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20.000 soldats russes sont massés à la frontière ukrainienne, selon l’Otan

L’organisation craint que la Russie utilise « le prétexte d’une mission humanitaire pour envoyer des soldats dans le pays ».

Temps de lecture: 2 min

Le nombre de militaires russes le long de la frontière avec l’Ukraine est passé de 12.000 à la mi-juillet à 20.000, a affirmé mercredi une porte-parole de l’Otan : «  La Russie a massé environ 20.000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l’Ukraine… C’est une situation dangereuse. » L’Otan craint que la Russie utilise «  le prétexte d’une mission humanitaire ou de maintien de la paix pour envoyer des soldats dans l’est de l’Ukraine », a ajouté Oana Lungescu.

Elle a accusé Moscou de continuer à soutenir les rebelles pro-russes et de permettre le passage d’armes et de combattants à travers la frontière. «  Toute détérioration de la situation humanitaire dans les zones tenues par les séparatistes est due à la poursuite de la déstabilisation de l’Ukraine par la Russie », a-t-elle estimé. «  Il s’agit d’un conflit alimenté par la Russie (…) Nous continuons d’exhorter la Russie à retirer toutes ses forces militaires à la frontière avec l’Ukraine, d’arrêter le flux d’armes et de combattants à travers la frontière et à exercer son influence sur les séparatistes armés pour qu’ils déposent les armes et renoncent à la violence. »

Le Conseil de sécurité refuse des mesures humanitaires

La Russie a demandé mardi en vain des mesures humanitaires d’urgence au cours d’un Conseil de sécurité de l’ONU convoqué en urgence à son initiative, mais les Occidentaux ont rejeté sur Moscou la responsabilité de cette situation. L’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine a qualifié de «  désastreuse » la situation à Donetsk et Lougansk en déplorant que Kiev «  continue d’intensifier ses opérations militaires ».

Le fossé entre les Occidentaux et Moscou s’est encore creusé depuis la destruction en vol par un missile en zone rebelle le 17 juillet d’un avion de Malaysia Airlines avec 298 personnes à bord. Une centaine d’experts néerlandais, australiens et malaisiens se rendent depuis plusieurs jours sur le site à la recherche de restes humains et de débris de l’appareil.

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