Comment rouler à vélo en ville en toute sécurité

Pédaler est dans l’air du temps. Opter pour les bons comportements et redoubler d’attention permettent de limiter le risque d’accidents entre vélos et automobilistes.

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Bon pour la santé, l’environnement, la mobilité ou encore le développement de l’économie locale, le vélo a plus d’une vertu. Et il a le vent en poupe. Selon une enquête menée par Touring, quelque 480.000 vélos ont été vendus en Belgique en 2013. Un ménage belge sur 5 en possède un. Toutefois, la disparité est forte entre les régions. Alors que la petite reine remporte un franc succès en Flandre, seuls 51 % des ménages wallons et 40 % des ménages bruxellois ont un vélo. Certes, la capitale est équipée de Villos dont la facilité d’emprunt peut rendre superflu l’achat d’une bicyclette personnelle. Cela n’empêche, le rapport Beldam (Belgian daily mobility) révèle que la pratique du vélo est bien moindre en ville qu’en zone rurale. Les craintes liées à la sécurité routière dans une circulation plus dense n’y sont pas étrangères.

Selon l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR), le nombre d’accidents de vélos à Bruxelles a augmenté de 60 % entre 2006 et 2011. Par kilomètre parcouru, les cyclistes présentent 4 fois plus de risque de perdre la vie dans la circulation que les occupants de voitures. Par ailleurs, chaque année, parmi les victimes tuées sur les routes, de 8 à 9 % sont des cyclistes.

Comment modifier cette tendance ? Le premier point est de s’assurer d’être à tout moment visible des autres usagers de la route. Cela passe par des vêtements de couleurs vives, l’équipement réglementaire en matière d’éclairage, mais également par le positionnement sur la chaussée.« Dans la mesure du possible, aux carrefours, les cyclistes doivent se rendre dans la zone avancée qui leur est réservée. Il faut aussi éviter de se placer dans les angles morts, particulièrement ceux des poids lourds qui peuvent se révéler très dangereux ; garder une trajectoire la plus rectiligne possible ; et indiquer clairement l’intention de tourner à gauche ou à droite », rappelle-t-on à l’ASBL GRACQ-les cyclistes quotidiens. A l’IBSR, on ajoute que « Le cycliste est encore plus vulnérable aux carrefours et aux ronds-points. Il convient dès lors d’établir un contact visuel avec les autres conducteurs. Pour sa propre sécurité, il est parfois préférable de céder la priorité. »

Lorsque l’on pédale en ville, un bon conseil est de garder constamment un mètre de sécurité sur la droite. Cela rend plus aisée la manœuvre à opérer face à une portière qui s’ouvre subitement, à des débris sur la chaussée ou encore en cas de rabattement d’urgence si un automobiliste frôle le cycliste. « De plus, si la chaussée est trop étroite pour que l’on puisse vous dépasser en respectant une distance de sécurité d’un mètre, n’hésitez pas à vous positionner au centre de celle-ci afin que les automobilistes ne soient pas tentés de dépasser dangereusement », conseille le GRACQ.

En outre, rouler à vélo ne dispense pas de respecter le code de la route. « Une fois la nuit tombée, il est interdit de rouler sans éclairage. Sauf présence d’un panneau indiquant l’inverse, le cycliste a l’obligation de marquer l’arrêt aux feux rouges. Aussi, il doit s’arrêter aux passages aux piétons. Le cycliste ne doit pas oublier que sa place est sur la chaussée et laisser le trottoir aux piétons. Manquer à ces règles, c’est se mettre, et mettre les autres, en danger. »

Enfin, le port du casque de vélo est indispensable. Il réduit de 85 % le risque de lésions à la tête.

 

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