Geert Wilders annule sa visite au meeting du Vlaams Belang

Geert Wilders, le président du parti nationaliste néerlandais PVV, a annulé sa visite prévue dimanche au meeting du Vlaams Belang à Anvers. « En raison de la situation aux Pays-Bas et du relèvement du risque en matière de sécurité, Geert Wilders a décidé de ne pas se rendre à Anvers », a indiqué à l’agence de presse Belga le leader du Vlaams Belang Filip Dewinter.

Les déclarations faites par Geert Wilders sur les Marocains ont suscité une vague d’indignations et de protestations aux Pays-Bas, y compris au sein de son propre parti. Plusieurs membres du PVV ont en effet décidé de quitter le parti à la suite de ces déclarations, tant au niveau provincial que national et européen.

« Moins de Marocains ! »

Ses déclarations ? Mercredi soir à La Haye, à la suite d’élections municipales ayant vu son parti terminer second dans cette ville, Geert Wilders avait harangué ses partisans, leur demandant s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ». « Moins ! Moins ! », ont scandé les partisans, ce à quoi Geert Wilders a répondu : « Nous allons nous en charger ».

Des centaines de plaintes ont été déposées. « Nous pensons qu’en visant un groupe particulier, Wilders est allé trop loin cette fois », a soutenu Habib El Kaddouri, un responsable de la Fondation pour les néerlando-marocains, se référant au procès dans lequel M. Wilders avait été acquitté en 2011 d’incitation à la haine. Les juges avaient estimé que le député ne pouvait pas être condamné car ses critiques étaient dirigées contre l’Islam, une religion, et non contre un groupe ethnique.

Trop de risques en matière de sécurité

Le Vlaams Belang avait prévu un meeting dimanche à Anvers en présence de Geert Wilders, mais le président du PVV ne sera donc pas présent. « Le risque en matière de sécurité est tout simplement trop important », explique Filip Dewinter. D’importantes mesures de sécurités avaient pourtant été prévues dimanche, avec détecteurs de métaux, gardes du corps, etc.

Le chef de file du Vlaams Belang parle « d’une défaite pour la démocratie ». « C’est grave qu’une personne ne soit plus libre de s’exprimer. Que l’intimidation gagne sur la liberté de penser. C’est un jour noir pour la liberté et la démocratie ».

Le meeting du Vlaams Belang se tiendra tout de même dimanche, malgré l’absence de Geert Wilders.