La SNCB investit 80 millions sur le site de Kinkempois

La gare de triage et l’atelier de maintenance de Kinkempois s’étendent sur des dizaines d’hectares, du pied de la côte du Sart Tilman jusqu’à Ougrée.

La gare de triage connut ses heures de gloire lorsque les trains de marchandise véhiculaient sans cesse la production des hauts-fourneaux liégeois. Mais depuis, elle a périclité et ne voit plus guère passer de trains.

Quant à l’atelier de maintenance, il continue à s’occuper de la réparation des trains mais les installations sont vétustes.

D’où l’idée de construire un tout nouveau. « Le but est d’avoir un outil performant, explique Richard Gayetot, le directeur général de SNCB-Technics, pour augmenter la qualité, la productivité et la rentabilité. »

Le projet retenu est donc de construire un tout nouvel atelier, au pied de la colline. Il ressemblera à un vaste hangar de 20.000 m² dans lequel passeront cinq voies de 258 mètres de long (pouvant accueillir neuf véhicules). « Contrairement à l’atelier actuel qui est un cul-de-sac, les trains pourront désormais entrer d’un côté et sortir de l’autre », ajoute le directeur.

Le chantier a démarré en septembre dernier et devrait durer trois ans, avec une ouverture prévue à la mi-2016. Il coûtera la bagatelle de 66 millions d’euros et a été confié à l’association momentanée Duchêne-Valens.

« Ce sera un des plus gros ateliers du pays », reprend fièrement Richard Gayetot qui débuta sa carrière d’ingénieur en 1978 à Kinkempois et qui y resta 10 ans.

Les 272 emplois actuels y sont maintenus. Et ils se verront adjoints 87 emplois de l’atelier de maintenance de Liers (voir ci-contre) qui seront ramenés sur le site et d’une vingtaine de Liège. Soit en tout 380 personnes. « Ce chiffre pourrait bien sûr évoluer selon le volume de travail. On sait que les voyageurs sont en augmentation et on est en train de recevoir les nouvelles automotrices Désiro. »

En fait, cet atelier pourra réparer et entretenir tous les types de trains, ce qui lui assure toutes les possibilités pour l’avenir.

À l’heure où des menaces planaient sur la relocalisation des activités techniques de la SNCB sur la Flandre, voici un investissement qui vient à point nommé. On réparera encore des trains durant longtemps à Liège.