Le « hang » arrive au Portugal

Depuis son passage dans l’émission Belgium’s Got Talent sur RTL-TVI, le visage du Waterlootois Gérard Spencer ne passe plus inaperçu. En effet, avec son hang, un instrument de musique en forme de soucoupes volantes, il avait vraiment fait sensation.

Par sa participation, le but du candidat n’était pas de remporter l’émission mais bien de mettre en évidence et aux yeux de tout le monde les difficultés que rencontrent les artistes de rue pour pratiquer leur art. Et son message semble être bien passé… Car il a reçu une bourse afin de partir aux quatre coins de l’Europe pour étudier la manière dont sont traités ces artistes ailleurs qu’en Belgique.

Première étape de ce périple : le Portugal. « Je commence à Saro, qui est une ville touristique à l’extrême sud du pays. Ensuite, je progresserai vers Santiago de Compostelle », explique le Waterlootois.

Au cours de cette escale au pays de Cristiano Ronaldo, Gérard Spencer naviguera entre Saro, Lisbonne, Coimbra et Porto. « En ce qui concerne Saro, Porto et Coimbra, il n’y a pas de règlement spécifique qui légifère les arts de rue. Cela dépend de la police en fait. Si je suis chanceux, je pourrai passer trois semaines paradisiaques. »

Mais ça, c’est dans le meilleur des cas. « Le pire scénario serait que j’arrive à Saro, que je m’installe et qu’après dix minutes, la police vienne me dire de dégager », continue Gérard Spencer.

En ce qui concerne Lisbonne et Santiago de Compostelle, la donne est différente. « À Lisbonne, par exemple, il faut une autorisation pour les spectacles de rue mais c’est la même que pour les commerces ambulants. En clair, cela demande beaucoup de paperasses et en plus, tout est en portugais. C’est beaucoup de bureaucratie… Mais je vais prendre le risque d’y aller et on verra bien comment cela va se dérouler. »

En route depuis le début du mois de mai, Gérard a rédigé son premier article (à lire sur le lien suivant : http://gerardspencer.com/uncategorized/peter-kirk-scholarship-european-a....) Dès qu’il en aura l’occasion, il fera part de ses expériences sur son blog afin que tout le monde puisse le suivre et se rendre compte du quotidien des artistes de rue. « Après le Portugal, j’irai dans d’autres pays comme les Pays-Bas, l’Angleterre, la Suède, la Croatie, la Pologne et la Lituanie. Pour moi, ce sera l’occasion de rencontrer des gens de tous les horizons afin qu’ils puissent me raconter comment cela se passe pour eux. Je trouve que peu importe où l’on se trouve, les arts de rue devraient être mis en avant », conclut Gérard Spencer.