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Fortis : les actionnaires belges peuvent également se faire connaître

Ils peuvent réclamer des dédommagements à la banque.

Par la rédaction

Temps de lecture: 2 min

L’arrêt rendu mardi par la cour d’appel d’Amsterdam pourrait avoir de fâcheuses conséquences pour Ageas, l’héritière de Fortis. Les dédommagements pourraient s’élever à plusieurs milliards d’euros selon Adriaan De Gier, avocat de Fortiseffect.nl, qui a porté l’affaire en justice. Les investisseurs belges qui étaient en possession d’intérêts chez Fortis entre la fin septembre 2008 et le début octobre 2008 peuvent encore se faire connaître auprès des organisations de défense d’intérêts afin de réclamer des dédommagements. Ageas a par ailleurs indiqué avoir pris connaissance de l’arrêt de la cour, en soulignant que la vente des entités néerlandaises de Fortis n’était pas remise en cause mais que les informations fournies à ce sujet avaient été jugées «trompeuses et incomplètes».

Les investisseurs peuvent s’enregistrer sur le site www.fortiseffect.nl. La procédure est gratuite, hors frais administratifs qui s’élèvent à quelques dizaines d’euros par an. «Nous désirons ouvrir la procédure relative au dédommagements d’ici trois mois, la période d’inscription sera alors terminée», explique M. De Gier. L’avocat est heureux de l’arrêt, qui peut encore être porté en cassation. Fortiseffect.nl compte d’ailleurs utiliser ce pourvoi car seul Fortis (devenu Ageas) a été condamnée et pas l’Etat néerlandais. «L’Etat a également trompé les investisseurs lors de la période entre le ’premier sauvetage’ (28 septembre 2008) et le ’second sauvetage’ (3 octobre 2008)», estime l’avocat.

Les plaignants espèrent récupérer plus d’argent en impliquant la responsabilité des autorités néerlandaises. Fin 2008, il y avait quelque 1,2 milliard d’actions Fortis sur le marché, sans compter les obligations et les options. L’action a baissé de 5 euros à 0,80 euro sur une brève période. «Le dommage se chiffre donc en milliards d’euros

Fortiseffect.nl, qui représente environ 500 investisseurs ayant perdu 200 millions d’euros au total, veut également viser les caciques de l’institution déchue, notamment l’ancien président Maurice Lippens et l’ex-CEO Jean-Paul Votron. Le groupe d’assurances Ageas, anciennement Fortis Holding, a également réagi mardi par voie de communiqué. «Ageas regrette la décision de la Cour, procédera à une analyse approfondie de l’arrêt et envisagera d’éventuelles mesures», commente l’assureur. L’entreprise souligne que les dommages n’ont pas encore été évalués et devront faire l’objet d’une procédure judiciaire distincte.

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