Quatre leaders indigènes d’Amazonie assassinés

Quatre dirigeants indigènes du peuple Ashaninka ont été assassinés dans une région d’Amazonie frontalière entre le Pérou et le Brésil par une bande d’exploitants illégaux de bois, ont indiqué mardi les autorités locales et des organisations de défense de l’environnement.

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Les dirigeants indigènes « ont été assassinés en défendant leur territoire de coupeurs de bois illégaux présumés », a indiqué l’Association pour le développement interethnique de la forêt péruvienne (AIDESEP), exprimant sa consternation et son indignation.

L’assassinat des quatre leaders – Edwin Chota Valera, Quincima Melendez, Jorge Rios Perez et Francisco Pinedo – s’est produit le 1er septembre dernier et a été perpétré devant d’autres membres de leur communauté, près du fleuve Tamaya, dans la région d’Ucayali au nord du Pérou, selon la police locale.

Edwin Chota avait indiqué avoir reçu des menaces de mort de le part des exploitants illégaux, selon les médias locaux.

La vice-ministre péruvienne des questions multiculturelles, Patricia Balbuena, a déclaré à la presse que les autorités ont ouvert une enquête et envisageaient « d’établir un poste de contrôle » dans cette zone frontalière où « règne l’insécurité depuis des décennies ».

Les communautés amérindiennes d’Amazonie sont régulièrement victimes de coupeurs de bois illégaux qui pénètrent leurs territoires pour faire du trafic de bois précieux, en usant de menaces et de violence, une situation aggravée par l’absence de titres de propriété foncière.

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