Suppression de plus de 800 emplois à la télé publique de Madrid

La justice a validé mercredi un plan social prévoyant la suppression de 861 emplois sur quelque 1.150 à la télévision régionale publique de Madrid, qui était menacée de fermeture comme sa consoeur de Valence fin novembre. Cette décision « est une bonne nouvelle pour les Madrilènes parce qu’elle garantit la viabilité future de Télémadrid comme chaîne publique de télévision », a affirmé devant les médias le porte-parole du gouvernement de la région de Madrid, Salvador Victoria. «C’est aussi une bonne nouvelle pour les près de 300 familles et salariés travaillant pour l’organisme public Telemadrid qui vont conserver leur poste de travail», a-t-il ajouté.

Le président de la région, Ignacio Gonzalez, avait menacé Telemadrid de fermeture pure et simple si le plan social était annulé, la région endettée ne pouvant plus, selon lui, financer une télévision régionale. Comme le gouvernement central, les régions ont dû adopter des plans de rigueur drastiques afin de réduire les déficits et la dette du pays.

Depuis le début de la crise en 2008, l’Association de la presse de Madrid (APM) a recensé 284 médias et 11.151 emplois en moins, tandis que la Fédération des associations de journalistes d’Espagne (Fape) dénombre 10.500 postes disparus depuis 2009, selon des chiffres de décembre.

Parmi les cas les plus marquants: fin novembre, la télévision régionale de Valence, qui employait 1.700 personnes, a cessé d’émettre, plombée par une lourde dette.

La décision avait été prise par la région de Valence, l’une des plus endettées d’Espagne, après l’annulation par la justice d’un plan social concernant 1.000 employés que la région s’est dite dans l’impossibilité financière de réintégrer.

Cette décision inattendue avait marqué les esprits, car elle constituait la première fermeture d’une télévision régionale en Espagne, un pays qui compte, outre son média national TVE, 13 télévisions publiques régionales, certaines avec plusieurs chaînes.