Il y a un siècle dans Le Soir: «La connaissance des langues nationales à l’armée»

La loi sur l’emploi des langues à l’armée, votée par les Chambres l’année dernière, impose, à partir du 1er janvier 1917, aux militaires qui aspirent à devenir officiers par le cadre, la connaissance du français et du flamand et détermine les examens qui seront exigés à cet effet. Jusqu’à cette date, elle spécifie que les épreuves des examens A seront dirigées de manière à amener progressivement la connaissance des deux langues, telle qu’elle est définie aux articles 2 et 3.

Afin de mettre les épreuves susdites en concordance avec les dispositions de la loi, M. le ministre de la guerre vient de décider que les mesures suivantes seront appliquées à partir du 1er janvier 1915 :

I. L’épreuve préparatoire comprendra :

a) Une épreuve sur la connaissance approfondie de la langue française ou de la langue flamande, au choix du candidat, portant sur la littérature et la composition, d’après les matières figurant au programme de l’épreuve préparatoire ; il y aura pour cette épreuve une cote d’exclusion égale à la moitié du maximum des points ;

b) Une épreuve sur la connaissance élémentaire de la seconde langue comportant :

1) un examen oral ayant pour objet de reconnaître si le candidat parle cette langue ;

2) un examen écrit comportant un thème, une version et un exercice de rédaction, basée sur le programme de la classe de 5e des humanités classiques des athénées (de la partie wallonne du pays, en ce qui concerne le flamand).

En 1916, cette épreuve roulera sur le programme de la classe de 4e et, en 1917, sur les connaissances enseignées en 3e des humanités précitées.

Pour cette épreuve, il y aura une cote d’exclusion égale aux 2/5 du maximum des points ; les récipiendaires ayant satisfait à l’ensemble de l’épreuve préparatoire, mais ayant encouru cette cote d’exclusion, auront jusqu’en l’année 1917 la faculté de subir une épreuve complémentaire ne portant que sur l’épreuve dont il s’agit.

II. L’épreuve de la sous-lieutenance comportera :

Un examen en français et en flamand sur les règlements et sur les thèmes militaires, mais les candidats ne seront plus astreints à l’épreuve exigée actuellement pour s’assurer de la connaissance des deux langues nationales.