Quand la commissaire européenne Neelie Kroes se déchaîne pour sauver Uber

Uber, c’est fini ! Enfin, cela devrait. Le tribunal de commerce de Bruxelles a ordonné à la société Uber de cesser ses activités de covoiturage entre particuliers dans un jugement rendu la semaine dernière. A l’origine de la décision, une plainte des Taxis Verts, qui y voyait une forme de concurrence déloyale.

L’installation à Bruxelles du service de covoiturage, en février, avait immédiatement créé la polémique… et la confusion. La ministre en charge de la mobilité à Bruxelles, Brigitte Grouwels, avait très vite désigné le système comme étant illégal.

Mardi c’est au tour de la Commissaire européenne à la société numérique, Neelie Kroes, de prendre la défense de Uber. « Cette décision ne vise pas à protéger ou à aider les passagers – mais à protéger un cartel des taxis », s’est agacée la Néerlandaise dans un virulent communiqué. « Outrée  », elle a lancé sur Twitter un nouvel hashtag #UberIsWelcome et appelle les usagers mécontents à envoyer leurs messages directement à Brigitte Grouwels.

« Son titre est “ministre de la mobilité”. Peut-être “ministre de l’anti-mobilité” serait plus approprié. Elle est même fière de l’arrêt de cette innovation et de la protection de ce cartel. » Très remontée, la commissaire s’adresse directement à la ministre bruxelloise : « Vous ne protégez pas les emplois, Madame, vous ennuyez simplement les gens ! »