Les dix choses qu’on aurait aimé ne pas voir durant ce Mondial

Après ce qu’il fallait retenir, voici ce que l’on préférerait oublier…

Temps de lecture: 6 min

Hier, nous vous présentions les dix choses positives qu’il fallait retenir de ce Mondial qui touche tout doucement à sa fin avant l’apothéose entre l’Allemagne et l’Argentine de dimanche soir. Aujourd’hui, toujours de manière aussi subjective bien sûr, voilà les dix choses qu’on aurait préféré ne pas voir durant le mois de compétition.

1. La morsure de Suarez.

L’attaquant uruguayen avait tout pour être le héros – positif – de ce Mondial. Une « gueule », un sens du but extraordinaire, une histoire incroyable, aussi. Blessé au ménisque, il se promenait encore en chaise roulante un petit mois avant le début de la compétition ! Laissé au repos lors du premier match de son pays face au Costa Rica, il avait été étincelant contre l’Angleterre, son pays d’adoption, contre qui il avait réussi un doublé. Et puis, contre l’Italie, il a craqué une nouvelle fois, mordant l’épaule de Chiellini sans être exclu. Lourdement suspendu a posteriori pour ce drôle de péché mignon, il a quitté la compétition par la toute petite porte. Mais le Barça l’a tout de même recruté.

2. Les contestations sociales.

N’en déplaise à Michel Platini, qui aurait aimé qu’elles se taisent l’espace d’un bon mois de compétition, les contestations sociales ont bel et bien eu lieu au Brésil, surtout en début d’épreuve. Et le plus loin possible des stades, où cela ne dérangeait ni les VIP ni les officiels de la Fifa. C’est évidemment tout le paradoxe d’une compétition qui se veut être une vitrine incroyable pour un pays. D’apparence, ce Mondial a été une belle réussite, avec de beaux matchs disputés dans de grands stades, sans heurts majeurs. Mais quand on gratte un peu la première couche de vernis doré, on constate que ce pays, superbe, souffre plus que jamais de sérieux problèmes sociaux. Vu les prix pratiqués, ce Mondial n’était pas celui de tout un peuple. L’élimination dramatique de la Seleçao n’a évidemment rien arrangé…

3. L’élimination de la Belgique.

Soyons francs : la Belgique a fait son Mondial. Elle a gagné – toujours difficilement – les matchs qu’elle devait gagner pour se hisser en quart de finale, son objectif initial un tant soit peu ambitieux. Par contre, en quart de finale, quelle déception ! Sur papier, il n’y a évidemment aucune honte à se faire éliminer par l’Argentine de Lionel Messi, qui disputera d’ailleurs la finale ce dimanche soir. Mais quand on constate que les Diables rouges se sont fait endormir après avoir encaissé un but rapide et quelque peu chanceux, sans réellement donner l’impression de combattre, et qu’ils ne se sont pratiquement pas créé la moindre réelle occasion de but, c’est évidemment terriblement frustrant. D’autant qu’il n’est pas sûr qu’à l’avenir, pareille occasion de se qualifier pour une demi-finale de Coupe du monde se représentera tous les quatre ans.

4. Le cirque de Tim Krul.

Louis van Gaal a tenté un magnifique coup de poker, inédit à ce niveau, lors du quart de finale entre les Pays-Bas et le Costa Rica. En remplaçant son gardien titulaire, Jasper Cillessen, à la 121e minute du match par Tim Krul, il a mis la pression sur ses adversaires et cela a payé. Par contre, on n’a pas du tout aimé le petit jeu du portier de Newcastle, qui est allé chambrer sans cesse et de manière excessive ses opposants, sans que le trio arbitral lui fasse le moindre reproche. Au final, il a gagné mais c’était loin d’être fair-play. En demi-finale, Cillessen a vaguement tenté de faire pareil auprès de Lionel Messi mais il a rapidement et fermement été remis à sa place. Et les Pays-Bas ont été éliminés…

5. La blessure de Neymar.

Lors d’une Coupe du monde, les (télé)spectateurs espèrent voir les stars au top. Déjà privés initialement de la présence de Falcao, Walcott, van der Vaart ou Benteke, tous blessés, ils ont été déçus de voir que Neymar ne pourrait pas aller au bout de son tournoi. Décisif lors des premiers matchs, sortant quelque peu le Brésil de sa torpeur avec ses coups d’éclat, le joueur du Barça a été coupé en deux pas le Colombien Zuniga et a dû être emmené en civière. Dans son malheur, Neymar a toutefois eu un peu de chance puisqu’à deux centimètres près, il aurait pu rester paralysé toute sa vie. Sans lui ni Thiago Silva, bêtement suspendu pour un second avertissement évitable, le Brésil a ensuite été balayé en demi-finale. Désolant.

6. Le ramdam autour d’Axelle Despiegelaere.

La Coupe du monde, c’est aussi l’occasion pour toutes les pin-ups, WAG’s, top-models et autres bimbos de tenter de se mettre en évidence dans les tribunes avec des tenues affriolantes, des décolletés aussi plongeants que Robben. Dans ce contexte, le visage tout mignon de la belle et Belge Axelle Despiegelaere – qui n’avait rien demandé – a rapidement fait le tour du monde. Grâce à cette notoriété warholienne, cette jeune Tournaisienne à peine âgée de 17 ans décroche l’un ou l’autre contrat de pub, est invitée à la télé flamande, répond à des interviews sans intérêt avant qu’on ne découvre qu’elle aurait posé fièrement près du cadavre d’un oryx tué en Afrique. Comme les aventures de Martine ou celles de Nabilla, cela devient vite lassant et n’a strictement aucun intérêt. Next one, please.

7. L’effondrement de l’Espagne et l’Italie. Finalistes du dernier Euro, l’Espagne et l’Italie n’ont pas survécu au premier tour. Pour la première, également championne du monde au titre, cela sent tout de même la fameuse « fin de cycle » maintes fois évoquée, avec pour point d’orgue d’un tournoi calamiteux, le lourd revers subi en ouverture face aux Pays-Bas (1-5), avec notamment un Casillas calamiteux et un entrejeu fantomatique. L’Italie, qui avait été accrochée en amical par le Luxembourg avant le tournoi, n’a guère été plus séduisante, 4 ans après avoir déjà manqué le train des 8es de finale. On appelle cela un double plantage en règle.

8. Le football asiatique et africain. Si on peut tout de même féliciter l’Algérie qui, après avoir posé pas mal de problèmes à la Belgique, a réussi à s’extirper de sa poule pour poser de sérieux problèmes à l’Allemagne, on n’a pas vu grand-chose des pays issus des continents africain et asiatique, renforçant le fossé qui existe avec l’Europe et l’Amérique. Le Nigeria a été éliminé sans gloire en 8e, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Ghana, Japon, l’Iran et la Corée du Sud n’ont pratiquement jamais fait illusion. Sans compter l’Australie, qui appartient bizarrement à la zone Asie lors des qualifications…

What else ?

10. Le coup-franc foireux des Allemands. Face à l’Algérie, l’Allemagne a essayé d’innover en matière de coup-franc. Schweinsteiger est passé au-dessus du ballon, Müller a feint une chute alors qu’elle était clairement volontaire pour déstabiliser le mur avant que Kroos ne tente de lui donner le ballon dans la foulée, d’une petite passe lobée. Si cela nous a fait bien marrer, ce n’était peut-être ni le lieu ni l’instant de tenter pareille fantaisie… complètement manquée.

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