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Grand Baromètre: De Wever s’essouffle, Milquet tombe de haut

Le résultat du premier volet de notre Grand Baromètre.

Temps de lecture: 5 min

Quel est votre candidat Premier ministre préféré ? Qui souhaitez-vous voir ministre-président ? Voici les résultats de notre Grand Baromètre.

Bruxelles : Joëlle Milquet en difficulté

Gros sujet d’inquiétude pour les centristes-humanistes à quelques jours de la « mère des élections » : leur figure bruxelloise, et figure tout court – vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur, est en difficulté. Alerte orange ! Notre « Grand Baromètre » Ipsos indique que 13 % des personnes interrogées la désignent comme leur ministre-présidente favorite, contre 19 % en avril. Un recul de six points au total d’autant plus problématique que la tête de liste CDH à la Région bruxelloise paie, probablement, non pas une erreur de parcours, mais l’addition dans un « dossier » complexe, qui reste(ra) durablement sans solution, suspendu dans l’air comme une épée de Damoclès : le survol de Bruxelles.

Avec à peu près (un point de plus, tout de même) le même score qu’en avril, Didier Reynders se retrouve, lui, seul en tête cette fois, alors que la centriste-humaniste est rattrapée par le peloton, qui n’a pas dit son dernier mot, et où l’on se bouscule avant la fin de course et le sprint final : pour les socialistes, Laurette Onkelinx, tête de liste à la Chambre, et Rudi Vervoort, à la Région, progressent légèrement, grappillant un point chacun, se hissant, avec 12 points, à la troisième place, avec Didier Gosuin, tête de liste FDF à la Région.

Fédéral : Di Rupo en pole position parmi les Premier-ministrables

Dans sa veste de locataire du « Seize » comme dans sa vareuse de candidat socialiste (il est tête de liste à la Chambre dans le Hainaut), Elio Di Rupo continue de caracoler en tête au classement des Premier-ministrables auprès des personnes interrogées par Ipsos : avec 33 % d’opinions favorables, il obtient le même score qu’en avril dernier. Le chef de gouvernement en « affaires courantes » s’attire, on s’en doute, les faveurs d’une majorité écrasante d’électeurs socialistes (92 %), et, pour le reste, puise largement ses suffrages auprès des électeurs d’Ecolo (68 % d’entre eux le choisissent parmi les cinq personnalités qui leur sont proposées par les enquêteurs), du CDH (65 %) ainsi que du PTB (58 %).

Derrière, Maggie De Block (VLD) confirme, et même un peu mieuxque cela : elle obtient 24 % des suffrages aujourd’hui, contre 22 % en avril. Des suffrages plutôt bien répartis entre les trois Régions : 25 % en Flandre, 23 % en Wallonie, 21 % à Bruxelles. Performance au passage : la libérale non seulement devance Bart De Wever au classement, mais elle talonne le nationaliste en Flandre même, où elle recueille, on l’a dit, 25 % des suffrages exprimés, pour 31 % au leader de la N-VA. Lequel ne perce décidément pas sur ce registre des « Premier ministrables » : qui s’en étonnera, il est tout spécialement plombé par ses piètres performances au sud du pays, où il s’attire à peine 6 % (à Bruxelles) et 4 % (en Wallonie) d’opinions favorables.

Didier Reynders, enfin : s’il arrive en tête parmi les ministre-présidentiables bruxellois, le libéral-réformateur est loin de s’imposer comme Premier-ministrable : avec 7 % d’opinions favorables, il recule d’un point par rapport au « Grand Baromètre » d’avril, et doit se contenter de 2 % des suffrages en Flandre.

Wallonie : le Sud en pince pour Rudy Demotte

L’électeur wallon semble résolu à reconduire Rudy Demotte à la tête du gouvernement wallon. Notre baromètre démontre en tout cas une grande stabilité : pour la troisième fois consécutive, c’est le socialiste qui est plébiscité. Son score n’a guère varié au fil des trois derniers sondages : il tourne autour des 25 %.

Benoît Lutgen (CDH) conforte, lui, la deuxième place qu’il avait ravie à Charles Michel lors de notre précédent coup de sonde. Le président du CDH, qui conserve ses 18 % de suffrages creuse l’écart avec le président du MR qui perd, lui, deux points de pourcentage. Difficile d’analyser ce (léger) tassement, mais il est possible que les soubresauts médiatiques autour de l’évaluation de la réforme fiscale du parti et autour de l’attitude du MR par rapport à la N-VA aient pu avoir une influence sur le score personnel du président du parti libéral. La publication des intentions de vote, ce samedi, permettra de se forger une opinion plus précise à ce sujet.

Même si les pourcentages évoluent peu, le reste du classement s’est trouvé quelque peu chamboulé. Ainsi, Emily Hoyos grimpe d’une place, à la quatrième position. Derrière Emily Hoyos, on notera aussi la montée de Jean-Claude Marcourt, très présent lui aussi en campagne et crédité d’un bilan économique assez satisfaisant pour la Wallonie. Il gagne deux points de pourcentage et récolte 9 % des suffrages.

Flandre : Kris Peeters en forme, Bart De Wever s’essoufle

Plus les élections approchent, plus les électeurs semblent vouloir adouber Kris Peeters au titre de ministre-président flamand. Notre sondage crédite actuellement l’actuel ministre-président de 38 % des suffrages, loin, très loin devant le président de la N-VA, Bart De Wever, qui doit se contenter de la deuxième place. Et non seulement Kris Peeters gagne du terrain, mais Bart De Wever en perd. Le leader nationaliste cède en effet cinq points de pourcentage, passant de 22 % lors de notre précédent baromètre à 17 %.

Faut-il y voir dans cette baisse de popularité de Bart De Wever un tassement de la N-VA dans le coeur des Flamands ? Prudence. D’abord, il faudra mesurer si cette baisse de popularité personnelle de Bart De Wever pour le poste de ministre président est corroborée par une tendance comparable pour les intentions de vote, que nous publierons ce samedi. Ensuite, Bart De Wever perd très peu de plumes (un point de pourcentage) lorsqu’il est question qu’il occupe le poste de premier ministre. En outre, dans notre classement, il n’y a pas moins de trois membres de la N-VA dans la course à la ministre-présidence : Bart De Wever (17 %), Liesbeth Homans (9 %) et Geert Bouregois (5 %).

Il y a aussi du changement plus bas dans le classement du ministre-président préféré en Flandre. Gwendolyn Rutten (13 %), la présidente du VLD ravit la troisième place à Bruno Tobback (SP.A, 12 %). Arrivent ensuite Liesbeth Homans (N-VA), Hilde Crevits (CD&V) et Geert Bouregois (N-VA).

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