La dette belge repasse les 100% du PIB

L’endettement du pays a repassé le cap symbolique. La faute à André Antoine clame l’opposition MR.

Chef du service Politique Temps de lecture: 2 min

Pour la majorité, c’est une tuile, en pleine campagne : l’endettement du pays est repassé au-delà des 100 % du Produit intérieur brut. Le compteur affiche à présent 101,5 %, d’après les chiffres publiés ce jeudi par l’Institut des comptes nationaux. C’est une tuile parce que ce cap, certes symbolique, peut avoir un effet sur les observateurs internationaux, chargés de suivre la situation financière du pays. Cela pourrait rendre le financement du pays plus onéreux.

Cette situation intervient à la suite de questions posées par l’institut européen Eurostat au sujet de la comptabilité de la Belgique. L’autorité s’interrogeait notamment sur le périmètre exact de la dette wallonne. En janvier, la Cour des comptes avait décidé de revoir ses évaluations, ce qui avait porté l’endettement wallon à 11,2 milliards, et non plus 6,2 milliards. Voilà qui a fait désordre et alerté l’Union européenne.

L’opposition libérale wallonne a vertement critiqué le ministre du Budget, André Antoine. « La situation est grave. La crédibilité budgétaire de la Wallonie est entamée. Le gouvernement wallon a un vrai problème avec les chiffres.  »

De son côté, André Antoine se défend. «  Il n’y a pas de nouvelle évaluation. L’Institut des comptes nationaux reprend les évaluations de la Cour des comptes. » Pour le ministre, cette situation est due au fait que de nouvelles règles comptables sont entrées en vigueur. « La méthode statistique change, la réalité reste la même », dit le ministre. Il plaide également le fait que les organisations internationales gardent leur confiance en la Belgique. «  L’agence Moody’s a fait passer sa perspective de négative à stable, en ayant connaissance de ces éléments. »

 

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