Les candidats sont unanimes: il faut plus d’Europe

Les quatre têtes de listes étaient invitées par le « Soir » et la Fondation Roi Baudouin à débattre devant les lecteurs.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Voulons-nous plus ou moins d’Europe ? A cette question, les quatre têtes de liste belges, présentes hier soir à Bruxelles pour un débat organisé par Le Soir et la Fondation Roi Baudouin, ont répondu unanimement : davantage d’Europe. « On ne peut pas choisir une autre option que plus d’Europe, a expliqué Louis Michel (MR). Toutes les autres options conduiraient à la victoire des nationalistes et des eurosceptiques, à une ambition européenne plus faible. Or, l’idée européenne doit vivre dans son ambition la plus forte, parce que c’est une idée de génie ! »

Plus d’Europe, donc, mais une Europe dont les institutions seraient remaniées. Marie Arena (PS), Philippe Lamberts (Ecolo), Claude Rolin (CDH) et Louis Michel ont prôné un Parlement européen plus fort et une meilleure intégration des acteurs de terrain dans les politiques européennes.

Comme l’a dit Claude Rolin, il ne faut pas « inventer de nouvelles machines quand il en existe déjà », mais il faut les rendre plus efficaces.

« Le Parlement européen est un endroit qui peut faire bouger les lignes, a affirmé Louis Michel. Mais pour ça, il faut politiser le débat européen. Pour le moment, les citoyens ont l’impression qu’il n’y a pas de débat politique, que les décisions européennes sont prises dans leur dos. »

La question de la légitimité des politiques européennes a été posée. Mais pour Philippe Lamberts, il ne s’agit pas uniquement d’un problème de légitimité des institutions. Il a évoqué également un manque de légitimité des politiques européennes dans leur ensemble, spécialement lorsqu’elles vont « à l’encontre de l’intérêt général ».

Claude Rolin a estimé quant à lui que pour réconcilier les citoyens européens avec la politique de l’Union, il fallait leur « assurer des perspectives positives ». « C’est pourquoi le Parlement doit avoir davantage de droits d’initiative », a-t-il conclu.

Le débat d’hier soir, devant un public d’une petite centaine de lecteurs de notre journal, a essentiellement tourné autour des questions institutionnelles. Marie Arena a insisté sur le fait que « les citoyens européens ne sont pas forcément intéressés par toutes ces questions institutionnelles », parce que « les gens veulent avant tout des solutions » . Mais un constat s’est imposé : on ne coupera pas à un remaniement des traités européens après le scrutin 25 mai, pour faire évoluer la politique de l’Union.

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