Tecteo peut racheter les Éditions de l’Avenir sous conditions

Une condition néanmoins : mettre en place des barrières de confidentialité au sein des Éditions de l’Avenir pour empêcher Tecteo (et donc sa filiale Voo) d’avoir accès aux données relatives aux campagnes publicitaire menées par des concurrents dans le secteur des télécommunications, Base et Belgacom par exemple.

« Tecteo et donc Voo ne peuvent connaître à l’avance le contenu et l’existence de ces campagnes  », explique Alain Godfurnon, conseiller à l’Autorité de la concurrence. « Tecteo s’est engagé à empêcher la transmission de ce type d’infos à l’intérieur de l’entreprise. C’est à elle de mettre en oeuvre ces barrières, sous notre contrôle ».

« Ces conditions faisaient déjà partie de nos engagements lors de la constitution du dossier », explique Marie-Pierre Deghaye, porte-parole de Tecteo. «  Ainsi, le service pub de EDA va être amené à s’engager dans un respect strict de la totale confidentialité à propos des campagnes publicitaires. Ce qui nous ravit c’est que l’Autorité de la concurrence n’a émis aucun doute sur l’opération de rachat en tant que telle ».

À noter que l’Autorité de la Concurrence a rejeté les autres griefs émis par des sociétés concurrentes : capacité de la nouvelle entité Tecteo/EDA de faire des offres conjointes Voo/presse écrite, utilisation de la base de données de Voo pour vendre des journaux ou encore la capacité d’éjecter des concurrents de Voo des espaces publicitaires d’EDA.

« Toutes ces craintes ont été jugées non fondées », résume Alain Godfurnon.

La décision de l’Autorité de la concurrence ouvre la voie au rachat des Éditions de l’Avenir fixé à 26 millions d’euros. La suite de l’opération ? Le rachat et l’intégration du groupe IPM dans le groupe de presse constitué par Tecteo. Encore faut-il que le patron d’IPM, François le Hodey, accepte de céder les commandes…