Wouter Beke (CD&V): «Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel»

Les auteurs du reportage ont suivi une série de personnalités politiques flamandes pendant les dernières semaines de la campagne électorale.

«  Il est intéressant de voir combien les blessures infligées au cours de la formation du gouvernement après 2010 sont profondes. Cette formation a contaminé toute une génération », a expliqué le réalisateur Eric Goens.

Le président de l’Open Vld de l’époque, Alexander De Croo, accuse son homologue de la N-VA, Bart De Wever d’avoir brisé le front flamand qui existait alors. « Au début de la formation, il y a eu beaucoup de collaboration entre la N-VA et l’Open Vld. Nous avons préparé beaucoup de dossiers avec la N-VA, comme ce qui concernait le droit du travail, parce qu’à l’époque nous avions un front flamand avec le CD&V et la N-VA. Cela a été une stratégie délibérée de De Wever de torpiller ce front », explique-t-il.

« J’ai du mal à faire confiance à De Wever »

Quelque chose s’est brisé ensuite, affirme le libéral flamand qui dit ne même plus avoir le numéro de gsm de M. De Wever.

« J’ai du mal à faire confiance à De Wever », souligne de son côté M. Beke. « Je ne fais pas non plus confiance à De Croo, même humainement », répond pour sa part M. De Wever. Le président des nationalistes flamands se montre plus compréhensif à l’égard de son collègue chrétien-démocrate. « Venant de Beke, je le regrette vraiment mais je comprends que des traces soient restées ».

La candidate de la N-VA à la présidence du gouvernement flamand, Liesbeth Homans, livre également le fond de sa pensée à propos du PS. « Le clientélisme du PS est en contradiction avec ce que nous proposons. Au plus ils aident des gens à recevoir une allocation, au plus ils pensent que ces gens vont voter pour eux », lâche-t-elle.

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