Les insecticides sont plus nocifs que prévu

Ce mardi matin, une trentaine de chercheurs du monde entier ont rendu public un rapport sur la nocivité d’insecticides très répandus : les néonicotinoïdes. Leurs conclusions : ces produits chimiques « systémiques » ont un impact bien plus large et bien plus grave qu’on ne le pensait jusqu’à présent.

Très persistant, leur effet va bien au-delà des abeilles et des insectes pollinisateurs. Il touche les vers de terre, les oiseaux, les escargots, les puces d’eau. Vertébrés, invertébrés et bactéries terrestres comme aquatiques, « toute les espèces qui mâchent une plante, absorbent son suc, boivent son nectar, consomment son pollen ou ses fruits », souffrent de ces insecticides à des doses aiguës mais aussi, sur le long terme, à des faibles doses. Autant d’espèces absolument essentielles au maintien de l’équilibre des écosystèmes...

Ce que l’on connaît est tout aussi préoccupant que ce qu’on ne connaît pas, dit encore le rapport. Les essais de toxicité des substances en question sont totalement insuffisants.

Conclusions des chercheurs : l’utilisation actuelle des néonicotinoïdes « n’est pas tenable ». Il faut « appliquer des principes plus précautionneux ». Et des réglementations plus strictes doivent être prises pour « une sortie globale » ou du moins « une forte réduction de l’utilisation à l’échelle mondiale ».

Sur le même sujet
Politique