Wathelet se défend sur le plan de survol de Bruxelles: «Je ne suis pas un menteur»

Dimanche soir, 19h, le secrétaire d’État (CDH) en charge de la Mobilité déboule du stade du Standard. Pas à prendre avec des pincettes. La faute non pas au foot, mais aux avions… Le dossier accapare Melchior Wathelet depuis le mois de mars, au point de faire passer au second plan la défaite des Rouches. Le dossier du survol de Bruxelles vire, il l’avoue bien volontiers, à l’obsession. Il encaisse, non sans mal. Il refuse de s’avouer « blessé » par l’accusation de mensonge, déduite d’une étude de l’ULB, présentée samedi dans nos colonnes. « Vous conviendrez avec moi qu’il y a une différence entre mentir et ne pas respecter quelque chose. Je veux bien mener un débat sur le fait de savoir si j’ai respecté ou pas l’accord, moi je dis que je l’ai respecté. Mais de là à dire que j’ai menti, il y a une étape qui a été franchie et qui n’est pas acceptable. »

Melchior Wathelet se dit « fatigué de devoir consacrer énormément d’énergie et de temps à dire la vérité, plutôt qu’à chercher des solutions. Je comprends que les riverains aient besoin de dire leur colère. Mais, à un moment, bon sang, cela ne va pas suffire. Ce que j’ai proposé mardi, c’est du court terme. A long terme, il faudra un débat sur ce qu’on veut avec cet aéroport. » Pour lui, si la Flandre n’accepte pas une solution susceptible de réduire les nuisances dont souffrent des milliers de Bruxellois, il va falloir que les partis flamands « acceptent une réduction des activités » de l’aéroport. « Je suis prêt à accepter toutes les critiques. Ce que je n’ai pas fait, et que j’aurais peut-être dû faire, c’est aller discuter avec les riverains, sans avoir de solution. Je trouvais ça extrêmement difficile. Surtout avec l’attente que certains membres du gouvernement ont créée chez les riverains, avec leurs déclarations face caméras. »

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