Véronique De Keyser «jetée comme un chien» par le PS

La députée européenne, avant-dernière suppléante aux élections européennes, a préféré jeter l’éponge. Elle dit clairement ce qu’elle pense de l’attitude de son parti dans un communiqué.

Temps de lecture: 2 min

Voici son communiqué :

« Je ne serai pas sur la liste européenne du PS. Vice-Présidente du Groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen depuis cinq ans, la place qui m’était « offerte » par le PS – avant dernière suppléante (avec éventuellement la possibilité d’être dernière suppléante) ne me donnait aucune possibilité de jouer réellement dans la pièce, ni, -quand bien même, je l’aurais cherché- aucune consolation d’amour-propre.

Se faire jeter comme un chien est révoltant, mais n’a rien de honteux pour le chien. C’est le maître dont on se méfie. J’ai quitté l’Université après trente ans de carrière académique pour participer à la construction européenne. Cela faisait partie de mon engagement social : rendre en partie ce que j’avais reçu. J’ai mis dès lors toute mon énergie, tout mon courage dans l’international, la coopération au développement, les droits de l’homme.

J’ai défendu depuis treize ans, la démocratie et la justice sociale et je peux aujourd’hui me regarder dans les yeux. Je peux aujourd’hui dire aux 60.000 électeurs qui m’avaient soutenue en 2009 : j’ai porté vos combats aussi loin que j’ai pu. Les valeurs du Parti sont une chose, mais hélas son fonctionnement en est une autre. Le centralisme démocratique croissant de l’appareil, la paranoïa qui s’est développée autour de la défense de la personne du Premier Ministre, sont des chancres dont le Parti devra se débarrasser. Mais l’Europe vaut qu’on se batte pour elle, et je continuerai à le faire, en toute liberté de parole et de conscience. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une