Nationa(a)l Pop-up store: la Belgique créative tient boutique

La création belge est un vrai concentré de talents dont la renommée n’est plus à faire. Un magasin éphémère met artistes renommés et jeunes pousses en avant.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Un magasin éphémère représentant la création belge se déploie jusque fin mai dans l’ancien bâtiment Solvay, à l’angle formé par la rue Prince Albert et la chaussée d’Ixelles. Un an après le succès de sa première édition, le Nationa(a)l pop-up store continue de jouer à passe-muraille en abolissant les frontières linguistiques et disciplinaires. Wallons, Flamands et Bruxellois investissent cet énorme espace de 1.500 mètres carrés, emblème suranné d’une Belgique triomphante, pour un temps limité (le principe même du magasin éphémère). Etrange résonance : longtemps laissé en friche puis investi par les pompiers pour des entraînements, le lieu lui-même, aussi magnifique qu’il soit, est appelé à disparaître puisqu’il sera converti en logements.

Mode, gastronomie, cinéma, danse, design, musique, édition et arts plastiques vont y cohabiter sous la houlette de parrains de renom qui ont contribué à sélectionner les jeunes créateurs dans chacune des disciplines : Tim Van Steenbergen ou Elvis Pompilio pour la mode, An Pierlé et Mauro Pauwlowski en musique, Nathalie Dewez et Jean-François d’Or en design, Maxime Collard pour la gastronomie, Angel Vergara qui fut le représentant de la Belgique francophone à la Biennale de Venise ou encore Fabrice Du Welz, dont le prochain film est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs… Au programme  : concerts, défilés de mode, projections de films, mais aussi exposition-vente permanente et restauration.

La deuxième édition du Nationa(a)l Pop-up store tombe à point nommé : elle s’achèvera le 25 mai, comme pour rappeler aux électeurs mais surtout aux hommes politiques l’extrême vivacité de la création en Belgique et son poids économique à l’international : « C’est une économie porteuse d’avenir, assènent ses jeunes instigateurs, Adeline d’Ursel, Louis-Dorsan Van Caloen et Leopoldo Profili. On s’est rendu compte que la « belgian touch » est appréciée hors de nos frontières mais qu’il n’existe pas d’initiative mettant nos créateurs en avant. On a voulu amener le public à découvrir ce vivier artistique. C’est notamment pour cela qu’on a lancé un appel aux dons via la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank. Un enjeu essentiel de la création est son financement (ou son sous-financement), on a voulu explorer la voie commerciale sans pour autant qu’elle guide nos choix. Notre but est aussi que le public prenne conscience que les artistes doivent vivre et que la qualité a un prix. » Pour autant, les prix restent raisonnables. Dans la Belgique boutique, tout est à vendre. Sauf les artistes.

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