Une Fusillade au Musée Juif fait trois morts à Bruxelles : le(s) tueur(s) en ville

Le direct sur votre mobile

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet a indiqué samedi soir, sur base des informations de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) qu’elle « ne disposait pas d’éléments permettant de croire à l’existence d’une menace pour la population », notamment à l’occasion des élections de ce dimanche. C’était avant que le parquet de Bruxelles n’indique que le suspect retenu dans les locaux de la police judiciaire après son interpellation à Jette dans une Audi aperçue sur les lieux de l’attentat n’ait été disculpé de sa participation à l’attentat : il est désormais considéré comme « témoin », a indiqué Ine Van Wymersch vers 22h30.

Le tueur, puisqu’il ne s’agissait pas du suspect interpellé, serait donc en liberté, libre de ses mouvements, toujours en possession de ses armes. Cet individu (et un éventuel complice), dont on ne connaît ni le visage, ni les motivations, apparaît comme extrêmement déterminé . A deux reprises, séparées par un intervalle de quelques secondes, il a ouvert le feu, d’abord à l’intérieur du Musée juif, ensuite dans le couloir d’accès aux salles. Deux personnes qui se trouvaient là en train de consulter des dépliants ont été abattues de balles tirées dans le visage, un mode d’exécution particulièrement cruel et qui montre la détermination du terroriste.

Va-t-il frapper à nouveau ?

Nul ne le sait. Et les propos rassurants de la ministre de l’Intérieur ne peuvent être que spéculatifs. Mohamed Mehrah, le tueur de l’école juive de Toulouse en mars 2012, avait persévéré dans sa pérégrination criminelle, tuant d’abord deux soldats de la Légion avant de s’en prendre aux enfants de l’école juive. Lors de son arrestation, il s’était dit prêt encore à frapper aux policiers qui l’avaient cerné. Le tueur de Bruxelles pourrait être animé des mêmes intentions que son homologue français. L’audace de son premier attentat, commis au cœur de Bruxelles dans une zone habituellement très surveillée, peut faire redouter d’autres audaces meurtrières. Son identification et sa traque sont prioritaires. Les caméras de surveillance de l’ensemble du quartier ont été requises pour tenter d’en extraire des renseignements utiles sur sa physionomie, son chemin de fuite (à pieds ? en voiture ?). Et surtout prévenir de nouveaux drames, comme il est légitime de le craindre. Un forcené un « combattant » investi d’une mission comme disent d’eux les terroristes, ne renoncent que rarement à trouver dans la mort l’accomplissement de leur folle destinée.

Sur le même sujet
attentat musée juif