Onkelinx supprime 10 millions d’euros pour les maladies chroniques

La ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx veut qualifier les maladies chroniques de « soins ambulatoires », ce qui permettrait à l’assurance-maladie d’économiser 10 millions d’euros, écrivent Het Nieuwsblad et De Standaard.

Laurette Onkelinx supprime cette disposition pour lutter contre les abus. En qualifiant les traitements intermédiaires de « soins ambulatoires », ils ne vaudront plus comme hospitalisation pour laquelle l’assurance hospitalisation complémentaire intervient. Le ticket modérateur ne serait ainsi plus couvert. Selon le site médical Mediquality.net, cela peut représenter en net pour les patients une différence de plusieurs centaines d’euros par an.

Selon Marc Moens, du syndicat de médecins ABSyM, le remède est pire que le mal. Mais il refuse de pointer Laurette Onkelinx du doigt. « Elle s’est toujours souciée des maladies chroniques », souligne-t-il.

Marc Moens en veut aux mutuelles, « qui offrent la grande majorité des assurances hospitalisation complémentaires ». « Elles se sont concertées avec les hôpitaux concernant les nouvelles règles. Soit elles n’ont pas vu les effets secondaires, et elles sont incompétentes. Soit elles les ont vus, et elles se mettent des millions d’euros en poche. »

Les mutualités rejettent ces accusations, affirmant que c’est le secteur privé qui est le plus gros pourvoyeur d’assurances complémentaires.