Bruxelles sur la voie de la transition

Depuis le 19 août, nous vivons à crédit. Nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut produire en un an. Pour enrayer cette surconsommation, certains courants d’abord portés par des citoyens n’hésitent pas à mettre les villes en transition.

Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 3 min

Dans le cadre du Brussels Creative Forum et du fabuleux jardin du Soir, plusieurs conférenciers se posent la question « faut-il mettre Bruxelles en transition ? »

Ces vendredi et samedi, quatre débats seront organisés au Square Brussels sur la transition de manière plus large. Ce terme est apparu en 2005 en Angleterre et revêt une dimension pluridisciplinaire plus englobante que celle de développement durable. « La transition démarre des mouvements citoyens conscients que nous ne pouvons pas continuer à consommer au même rythme, explique Sabine François, sociologue et vice-présidente de Groupe One. Ensuite, ils ont été complétés par les entreprises et les politiques. Aujourd’hui, lorsque l’on parle de transition, on vise le chemin que la société doit parcourir pour être plus durable et éco-responsable. »

La transition se base ainsi sur une vision positive de l’avenir. « Il faut rapidement dépasser le choc de la prise de conscience qu’il est impossible de continuer ainsi et concrétiser cela, précise Sabine François. C’est un phénomène de résilience indispensable au rééquilibrage. »

Bruxelles a déjà bien emprunté cette voie grâce à de multiples mouvements citoyens, comme la baisse de la consommation, les réparations d’objets, l’autoproduction alimentaire urbaine en respect de la biodiversité.

Les pouvoirs publics ont également favorisé la transition grâce aux soutiens apportés aux Agendas 21 ou encore les quartiers durables. Maintenant, les entreprises emboîtent le pas. « Bruxelles n’est pas du tout à la traîne, mais nous pouvons faire mieux. Nous devons nous poser la question pour comprendre comment faire le lien entre l’offre et la demande. Que veulent les gens et comment généraliser le phénomène ? On parle beaucoup de mobilité douce. Les citoyens sont en demande et cela pourrait engendrer des emplois autour du vélo, voire même du scooter électrique. Pourquoi ne pas créer une entreprise de batteries belge ? » La transition regroupe donc une série de concepts qui demandent de la créativité.

Education, biodiversité…

Durant ces deux jours seront également abordées les notions de l’entrepreneuriat sociétal, de l’éducation ou encore de la biodiversité en ville.

« Les défis sont grands pour les villes, commente Bach Kim Nguyen, créateur de BeeOdiversity. Elles vont devoir produire des aliments car les surfaces agricoles ne cessent de diminuer. Cela doit se faire dans le respect de la biodiversité. Cette agriculture urbaine doit être pratiquée de manière raisonnée et productive. Il faudra utiliser les espaces non exploités pour répondre à la demande et être créatif. Cela aura des conséquences sur l’emploi mais également sur notre bien-être. »

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