La crise n’entame pas le moral des jeunes

Ils ont entre 25 et 35 ans. Sont entrés dans la vie active en pleine crise. On les dit limités à des emplois précaires, contraints de vivre en coloc’, de demander de l’argent à papa et maman pour acheter une maison.

C’est cette fameuse « génération Y » qui s’autoproclame « génération sacrifiée ».

Mais pas si vite… Une enquête commandée par la Fondation P&V, réalisée par deux sociologues de la VUB, vient démontrer que les jeunes adultes sont en réalité loin d’être pessimistes. Huit jeunes sur dix estiment en effet qu’à 40 ans, ils auront au moins le même niveau de vie que celui de leurs parents à cet âge. Voire un niveau de vie supérieur, pour quatre jeunes sur dix.

Le professeur Mark Elchardus, qui a dirigé l’étude, avoue que le niveau d’optimisme constaté est « bien plus élevé » que ce à quoi il s’attendait. « D’autant plus, poursuit-il, que les jeunes qui ont entre 25 et 35 ans en 2013 sont réellement ceux qui ont commencé leur vie de jeunes adultes en pleine crise. » Mais cet optimisme personnel tranche avec une vision sombre de l’avenir de la société en général. Ce paradoxe témoignerait, tout comme l’effacement de l’action collective, d’un recentrage sur le privé de la jeune génération.

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