en 1992).

On souligne encore la nomination du Namurois Fabien Pochet pour le César du meilleur son de La vie d’Adèle. On regrette juste l’absence de Benoît Poelvoorde qui méritait une nomination dans la catégorie meilleur acteur pour sa prestation bouleversante dans Une place sur la terre, de Fabienne Godet.

À cela s’ajoute une place de prestige : celle de maîtresse de cérémonie. Cécile de France, qui s’est fendue d’une petite vidéo sympathique et gentiment marrante sur le Net avec Antoine de Caunes dont elle prend la place, aura le difficile privilège d’animer la soirée. « Pourquoi ne pas relever le défi ? C’est périlleux mais allons-y », lâchait l’actrice belge en conférence de presse des Césars.

Avec cinq nominations et deux prix : celui du Meilleur jeune espoir féminin en 2003 pour son rôle dans L’Auberge espagnole et celui de la Meilleure actrice dans un second rôle en 2006 dans Les Poupées russes, celle qui a déjà présidé les galas d’ouverture et de clôture du Festival de cannes, a assez d’aisance, de naturel et d’audace pour imposer sa « Belgium touch » avec l’envie de faire de cette soirée une fête.

À propos des lauréats qui monteront sur scène à ses côtés, elle confie : « Ce sera comme les accueillir chez moi, à la maison. Qu’ils se sentent bien, qu’ils aient la place de rire, d’être ému, de pleurer. Il faudra que ce soit drôle, divertissant, émouvant et sincère. »

Cette année, qui peut prétendre à la consécration? La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, a de grandes chances de faire le doublé Palme d’or/César comme le fit Amour, de Michael Haneke, l’an dernier. Mais Les garçons et Guillaume à table, de Guillaume Gallienne (10 nominations), L’inconnu du lac, de Alain Giraudie (8 nominations) et 9 mois ferme, d’Albert Dupontel (6 nominations) pourraient venir bousculer les pronostics. Ceci dit, le César du meilleur premier film ne peut échapper à Guillaume Gallienne ou Adèle Exarchopoulos semble avoir une voie toute tracée pour être sacrée Meilleure espoir. Mais le plus beau combat sera sans doute celui du César de la meilleure actrice: Deneuve, Léa Seydoux ou Sara Forestier ? Verdict ce soir...

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