Plan de mobilité à moitié lancé

En 2007, près de 12 millions d’euros étaient réservés au plan de mobilité Ans-Rocourt au travers de deux fiches Feder (fonds européens). Les mesures phares : la valorisation de l’échangeur de Rocourt pour supprimer les circulations parasites dans le quartier et la création d’une voirie à sens unique, à l’arrière du Cora le long de l’autoroute, reliant la chaussée de Tongres à la rue des Français, histoire de favoriser l’accès à la grande surface au départ des échangeurs autoroutiers.

Finalement, les 12 millions d’euros ont été réorientés en juillet 2013 par le Gouvernement wallon vers deux autres projets : l’aménagement du quartier des Guillemins (8 millions d’euros en plus des 19 millions déjà obtenus) et la rénovation de la rue Cockerill à Seraing (3 millions d’euros) en raison de coûts plus importants que prévus.

Que reste-t-il du plan de mobilité Ans-Rocourt ? « Le SPW va le réaliser en plusieurs phases sur base de ses propres budgets », explique Roland Léonard, échevin des travaux. La première phase a été présentée aux habitants concernés lundi soir. Deux giratoires seront aménagés sur la N20, aux entrées et sorties de l’E40 à Rocourt, ce qui permettra une meilleure fluidité vers le centre commercial du Cora notamment. En outre, une bande bus en site propre sera financée par la SRWT. « Ce giratoire réalisé sur la N20 à côté de l’ancien Duro-Home créée les conditions d’une remise en service de l’entrée de l’Arsenal de Rocourt. Du coup, les 700 personnes qui y travaillent pourraient, moyennant quelques travaux, rejoindre directement l’autoroute ou la chaussée de Tongres sans passer par le centre de Rocourt » explique l’échevin des Travaux.

La deuxième phase, non encore budgétée, consiste à réaliser une voirie entre la N20 (chaussée de Tongres) et la rue des Français. « Cette voirie à sens unique longera l’autoroute à l’arrière du Cora et permettre aux véhicules d’éviter le grand tour en passant par Rocourt et le carrefour Reine Astrid », explique Roland Léonard. Cependant, alors que le chantier de la première phase doit commencer en mars 2015, la deuxième phase n’est pas encore programmée.

Par ailleurs, comme déjà évoqué dans nos pages, le SPW, la SRWT et la Ville de Liège sont associés dans un projet de transformation de la fin de l’E313 à Vottem en un boulevard urbain avec parking relais de 300 places et aménagements de deux ronds-points, un devant le centre fermé, le second boulevard Fosse-Crahay. Ici aussi les travaux devraient commencer en 2015. « En attendant, nous allons réaliser un rond-point provisoire », explique Roland Léonard.